The Birth of a Nation sera projeté malgré la controverse

Nate Parker et Aja Naomi King dans une... (Photo fournie par Fox Searchlight Pictures)

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Nate Parker et Aja Naomi King dans une scène de The Birth of a Nation.

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Lauren La Rose
La Presse Canadienne
Toronto

Le film The Birth of a Nation sera projeté au Festival international du film de Toronto, vendredi, mais l'attention autour de ce drame sur une rébellion d'esclaves s'est éloignée du grand écran dans les dernières semaines, alors que le coscénariste, réalisateur et acteur du film, Nate Parker, est plongé dans la controverse.

Une accusation de viol vieille de 17 ans à l'endroit de Nate Parker et de son coscénariste Jean Celestin, alors qu'ils étaient étudiants à l'Université Penn State, a fait les manchettes et menacé de faire de l'ombre au film.

Nate Parker a été acquitté dans cette affaire. Jean Celestin avait initialement été reconnu coupable d'agression sexuelle, mais sa condamnation a plus tard été renversée lorsque celle qui l'accusait a refusé de témoigner à un second procès. Elle s'est enlevé la vie en 2012.

Gabrielle Union, la covedette de Parker qui tient le rôle d'une victime de viol dans le film, a récemment écrit une lettre d'opinion publiée dans le Los Angeles Times. Elle y avoue se retrouver dans un état de confusion qui «met (son) estomac tout à l'envers» en raison de ces allégations. L'actrice confie avoir été violée il y a 24 ans et dit avoir accepté le rôle parce qu'elle s'y identifiait.

Elle a également écrit que bien qu'elle ne sache pas ce qui s'est produit dans l'affaire Parker, elle a vu le film comme «une occasion d'informer et d'éduquer, pour que ces situations cessent de se reproduire».

The Birth of a Nation prendra l'affiche le 7 octobre.

«Évidemment, c'est très malheureux pour Nate qu'une chose qui lui est arrivée il y a 17 ans, et pour laquelle il a été reconnu non coupable, vienne défaire tout son travail», a déploré sa covedette Mark Boone Junior, dans une entrevue téléphonique.

«J'ai lu à peu près tout ce que je pouvais lire à ce sujet, et c'est tout simplement très malheureux, toute cette affaire.»

L'American Film Institute a reporté une projection du film - qui devait aussi inclure une période de questions avec Nate Parker - à plus tard dans l'année. Le doyen de l'AFI, Jan Schuette, a précisé que l'école tiendrait une discussion modérée pour explorer différentes questions.

Le TIFF prévoit toujours projeter le film, et une conférence de presse est prévue.

Une histoire jamais racontée

The Birth of a Nation s'est inscrit parmi les aspirants aux différents prix de la saison des récompenses bien avant son arrivée à Toronto.

Ce premier film de Nate Parker à titre de réalisateur a gagné des prix importants au Festival du film de Sundance, en janvier, et a été vendu à Fox Searchlight pour une somme record de 17,5 millions $. Le mois dernier, Parker a été honoré par l'Institut Sundance.

Le cinéaste tient le rôle de Nat Turner, un esclave lettré qui mène une révolte contre les propriétaires de plantations en Virginie, en 1831.

«Cette histoire n'avait jamais vraiment été racontée», souligne Mark Boone Junior, qui tient le rôle du révérend Walthall dans le film. «Nous savons tous qu'Abraham Lincoln a pris position contre (l'esclavage) et qu'il y a eu une guerre, la guerre de Sécession, lors de laquelle plusieurs, plusieurs personnes ont été tuées, des familles se sont battues pour cet enjeu qu'était l'esclavage.»

«Mais il y a une partie importante de la population - les esclaves eux-mêmes - qui rejetaient aussi l'idée d'être des esclaves. Je ne crois pas que ce côté de l'histoire ait été raconté, du moins pas de cette façon.»

Sa covedette Jason Stuart, qui interprète le propriétaire de plantation Joseph Randall, espère que le film pourra s'inscrire dans un dialogue plus large sur l'importance de valoriser la vie des Noirs.

«Lorsque les gens disent que ùtoutes les vies comptentÙ, tout le temps, je dis ùbien sûr que toutes les vies comptent, mais là n'est pas la questionÙ», a expliqué l'acteur en entrevue téléphonique depuis Los Angeles.

«Nous avons un problème terrible avec les meurtres de jeunes Noirs dans ce pays, et on doit faire quelque chose à ce sujet. Et je crois que ce film fera partie de cette éducation, montrer une personne ayant eu le courage de se battre de la façon dont elle l'a fait à ce moment - et aujourd'hui, nous pouvons nous battre grâce à l'art.»

«Peut-être que si les gens voient ce film et comprennent les débuts, d'où les gens viennent, et qu'ils voient que les gestes ont des conséquences, peut-être que le changement aura lieu et que nous pourrons tous nous voir comme des êtres humains. C'est ce que j'espère.»

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