Les courts métrages des grands

Chloé Robichaud... (PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE)

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Chloé Robichaud

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Les courts métrages. Certains en font, mais ce n'est qu'une transition, en espérant que ça les mènera vers leur premier long. D'autres, par contre, ne feraient rien d'autre. On dit même qu'il s'agit du cinéma de l'avenir. Dans le cadre des 34es Rendez-vous du cinéma québécois, qui inaugure cette année un volet compétitif pour le court métrage, dont les gagnants seront annoncés ce soir au gala Prends ça court!, La Presse vous propose de rencontrer ces cinéastes qui croient que les courts, c'est aussi fait par des grands.

CHLOÉ ROBICHAUD

Premier court métrage: Chef de meute

Sur Vimeo: https://vimeo.com/89713805

«J'ai peut-être fait quelque chose comme une douzaine de courts métrages et j'affectionne chacun d'entre eux pour différentes raisons... Le court métrage a toujours été pour moi une forme d'école. Reste que mon film, Chef de meute (2012), est sans doute le plus notable dans ma jeune carrière. C'est vrai qu'il a beaucoup voyagé, qu'il m'a ouvert des portes, mais au-delà de ça, j'ai eu l'impression avec ce film d'arriver à mettre en place toutes ces choses que j'expérimentais depuis quelques années... mon humour décalé, le minimalisme de ma mise en scène, l'introspection de mes personnages, mon travail sur les ellipses, etc. J'ai senti avec ce film que je me définissais comme metteure en scène et comme auteure.»

Robin Aubert... (PHOTO MARCO CAMPANOZZI, ARCHIVES LA PRESSE) - image 2.0

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Robin Aubert

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, ARCHIVES LA PRESSE

ROBIN AUBERT

Premier court métrage: Lila

Sur Vimeo: https://vimeo.com/64263505

«Ce film a été possible grâce à un prix reçu à La course destination monde. Le prix comprenait une bourse de la SODEC. C'est d'ailleurs mon seul court métrage qui a été financé par les institutions. Le film m'a permis de voyager et de rencontrer les cinéastes dont certains sont devenus des amis. Le film a été d'abord un recueil de poèmes que j'ai écrit pour la radio de Radio-Canada à la demande du réalisateur de radio Jean Gagnon. Un film libre et impoli avec la musique explosive de Fred Fortin. Mes sujets de prédilection se trouvent dans ce film-là: l'errance, le réalisme magique, l'amour, le deuil, la rébellion.»

Maxime Giroux... (PHOTO ANDRÉ PICHETTE, ARCHIVES LA PRESSE) - image 3.0

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Maxime Giroux

PHOTO ANDRÉ PICHETTE, ARCHIVES LA PRESSE

MAXIME GIROUX

Premier court métrage: Le rouge au sol

Sur Vimeo: https://vimeo.com/118157495

«Tout comme le long métrage, le format court est en plein changement. Les cinéphiles sont de moins en moins patients. Le déficit d'attention est maintenant répandu. Instagram vient d'annoncer la production d'une série de "films" de 15 secondes. Je suis désolé, et cela peut paraître vieux jeu, mais ce n'est pas du cinéma. Ce sont des flashs, des sketches, et ils osent appeler cela des films! Le cinéma, ce n'est pas que des images, c'est aussi l'idée d'une mise en scène, d'un angle, d'un point de vue, d'une réflexion, qui ne peut se déployer en si peu de temps. À chercher à tout prix l'attention du spectateur, le cinéma perd ses lettres de noblesse. Il devient pute, vulgaire et insignifiant.»

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