Identité sexuelle, musique et drones au Festival de Toronto

Jake Gyllenhaal dans une scène du film Demolition... (PHOTO LA PRESSE CANADIENNE)

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Jake Gyllenhaal dans une scène du film Demolition de Jean-Marc Vallée qui a été choisi comme film d'ouverture.

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Michel Comte
Agence France-Presse
Ottawa

Le Festival international du film de Toronto (TIFF) fait place cette année à des thématiques fortes comme l'identité sexuelle, la musique ou les drones, et déroulera le tapis rouge jeudi à l'ouverture au Canadien Jean-Marc Vallée.

Toronto est un peu le festival fétiche du réalisateur canadien. C'est là que ses deux derniers films ont entamé avec succès leur parcours, avec Wild (avec Reese Witherspoon) l'an dernier et surtout en septembre 2013 Dallas Buyers Club et ses deux oscarisés Matthew McConaughey et Jared Leto.

Dans Demolition, présenté en première mondiale, Jean-Marc Vallée reprend les thèmes familiers de l'errance émotionnelle, chemin obligé vers la rédemption. Le film suit ainsi l'histoire de Davis (Jake Gyllenhaal), brillant cadre dans une banque d'investissement pris dans la tourmente après la mort de sa femme.

Pour sa 40e édition, le festival va surtout mettre en avant des films sur l'identité sexuelle et le changement de sexe, un thème illustré au printemps dernier par l'annonce du changement d'identité de Caitlyn Jenner, née Bruce et ancien champion olympique de décathlon.

Parmi les films abordant cette thématique, Toronto va proposer About Ray, où une jeune adolescente se bat pour devenir un homme. Le rôle principal est interprété par la jeune américaine Elle Fanning, avec dans la distribution Naomi Watts et Susan Sarandon. The Danish Girl, présenté il y a quelques jours à la Mostra de Venise, va aussi être projeté aux festivaliers canadiens.

Les réalisateurs sont souvent attirés par les sujets sur «l'actualité ou les réalités sociales, que ce soit un conflit mondial ou un changement plus personnel», juge le directeur du festival Cameron Bailey.

Pour cette édition, les cinéastes «ont commencé à raconter des histoires en plus grand nombre sur des transgenres» ou des minorités sexuelles, a-t-il déclaré à l'AFP.

Au programme du festival, un long métrage (Stonewall) sur une des premières luttes des gais ou lesbiennes avec les manifestations en 1969 à New York, ou encore Freeheld racontant l'histoire d'une officier de police (Julianne Moore) dans son combat pour faire reconnaître des droits à sa partenaire (Ellen Page).

Le directeur du festival estime que le public est maintenant plus réceptif aux films sur l'identité sexuelle et les problèmes des minorités.

Quelque 400 films de 71 pays

«Il y a bien plus d'intérêt pour ces sujets en dehors de la communauté LGBT (Lesbiennes, gais, bisexuels et transgenres, ndlr) qu'il n'y en avait jusqu'ici», assure Cameron Bailey, parce que les réalisateurs ont contribué à montrer cette réalité.

Un film comme Lawrence Anyways du jeune réalisateur Xavier Dolan sur l'amour impossible entre un transgenre et sa compagne n'a pas eu le succès en salle que l'accueil de la critique pouvait laisser penser à Cannes en 2012.

Parmi les 400 films de 71 pays projetés jusqu'au 20 septembre, le dernier film de Ridley Scott Seul sur Mars est très attendu. Matt Damon y interprète un astronaute abandonné par les autres membres de l'équipage et bloqué sur Mars, avec également Jessica Chastain ou Kristen Wiig.

L'émergence des drones, militaires ou civils, devient aussi l'objet de films avec les longs métrages Eye in the Sky de Gavin Hood avec Helen Mirren et Aaron Paul, ou Full Contact de David Verbeek.

Six ans après son dernier documentaire sur les dérapages du système capitaliste, l'Américain Michael Moore s'attaque à la logique militaire américaine avec Where to Invade Next.

L'univers musical est aussi le sujet de plusieurs longss métrages (I Saw the Light, The Idol...) à Toronto qui a dû se résigner cependant mardi à retirer de sa programmation le documentaire sur l'enregistrement d'Amazing Grace, l'album le plus populaire d'Aretha Franklin, en raison d'une procédure judiciaire. Une bataille judiciaire oppose en effet l'équipe du documentaire aux avocats de la chanteuse américaine âgée de 73 ans à propos de la propriété des images du film.

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