Du big bang au vivant : l'univers à portée de main

Josée Lapointe

Lorsqu'il est question du cosmos, les chiffres donnent souvent le vertige. Le temps et les distances se mesurent en milliards de kilomètres, en millions d'années-lumière. Dans le documentaire Du big bang au vivant, les passionnants astrophysiciens Hubert Reeves et Jean-Pierre Luminet arrivent à raconter rien de moins que l'histoire de l'univers en 90 minutes.

«Notre originalité, c'est d'avoir réuni les deux plus grands vulgarisateurs scientifiques du monde francophone, a d'ailleurs expliqué hier Denis Blaquière, coréalisateur du film avec Iolande Cadrin-Rossignol. L'idée était de donner une «conscience cosmique» aux gens.»

Galaxie, trou noir, supernova, étoile blanche: toutes ces notions sont en effet la partition d'une histoire immense qui englobe l'humain, nous font comprendre les deux scientifiques. Ils nous apprennent aussi que grâce aux nouvelles technologies, l'astronomie est en plein essor - après tout, l'existence d'autres galaxies n'a été découverte qu'en 1927. Plus on en sait, plus il nous en reste à découvrir, concluent-ils.

«L'astronomie n'est pas une science stable et statique, confirme Hubert Reeves, rencontré hier après le visionnement du film. Avec Du big bang au vivant, il estime ainsi continuer son travail de vulgarisateur. Son espoir: rejoindre un plus large public. «Ce film est intéressant pour des gens qui ne savent pas que ça peut les intéresser. Cette histoire n'est pas froide et distante, elle parle d'eux.» C'est ce qui passionne la coréalisatrice Iolande Cadrin-Rossignol, l'instigatrice du projet. «Ces scientifiques font un travail colossal. Ce film, c'est un éloge de l'être humain, de ces gens qui consacrent leur vie à faire progresser l'humanité. En ces temps de crise économique, ça fait du bien de sortir de nos problèmes.»

Le film est d'abord présenté à Montréal et à Québec et sera aussi diffusé sur les ondes de Télé-Québec en version plus longue. De 90 minutes, il est passé à deux épisodes de 50 minutes. «Ça nous a permis d'ajouter des éléments qu'on avait retirés de la version film», souligne Denis Blaquière, qui raconte que la recherche d'images a été un véritable «parcours du combattant» pendant toute l'année de postproduction. «Jusqu'à la dernière minute, on a ajouté des images. C'est certain qu'il existe des archives, mais le plus difficile, c'était de trouver des images en haute définition, en 3D. On a aussi dû en faire faire.»

D'où ce superbe ballet d'étoiles et de planètes qui illustre Du big-bang au vivant, sur une musique parfois épique, parfois tout en retenue, du compositeur montréalais Christian Thomas. Le résultat est un film beau et mystérieux, qu'il faut écouter sans prendre de notes, en se laissant transporter par ses images spectaculaires et cette histoire gigantesque: sur l'échelle du temps de l'univers, qui commence il y a 13,7 milliards d'années et qu'on a divisée en 12 mois, l'histoire de l'humanité dure... une petite heure. Dans cette immensité, il est donc possible que la vie existe ailleurs, quelque part, sur une autre planète, affirme à l'écran Hubert Reeves avec son éternel air taquin, l'oeil toujours aussi allumé. L'exploration est loin d'être finie.

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Du big bang au vivant est présenté au Cinéma du Parc jusqu'à demain, au Cinéma du Cartier à Québec du 11 au 14 octobre, et à Télé-Québec le 25 octobre et le 1er novembre. Visitez aussi le site www.dubigbangauvivant.com




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