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Solo: A Star Wars Story de Ron Howard... (Photo fournie par le Festival de Cannes)

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Solo: A Star Wars Story de Ron Howard

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Notre envoyé spécial sur la Croisette fait le compte rendu des dernières nouvelles du Festival de Cannes.

Solo: A Star Wars Story (hors compétition)

Il est toujours un peu étrange de voir dans le temple du cinéma d'auteur une superproduction hollywoodienne destinée à faire bientôt courir les foules partout sur la planète. Or, Solo: A Star Wars Story, lancé hier à Cannes, est justement la seule production de cette nature présentée dans un festival où le fossé semble s'élargir d'année en année entre Hollywood et la Croisette. Réalisé par Ron Howard, qui a pris le relais de Phil Lord et Christopher Miller, Solo: A Star Wars Story n'est pas la catastrophe que certains craignaient, pas plus qu'il ne se démarquera de façon particulière dans l'ensemble de la série. Les scènes de poursuites intergalactiques sont bien enlevées, à défaut d'être originales, et on s'amusera de l'espèce de bromance qui s'installe entre le jeune Han Solo et Chewbacca, le fidèle allié poilu. Alden Ehrenreich, choisi pour incarner le plus populaire personnage de la franchise dans ses années de jeunesse, s'acquitte fort bien de sa tâche. On le soupçonne même d'avoir étudié l'attitude du personnage auprès du maître, Harrison Ford, tant il parvient à en mimer le charme.

En guerre de Stéphane Brizé... (Photo fournie par le Festival de Cannes) - image 2.0

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En guerre de Stéphane Brizé

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En guerre (en compétition)

Trois ans après avoir obtenu un prix d'interprétation grâce à sa composition dans La loi du marché, Vincent Lindon pourrait fort bien répéter l'exploit cette année. Il fera sans doute partie des interprètes dont parlera le jury au moment des délibérations. Sa performance dans En guerre, nouvel opus de Stéphane Brizé (aussi réalisateur de La loi du marché), est tout simplement magistrale. Cette fois, l'acteur se glisse dans la peau d'un leader syndical dans une entreprise qui, comme tant d'autres, s'apprête à fermer ses portes, sacrifiée à l'autel de la mondialisation par une direction étrangère. Les luttes, les négociations, la colère des salariés, les dérapages, la mauvaise foi d'une direction allemande qui n'a jamais eu l'intention de vendre son usine à un repreneur français, tout est ici illustré avec une rigueur quasi documentaire, même si le récit est fictif. Du même coup, Stéphane Brizé place son film sous haute tension et il fait aussi écho au fossé qui s'élargit entre les riches et les pauvres, de même qu'aux difficultés d'une classe moyenne de plus en plus fragilisée. Vincent Lindon, crédible de bout en bout, incarne à la perfection ce type de Français moyen, issu du monde ouvrier, qui n'a plus que ses convictions pour se battre. Cet excellent film sera distribué au Québec par la société MK2 | Mile End.




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