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    Un non-documentaire sur The National à Fantasia

    Tom et Matt Berninger, respectivement réalisateur de Mistaken... (Photo: AP)

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    Tom et Matt Berninger, respectivement réalisateur de Mistaken for Strangers et chanteur de The National, entourent Carin Besser, conjointe du second, qui a consigné le montage du film.

    Photo: AP

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    Le groupe The National est au coeur du film Mistaken for Strangers, présenté demain et lundi au festival Fantasia. Les spectateurs ne doivent pas s'attendre à un documentaire de musique traditionnel qui retrace l'histoire du quintette, mais plutôt à un film portant sur la relation unissant - et opposant - le chanteur Matt Berninger et son frère Tom, le réalisateur.

    «C'est au montage que j'ai orienté les entrevues dans cette direction. Pendant que le film se tournait, mon frère et moi apprenions à nous connaître et à travailler ensemble», indique dans un entretien téléphonique Tom Berninger, qui assistera aux deux présentations de Mistaken for Strangers ce week-end à Montréal.

    «Je suis un fan de The National, mais le film est à propos de Tom et de sa vulnérabilité familiale», ajoute le producteur Craig Charland, qui sera également à Fantasia.

    Avant d'être engagé comme technicien (roadie) dans la tournée de The National pour l'album High Violet, Tom Berninger était un geek vivant dans le sous-sol de ses parents, à Cincinnati. Pour l'amateur de musique métal et de films gore, l'indie-rock se résumait à de la «bullshit prétentieuse».

    Petit frère raté

    Avant de tourner ce qui allait devenir son documentaire, il incarnait le cliché du petit frère raté sans ambition, alors que son aîné (à qui il ressemble avec 50 livres en plus) menait une vie artistique estimée à New York. «J'ai apporté une caméra en tournée sans l'idée de faire un film. J'espérais juste pouvoir faire des clips en coulisse pour leur site web», raconte-t-il.

    Quand Tom rejoint les membres de The National à l'aéroport pour une série de spectacles outre-mer, à l'automne 2010, il surprend tout le monde en lançant qu'il n'est jamais allé en Europe.

    Tom Berninger découvre alors des villes comme Paris, Berlin et Londres. Mais dans son travail, le roadie répond plus ou moins aux attentes. Ses responsabilités sont pourtant simples: le ravitaillement des serviettes et des bouteilles d'eau, la liste des invités et les urgences en coulisses. «Arrête de filmer et travaille, lui répète-t-on. Arrête de boire.»

    De façon informelle, Tom filme et interviewe les membres de The National, composés de deux autres couples de frères(!): les jumeaux Aaron et Bryce Dessner aux guitares et claviers, ainsi que Scott et Bryan Devenhorf à la basse et à la batterie.

    Alors qu'il s'attendait à une tournée de débauche, l'apprenti réalisateur découvre la routine en autobus d'un spectacle à l'autre. Il gaffe, se comporte comme un enfant et se fait souvent rappeler à l'ordre par le directeur de tournée et son grand frère.

    Sans en être la vedette, la musique de The National est au coeur du documentaire, par les images des spectacles et la tournée qui avance.

    Tom Berninger voit le groupe de son frère «chéri des critiques» depuis des années connaître enfin un succès commercial. Il voit The National chanter pour le président Obama, et être photographié avec lui. «Je suis le premier à savoir à quel point ils ont travaillé, dit-il. Je les ai vus à leurs débuts dans notre ville natale, à Cincinnati. Il y avait 10 personnes qui mangeaient des burritos dans le fond du bar. »

    En étant témoin de la consécration de The National, Tom s'est toutefois senti comme un imposteur. «Je me sentais plus ou moins à ma place, car je n'écoute pas ce genre de musique. [...] Je ne voulais surtout pas décevoir le groupe avec le film, mais au final, le fait que je sois un intrus est ce qui rend le film si intéressant.»

    Deux cents heures de matériel

    Après la tournée, Tom Berninger s'est retrouvé avec 200 heures de matériel. Il a vécu pendant plus d'un an dans la maison de son frère, sa femme et leur fille. Sa belle-soeur, Carin Besser, a même cosigné le montage du film avec lui.

    Au final, Mistaken for Strangers présente Tom Berninger dans sa quête de plaire à son frère, faire un film et avoir un projet de vie. «Ça va parler aux gens de la fin de la vingtaine qui se sentent perdus et qui ne savent pas quoi faire de leur vie», souligne le réalisateur.

    Mistaken for Strangers est présenté demain et lundi, au festival Fantasia (dans la salle J.A. De Sève), en présence du réalisateur Tom Berninger et du producteur, Craig Charland. Lisez notre critique demain dans le cahier Cinéma.

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