L'Asie et l'Europe à l'honneur au Festival de Toronto

La délégation du Vieux continent sera composée notamment... (Reuters)

Agrandir

La délégation du Vieux continent sera composée notamment de l'Allemand Christian Petzold avec Phoenix, la Danoise Susanne Bier (notre photo) avec A Second Chance, le Français François Ozon avec Une nouvelle amie, ou encore la Danoise Lone Scherfig avec The Riot Club.

Reuters

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Michel Comte
Agence France-Presse
Toronto

Le Festival du film de Toronto s'ouvre jeudi avec une place particulière accordée aux réalisateurs asiatiques et européens, reflet d'une mondialisation du 7e art qui se presse à ces rencontres considérées comme le baromètre des Oscars.

Un nombre record de longs métrages tournés ailleurs qu'en Amérique du Nord seront présentés en première mondiale à Toronto, conséquence des efforts déployés au cours des derniers mois par les organisateurs canadiens de la grand-messe nord-américaine du cinéma.

La délégation du Vieux continent sera composée notamment de l'Allemand Christian Petzold avec Phoenix, la Danoise Susanne Bier avec A Second Chance, le Français François Ozon avec Une nouvelle amie, ou encore la Danoise Lone Scherfig avec The Riot Club.

L'Asie sera pour sa part représentée par un important contingent de réalisateurs chinois, hongkongais et taïwanais: Zhang Yimou (Coming Home), Ning Hao (Breakup Buddies), Peter Chan (Dearest) et Wang Xiaoshuai (Red Amnesia).

«Le marché est maintenant international, le public est toujours plus mondialisé et les gens ont davantage accès à des films venant des quatre coins de la planète qu'auparavant, et les réalisateurs en sont conscients», estime Cameron Bailey, directeur artistique et responsable de la programmation du Festival international du film de Toronto (TIFF).

Plus grand festival de cinéma en Amérique du Nord, sans compétition officielle mais seulement un prix du public, le TIFF constitue un baromètre infaillible avant la saison des Oscars.

Il y a un an, 12 Years a Slave de Steve McQueen avait ainsi reçu l'unique prix du TIFF. Quelques mois plus tard, il remportait trois Oscars, dont celui du meilleur film.

«Christian Petzold (Phoenix) pourrait typiquement lancer son film à Berlin, tout comme Susanne Bier (A Second Chance) et bien d'autres encore. Le fait qu'ils regardent au-delà de leurs frontières pour toucher le maximum de public est un signe de la mondialisation croissante de l'industrie cinématographique», souligne M. Bailey.

Sommet du cinéma asiatique

Cette 39e édition constitue «une année de découverte», observe-t-il, se félicitant des 85 films diffusés en premières mondiales ou nord-américaines, un nombre «inhabituel».

En tout, quelque 300 films, dont 37 en premières mondiales, seront projetés du 4 au 14 septembre dans la métropole canadienne où des dizaines de stars d'Hollywood sont attendues sur le tapis rouge.

Caméras et appareils photos seront braqués notamment sur Keira Knightley, Mélanie Laurent, Kristen Stewart, John Cusack, Robert Downey Jr., Tina Fey, Al Pacino, Adam Sandler et John Travolta.

En plus de dévoiler des films chinois et taïwanais, tels que The Golden Era d'Ann Hui, le documentaire I am Here de Fan Lixin (Last Train Home) ou encore Partners in Crime de Chang Jung-chi, le TIFF accueillera parallèlement un Sommet du film asiatique.

Le directeur artistique du festival, Cameron Bailey, explique avoir ainsi passé «beaucoup de temps en Chine cette année» avec son équipe, afin «d'essayer de découvrir ce qui ce passe dans la culture cinématographique chinoise et quels sont les changements» qui l'affectent.

Dans les prochaines années, il faut s'attendre à ce que les films chinois aient bien plus spectateurs que les films nord-américains, prévient-il: «Ils bâtissent des cinémas à la chaîne en Chine».

Les réalisateurs chinois peuvent habituellement financer leurs films en les diffusant seulement localement, mais leurs longs métrages sont de plus en plus présentés lors de festivals internationaux dans l'espoir de leur assurer un accès aux marchés étrangers.

«Si vous ne faites que des films pour votre propre public local, le risque est de se couper du reste du monde», observe ainsi M. Bailey.




publicité

publicité

Les plus populaires : Cinéma

Tous les plus populaires de la section Cinéma
sur Lapresse.ca
»

publicité

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer