Cinéma de genre: le marché Frontières à la conquête de l'Europe

Lindsay Peters, directrice du marché et de l'industrie... (PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE)

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Lindsay Peters, directrice du marché et de l'industrie à Frontières.

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(Bruxelles) Le financement est un problème récurrent chez les artisans du cinéma de genre. Comment faire pour joindre, attirer et convaincre des investisseurs ? En créant un marché voué uniquement à celui-ci.

C'est ce qu'ont réalisé les dirigeants de Fantasia en créant le marché Frontières dont les activités ont lieu en même temps et en parallèle au festival. Tenue en 2012, la première édition de Frontières a permis au film Turbo Kid de voir le jour.

Depuis, les organisateurs ont compris que l'Europe représentait un autre marché à fort potentiel. Frontières a donc ouvert une succursale européenne en 2014 durant le Festival international du film fantastique de Bruxelles (BIFF).

La Presse était sur place pour la deuxième édition de Frontières Bruxelles, en février dernier, et a pu voir comment les choses fonctionnaient.

Le premier jour de la rencontre, tous les participants (réalisateurs, producteurs, acheteurs et organismes de financement, d'Europe et d'Amérique) étaient regroupés dans une salle où chaque projet était présenté aux autres. Puis, tout ce beau monde s'est retrouvé en petits groupes pour échanger davantage d'information et parler affaires.

La productrice québécoise Nicole Robert y était avec le réalisateur Érik Canuel afin de trouver des partenaires pour financer leur projet Threshold, version anglophone du film Sur le seuil.

«Avant même notre présentation du premier matin, nous avions 27 rendez-vous de planifiés. Et il s'en est ajouté beaucoup d'autres.»

Elle croit aux avantages de la coproduction d'un film comme Threshold qui, à son avis, a un bon potentiel sur le marché international. «Nous avons en tête un budget assez élevé et, pour avoir une distribution intéressante, c'est la bonne chose à faire. Au Canada, les sources de financement sont limitées. Ici, nous élargissons nos horizons.»

Au coeur du continent

Alexandre Philippe, un réalisateur français installé aux États-Unis, cherchait quant à lui des partenaires pour un projet fascinant: un documentaire de près de deux heures consacré uniquement à la scène de la douche dans le film Psycho d'Alfred Hitchcock.

«Le marché nous permet de faire les rencontres nécessaires afin de trouver le financement manquant, dit-il. Depuis deux jours, nous avons reçu beaucoup d'intérêt. Nous allons maintenant voir avec qui nous souhaitons travailler.»

Avoir une masse critique d'intéressés au même endroit est économique pour tout le monde. Mais pourquoi Bruxelles comme succursale européenne de Frontières?

«Parce que c'est central, répond Lindsay Peters, directrice du marché et de l'industrie à Frontières. On se rend ici facilement en train depuis Amsterdam et Paris. De plus, le BIFF, avec Fantasia et le festival de Sitges en Espagne, fait partie des plus gros festivals de films fantastiques au monde.»

Mme Peters dit que Fantasia ne ferme pas la porte à l'idée d'ouvrir un autre marché en Asie, là où se font beaucoup de films de genre.

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