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      Gerontophilia : un Harold et Maud gai

      Marie-Hélène Thibault sur le plateau montréalais du film... (Photo: Édouard Plante-Fréchette, La Presse)

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      Marie-Hélène Thibault sur le plateau montréalais du film Gerontophilia, de Bruce LaBruce.

      Photo: Édouard Plante-Fréchette, La Presse

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      Le réalisateur Bruce LaBruce, icône de la culture gaie underground canadienne, qui nous a donné des films comme The Raspberry Reich ou L.A. Zombie, tourne actuellement à Montréal. Et il continue dans la veine controversée qui a fait sa marque: Gerontophilia raconte l'histoire d'un jeune homme (Pier-Gabriel Lajoie) qui a une fixation troublante sur les très vieux messieurs. Il finira par dénicher un emploi dans un foyer de personnes âgées, où il établira une relation sincère avec un vieil homme gai (Walter Borden), même s'il est en couple avec une fille...

      Pour écrire ce scénario, Bruce LaBruce s'est inspiré de sa rencontre, à la fin des années 90, avec un jeune homme qui avait une fixation sur les hommes juifs de 60 ans - on appelle cela être précis dans ses fantasmes! «Ça frustrait tout le monde, particulièrement les jeunes, car il était beau, sexy, attirant. Dans mon film, le personnage principal a ce fétichisme, qui va à l'encontre de la société. C'est fascinant, le fétichisme: on ne sait pas d'où ça vient ni pourquoi ça existe.»

      Un singulier premier rôle au cinéma

      Le jeune Pier-Gabriel Lajoie, qu'on a pu voir dans 30 vies, trouve ici son premier rôle au cinéma. «C'est un garçon de 17 ans qui se cherche beaucoup et qui va finir par aller dans une direction un peu particulière. Il est attiré vers les personnes âgées, ça le touche beaucoup. Au fond, il aide ces personnes en faisant des choses qu'on ne penserait pas faire pour aider les gens. Par exemple, leur offrir des faveurs sexuelles...»

      Lors de notre visite du plateau de tournage, Pier-Gabriel Lajoie tournait une scène avec Marie-Hélène Thibault, qui incarne sa mère dans le film. Elle ne connaissait pas du tout Bruce LaBruce et trouvait plutôt drôle que les producteurs soulignent à l'audition qu'il s'agissait d'un film «normal» - car LaBruce a souvent inséré de la porno gaie dans son cinéma d'auteur -, mais tout ce qui comptait, c'était le scénario. «C'est vraiment très bien écrit, dit-elle. Et ça dit beaucoup de choses sur notre société, sur la vieillesse et la jeunesse.»

      Gerontophilia est un film anglophone, mais sachant qu'il allait tourner à Montréal, Bruce LaBruce a embauché un deuxième scénariste afin de donner une couleur montréalaise crédible à son histoire. Ainsi, la mère et le fils parlent français, mais le reste du temps, Pier-Gabriel Lajoie parle dans la langue de Shakespeare, pour laquelle il a suivi les conseils d'un coach.

      Bruce LaBruce a surtout évolué dans le cinéma indépendant. Gerontophilia représente son plus gros budget en carrière: 2 millions de dollars, pour 17 jours de tournage. Si son film se veut un peu plus introspectif - le jeune homme va partir en «road trip» avec le vieillard -, il conserve son côté controversé, ne serait-ce que par le sujet. «Je ne veux pas m'aliéner mes fans!», dit-il.

      Présenté comme un Harold et Maud gai, avec un petit mélange de Vol au-dessus d'un nid de coucou, disons que Gerontophilia intrigue beaucoup. Productions 1976, New Real Films et Filmoption international se sont associés pour ce projet original.

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