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    Man of Steel: l'étoffe des héros

    Man of Steel (L'homme d'acier en version française) prend l'affiche...

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    Man of Steel (L'homme d'acier en version française) prend l'affiche le 14 juin.

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    Sonia Sarfati
    La Presse

    L'époque a beau être aux remakes, aux suites et aux reboots, il semble y avoir quelques crans de plus, sur l'échelle de l'angoisse, quand vient le temps de remettre en selle le personnage de Superman. L'homme d'acier est un mythe parmi les mythes. Zack Snyder, Henry Cavill, Amy Adams et compagnie ont donc revêtu l'étoffe des héros pour nous offrir Man of Steel.

    Amy Adams: éclectisme et persévérance

    C'était la troisième fois qu'Amy Adams auditionnait pour incarner Lois Lane quand elle a joué une scène de Man of Steel devant Zack Snyder, en compagnie de Henry Cavill - lui, déjà choisi pour devenir le Clark Kent/Kal-El/Superman du réalisateur de 300 et Watchmen.

    «Au début des années 2000, j'ai lu pour J.J. Abrams et Brett Ratner, qui avaient l'idée de redémarrer Superman, et, en 2005, devant le directeur de casting de Superman Returns de Bryan Singer», indiquait Amy Adams lors de l'entrevue exclusive qu'elle a accordée à La Presse dans les studios de Warner Bros. Le premier projet n'a jamais vu le jour et Kate Bosworth a été choisie pour le second.

    Une bonne chose, finalement, pour la comédienne éclectique - on a pu la voir dans des longs métrages aussi différents que Enchanted de Kevin Lima et The Master de Paul Thomas Anderson, The Muppets de James Bobin et The Fighter de David O. Russell, Julie&Julia de Nora Ephron et Trouble with the Curve de Clint Eastwood - puisqu'elle atterrit devant la caméra de Zack Snyder... et dans les bras de Henry Cavill.

    Ce, dans la peau d'un personnage que l'on connaît, mais revu et corrigé par David S. Goyer et Chris Nolan, l'équipe gagnante de la trilogie du Dark Knight se trouvant en effet derrière le scénario de Man of Steel. Qui est une histoire des origines à première vue classique: alors que la planète Krypton est au bord de la destruction, Jor-El (Russell Crowe) envoie son nouveau-né sur Terre où il sera adopté par les Kent (Diane Lane et Kevin Costner) et grandira, affichant des pouvoirs surhumains qu'il devra dissimuler... jusqu'au jour où le général Zod (Michael Shannon) et ses troupes, eux aussi survivants de Krypton, arrivent sur la planète bleue.

    Aussi sur la piste du mystérieux Clark Kent, qui deviendra symbole d'espoir (c'est ce que signifie le S-qui-n'est-pas-un-S de son costume) pour l'humanité, une reporter qui n'a pas froid aux yeux: Lois Lane. «Lois est toujours l'intrépide journaliste que l'on connaît, mais elle est aussi forte qu'elle est féminine, ce que j'aime beaucoup. De plus, elle fait partie de la solution du conflit auquel Superman sera confronté. Et, plus que dans d'autres versions, elle aura accès à... disons, la voie intérieure de Clark Kent», poursuit la comédienne sans trop s'avancer sur cette piste-là pour ne pas trop en dire sur l'intrigue.

    Sagement assise sur un banc planté dans les coulisses d'un studio où se tiendrait plus tard la conférence de presse de toute l'équipe, Amy Adams semble beaucoup plus menue et fragile que le personnage qu'elle endosse avec aplomb à l'écran. Être caméléon, c'est son travail. Et Lois Lane, un de ses rêves: «J'ai grandi en regardant Superman, j'étais obsédé par ces films et amoureuse de Christopher Reeve, fait-elle en laissant couler un rire cristallin. Quant à Lois, j'avais envie d'être à sa place, bien sûr. Mais surtout, j'aimais qu'elle soit solide et, en même temps, imparfaite. Son ambition la rendait parfois aveugle et lui faisait perdre un peu de bon sens.» Ce que la comédienne trouvait amusant. Et très humain.

    Et puis, elle aimait ces «gros films» avec lesquels elle a grandi. Et les aime encore: «Même si ma sensibilité d'actrice me pousse davantage vers des projets plus modestes, j'espérais faire un jour partie d'un tel projet à grand déploiement.» Que son «initiation» soit signée Zack Snyder, dont les longs métrages, peu importe leur réception, sont toujours loués pour leur aspect visuel, va au-delà du rêve. D'autant qu'à ses yeux, le réalisateur a vraiment porté attention à ce que l'expérience humaine émerge des images spectaculaires, «que les personnages soient complexes et qu'ils aient un véritable pouls».

    Cette vérité du personnage est essentielle pour elle. Qu'elle fasse face à Clint Eastwood dans Trouble with the Curve ou à Miss Piggy dans The Muppets. Et cette vérité, elle est capable d'aller la chercher en toutes circonstances. «J'ai travaillé avec certaines des personnes les plus méchantes au monde. Vous ne pouvez rien faire pour m'intimider», a-t-elle déjà dit en entre vue. C'est toujours vrai? Rires. «J'ai commencé en faisant du souper-théâtre. Ça vous forme une carapace.» Bref, c'est toujours vrai. Il ne faut pas donc se fier aux apparences: derrière ces yeux limpides et ce sourire adorable veille une femme d'acier.

    Sous la cape de Henry Cavill

    Ce n'est un secret pour personne: Henry Cavill est spectaculaire. Mais celui que l'on a découvert dans la série The Tudors, puis revu dans Immortals de Tarsem Singh, est bien plus que physiquement impressionnant. Le nouvel interprète de Clark Kent/Kal-El/Superman est d'une gentillesse que louent tous ceux avec qui il a travaillé. Une bonté qui se reflète dans ses yeux - d'un bleu incroyable comme l'exige le rôle et desquels émane, aussi étonnant que cela puisse sembler sur une telle montagne de muscles, une vulnérabilité elle aussi nécessaire au personnage.

    Un personnage devenu icône au fil de ses 75 ans d'histoire. L'acteur britannique en est conscient. «Mais quand vous jouez une icône, vous n'essayez pas d'être une icône, ça va à l'encontre du but recherché», a-t-il indiqué en conférence de presse avant d'évoquer le sentiment de responsabilité qu'il a senti sur ses épaules en acceptant d'endosser la cape rouge. Mais plutôt que l'écraser, cela l'a poussé à faire plus et mieux. «Comprendre combien ce personnage est important pour beaucoup de gens m'a poussé à vouloir faire le maximum pour bien le représenter. Quand je m'entraînais, par exemple, c'est ce qui me donnait la force de faire une série de redressements de plus ou un lever de poids supplémentaire.»

    Voilà pour l'aspect physique d'un rôle très exigeant où s'enchaînent les vols à grande vitesse et les scènes de combat titanesques - «C'est du crap manga», rigole Zack Snyder pour décrire le style des confrontations entre Krytoniens. Côté psychologie du personnage, Henry Cavill est retourné au matériel d'origine, dans les comic books: «Bien sûr, j'ai vu les autres films de Superman, mais je n'ai rien pris des acteurs qui ont joué ce rôle avant moi. Ils livraient leur interprétation du personnage et mon travail à moi était de livrer la mienne. Pour cela, je me suis fié à ce que j'ai trouvé dans les bandes dessinées.»

    Quant à la solitude que ressent l'enfant de Krypton exilé sur Terre, l'acteur l'a trouvée en lui-même: «Au début du film, lorsqu'on voit Clark aller d'un endroit à l'autre, cherchant sa place dans le monde, très seul, je n'ai eu qu'à appliquer cette situation à ma propre vie. Comme acteur, vous passez beaucoup de temps loin des vôtres, vous rencontrez de nouvelles personnes, vous tentez de les convaincre que vous êtes un bon gars, vous formez des familles temporaires avec elles, puis vous les quittez et ne les revoyez jamais.» À moins d'exception. C'est-à-dire lorsque le long métrage accouche d'une franchise. Ce qui pourrait fort bien être le cas ici. C'est en fait à souhaiter.

