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      L'Innocence des musulmans: un Canadien condamné à mort craint d'être enlevé

      Le film L'Innocence des musulmans a provoqué des émeutes... (PHOTO RIZWAN TABASSUM, AFP)

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      Le film L'Innocence des musulmans a provoqué des émeutes meurtrières dans certaines parties du monde islamique .

      PHOTO RIZWAN TABASSUM, AFP

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      Colin Perkel
      La Presse Canadienne
      Toronto

      Un Torontois condamné à mort par contumace, mercredi au Caire, à la suite de la sortie d'un film contre l'islam ayant provoqué des émeutes meurtrières dans certaines parties du monde islamique craint maintenant d'être enlevé et transporté en Égypte.

      Lors d'une entrevue accordée à La Presse Canadienne, Nader Fawzy a nié toute implication dans le filmL'Innocence des musulmans, ajoutant que les autorités égyptiennes voulaient sa peau parce qu'il est un fervent chrétien copte.

      «Évidemment, cette condamnation à mort m'inquiète», a déclaré M. Fawzy. «Qui va me garantir que le gouvernement égyptien ne va pas tenter de m'enlever et me transporter en Égypte?»

      M. Fawzy, âgé de 53 ans, est un des sept chrétiens coptes d'Égypte à avoir été condamnés à mort mercredi, tout comme un pasteur de la Floride, à cause de la parution du film à petit budget. Des accusations avaient été portées en septembre alors que le peuple égyptien était en colère à la suite de la sortie du film, produit par un copte égypto-américain.

      La situation en Égypte est particulièrement délicate puisque le gouvernement islamique est aux prises avec des forces plus libérales. M. Fawzy croit que son arrestation représenterait une victoire pour le régime.

      Même s'il n'est pas enlevé, M. Fawzy a noté que sa condamnation limite ses déplacements dans des pays où il pourrait être arrêté et remis aux autorités égyptiennes. «Ils m'ont volé ma liberté de mouvement», a-t-il dit.

      M. Fawzy a indiqué qu'il prévoyait poursuivre le gouvernement égyptien au Canada pour ce qu'il a qualifié de fausses accusations. «Qu'ils me laissent leur donner une (preuve) que je n'ai rien à voir avec ça.»

      M. Fawzy, gérant d'une bijouterie et président d'une organisation internationale pour les droits des coptes, s'est installé au Canada en 2002, après avoir habité en Suède pendant plusieurs années. Il a mentionné avoir perdu sa nationalité égyptienne quand il est devenu citoyen suédois en 1992.

      Les autorités égyptiennes sont à ses trousses depuis 2007, quand il a publié un livre sur les persécutions contre les coptes en Égypte, et qu'il a intenté une poursuite contre le gouvernement du Caire en lien avec les émeutes de 2000, qui ont fait 23 morts dans la communauté copte.

      Les autorités égyptiennes ont arrêté cinq membres de son organisation en 2007, qui ont cité M. Fawzy comme auteur du livre et instigateur de la poursuite. Le Caire avait ensuite déposé une demande de mandat d'arrestation contre M. Fawzy auprès d'Interpol.

      En septembre, M. Fawzy a organisé une conférence de presse au cours de laquelle il a demandé la protection des forces policières et l'aide d'Ottawa afin d'être blanchi. Le ministre canadien des Affaires étrangères, John Baird, avait répondu en lui suggérant simplement de demeurer discret.

      M. Fawzy a indiqué qu'il écrivait des articles pour différents journaux et qu'il était un militant, mais qu'il n'était pas un cinéaste et qu'il ne connaissait pas les autres condamnés.

      Selon l'agence de presse nationale égyptienne, le tribunal a reconnu coupable tous les accusés d'avoir menacé l'unité nationale, insulté et attaqué publiquement l'islam et avoir répandu de fausses informations.

      Les peines de mort doivent toujours être approuvées par les autorités religieuses du pays.

      Tous les condamnés vivent ailleurs qu'en Égypte, la majorité aux États-Unis.

      Parmi les condamnés, on retrouve aussi Mark Besseley Youssef, âgé de 55 ans, l'homme derrière le film, qui représente le prophète Mahomet comme une imposture, un coureur de jupons et un bouffon. Il séjourne derrière les barreaux en Californie pour une autre affaire.

      Terry Jones, un autre condamné à mort est le pasteur de Dove World Outreach, une église de moins de 50 membres à Gainesville, en Floride. Il a fait des vagues il y a deux ans en brûlant publiquement des copies du Coran, le livre sacré de l'islam.

      M. Jones a déclaré que sa peine de mort «démontre le vrai visage de l'islam».

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