Under the Silver Lake, plongée hallucinée à Los Angeles

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«Le film est un mystère, la narration est un mystère, le personnage principal est un mystère», a affirmé mercredi le réalisateur américain David Robert Mitchell en conférence de presse.

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Agence France-Presse
CANNES

Une plongée hallucinée dans Los Angeles et dans la pop culture: David Robert Mitchell convie le spectateur sur les traces de David Lynch et d'Alfred Hitchcock dans Under the Silver Lake, son troisième long métrage présenté en compétition à Cannes.

Andrew Garfield y est Sam, cheveux ébouriffés comme s'il sortait en permanence du lit. Le trentenaire passe son temps sur son canapé, jusqu'à sa rencontre avec sa jolie voisine, incarnée par Riley Keough (également à l'affiche de The House that Jack Built de Lars von Trier).

Alors qu'ils se rapprochent, la jeune femme disparait, embarquant Sam dans une longue quête entre jour et nuit, entre cauchemar et hallucinations dans la Cité des Anges.

«Le film est un mystère, la narration est un mystère, le personnage principal est un mystère», a affirmé mercredi le réalisateur américain en conférence de presse.

Avec ses personnages fantomatiques, Under the Silver Lake se présente comme un labyrinthe pop, jouant des codes du film noir. La bande-son évoquant Bernard Herrmann, le compositeur de plusieurs films d'Hitchcock, joue un rôle à part entière dans le film, accentuant les effets dramatiques.

Ce film s'étendant sur 2h20 promène le spectateur dans Los Angeles - des cimetières de stars à l'observatoire Griffith en passant par la colline avec le panneau Hollywood - et le plonge dans un univers saturé de références (les comics, l'âge d'or du cinéma hollywoodien, le rock des années 90 de Nirvana à REM, le dernier tournage de Marilyn Monroe...).

Mais de clins d'oeil en fausses pistes, David Robert Mitchell perd le spectateur malgré une mise en scène brillante. Son film a été reçu tièdement mardi soir lors de sa projection de gala.

Les fans du cinéaste, connu des amateurs de genre, y retrouveront pourtant son goût pour les scènes de piscines, sa description d'un univers bloqué à l'adolescence, avec une sexualité angoissante, et sa description d'une certaine solitude.

David Robert Mitchell a marqué les esprits avec It Follows (2014), sur une ado poursuivie par une présence surnaturelle après une relation sexuelle.

Ce film d'horreur efficace et multiprimé en a fait une figure du nouveau cinéma indépendant américain. Le réalisateur de 44 ans se définit comme un grand fan de David Lynch, Brian de Palma et John Carpenter.




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