    Dans l'ombre de l'homme d'acier, Zack Snyder

    Zack Snyder est un maître de l'image. Si les récits qu'il porte à l'écran sont souvent critiqués pour des failles scénaristiques, la beauté visuelle de 300, Watchmen et autres Sucker Punch n'est jamais remise en question. S'allier au tandem gagnant des Dark Knight (David S. Goyer au scénario, Christopher Nolan à l'histoire et à la production) était peut-être la meilleure chose qui pouvait lui arriver à ce point de sa carrière. 

    Ce n'est probablement pas un hasard si, en conférence de presse, le réalisateur de Man of Steel semblait moins brouillon qu'on ne l'a déjà connu alors qu'il fallait un «snyderonnaire» pour décrypter ses déclarations toujours enthousiastes, mais ô combien difficiles à suivre. Oui, les idées semblent toujours arriver trop rapidement pour être tout à fait claires quand elles franchissent ses lèvres, mais il y avait à l'arrivée du sens et du contenu. Bonheur, donc. Pour les journalistes.

    Et pour le principal concerné, qui se rappelle avoir hésité lorsque Chris Nolan l'a sondé pour relancer la franchise Superman, tombée en hibernation en 2006 après l'accueil tiède, quasi indifférent, réservé au Superman Returns de Bryan Singer. «Bien sûr, Superman m'intéressait, mais en même temps, c'est un personnage qui m'effrayait. Ça me semblait énormément de travail pour que ça marche.» Puis, il a lu le scénario de David S. Goyer.

    Et il est monté dans le train avec l'impression qu'il était capable de le conduire à bon port. «C'est un scénario qui laisse tomber la peur de l'icône, qui assume entièrement les origines du personnage, son costume, la manière dont il s'intègre à la société. Trop de gens ont cru devoir s'excuser de tout cela. Nous, nous avons dit: non. C'est la mythologie de Superman, c'est ce qu'il est, c'est censé être ainsi et c'est ainsi que nous allons le traiter. En le plaçant à SA place. Peutêtre que ça le rend trop important, mais ce n'est pas un problème.» En tout cas, pas pour les créateurs, qui ont abordé «la bête» comme si elle n'avait jamais été étudiée avant.

    Ainsi, le scénario voyage entre le passé et le présent plutôt que d'emprunter la forme linéaire habituelle. «C'est plutôt chouette comme façon de faire, non? s'amuse le réalisateur. Ces moments venus du passé de Clark nous permettent de comprendre les décisions qu'il prend aujourd'hui. Ça permet d'éclairer ses motivations et ses raisons de façon intéressante.» Surtout, la production a décidé de rester dans l'esprit de la mythologie originelle tout en jouant avec certains canons, et de vraiment effacer le passé cinématographique de Superman.

    «Nous avons agi comme si nous venions de découvrir un comic book sous notre lit et que nous nous étions dit: «Hé! Ce serait cool de faire un film avec ça! « Nous avons pu ainsi faire table rase de ce qui avait été dit et fait auparavant.» Entre autres la musique. Qui ne reprend pas le célèbre thème signé John Williams. Hans Zimmer est parti de zéro pour Man of Steel. «Des événements importants se produisent dans l'histoire et sa trame sonore les souligne. Mais le thème de Superman, celui de Clark Kent, de Kal-El, est humble et appuie cette dimension du personnage », explique le réalisateur qui est toujours prêt à rendre hommage au travail de ses collaborateurs.

    ***

    Man of Steel (L'homme d'acier en version française) prend l'affiche le 14 juin. Les frais de voyage ont été payés par Warner Bros.

    L' Homme d'acier

    Cote La Presse

    Un homme doté de pouvoir extraordinaires imputables à ses origines extraterrestres cherche à découvrir le but de son existence sur Terre lorsque...
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