Souvenirs de Cannes: le bac raté d'Omar Sy

Omar Sy... (Photo TIZIANA FABI, Archives Agence France-Presse)

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Omar Sy

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Agence France-Presse
Paris

Pour la 70e édition du Festival de Cannes, l'AFP a recueilli, à travers le monde, les témoignages exclusifs de 70 personnalités du cinéma qui racontent leur premier Festival et/ou leur meilleur souvenir. Voici notre sixième et avant-dernière série de témoignages.

L'acteur français Omar Sy

«Cannes, c'est là où tout a commencé pour moi. Ma première fois, c'était en 1996. J'ai séché les révisions du bac pour venir sur la Croisette. D'ailleurs, je n'ai pas eu mon bac... Une invitation au Festival de Cannes, ça ne se rate pas. Le bac, on peut toujours le repasser! Jamel, qui est un copain d'enfance, m'avait demandé de faire le comédien à Nulle part ailleurs. Il y avait Fred Testot aussi. C'est comme ça que notre duo a commencé».

«Mon meilleur souvenir, forcément c'est ma première fois. C'est à Cannes que j'ai eu la révélation. Avec Fred Testot, on avait une chambre pour deux et même un scooter pour deux».

L'actrice indienne Aishwarya Rai

«Je suis allée à Cannes pour la première fois avec toute l'équipe de Devdas en 2002. Ça représentait beaucoup pour nous, parce que c'était assez inattendu. Cette première expérience a été mémorable. C'était une projection du soir. On entend toujours dire que la longueur de nos films peut parfois être un peu un obstacle à l'étranger. Mais on a eu dix minutes d'applaudissements continus. C'était le Graal pour nous».

L'actrice italienne Alba Rohrwacher

«Mon premier souvenir est lié à Mon frère est fils unique de Daniele Luchetti, présenté à Un certain regard en 2007. (...) Ce fut une très grande émotion pour moi parce que je faisais mes premiers pas au cinéma, et aussi parce que Cannes est un festival à part, qui a une valeur mondiale.

«Mon meilleur souvenir date de 2014, avec le film de ma soeur Alice Les merveilles en compétition. L'arrivée dans la salle de projection le soir de la présentation reste une expérience inoubliable. J'ai vécu ce moment intensément, d'abord parce qu'à mes côtés il y avait ma soeur, bien sûr, mais aussi parce j'avais plus d'expérience, j'étais moins troublée».

L'actrice argentine Cecilia Roth

«La première fois que j'ai été à Cannes, c'était avec Tout sur ma mère de Pedro Almodovar en 1999. Je me souviens de notre euphorie à toutes, les actrices. Nous étions ensemble en train de découvrir Cannes».

«Deux ans après, j'y suis retournée pour présenter la cérémonie d'ouverture avec Gérard Depardieu et Uma Thurman, et ce fut aussi une expérience très particulière. Entre eux deux, j'avais l'air très petite».

L'actrice française Céline Sallette

«Mon premier festival c'était avec Meurtrières (2006) à Un certain regard, mon premier film (...). On avait monté les marches à 16h et comme on avait d'autres choses à faire, on les avait redescendues immédiatement! Et pour ça, alors qu'on était à deux minutes à pied, on avait fait un quart d'heure de voiture... On était vraiment dans le pur théâtre, et c'était extraordinaire en même temps».

«Mon meilleur souvenir, c'est la projection de L'Apollonide en compétition (2011). On avait vécu un tournage très fort, avec cette bande de femmes. Et cette salle, cet écran, ça met le film dans une autre dimension».

Carlos Saura... (Photo Robert Skinner, Archives La Presse) - image 2.0

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Carlos Saura

Photo Robert Skinner, Archives La Presse

Le réalisateur espagnol Carlos Saura

«Mon premier Festival de Cannes, c'était en 1960, en compétition avec Les voyous. Ça a été une expérience extraordinaire, qui m'a permis d'être connu en France et m'a aussi donné l'occasion de connaître personnellement Luis Buñuel. Il a eu la gentillesse de venir à la projection. Depuis lors et jusqu'à sa mort, nous avons entretenu une relation amicale. En Espagne, ils ont profité de ma présence à Cannes pour censurer presque quinze minutes des Voyous. Quand je suis rentré, j'étais convaincu que je ne réaliserai jamais un deuxième film».

«Le meilleur souvenir depuis lors, mis à part la satisfaction d'avoir été récompensé plusieurs fois, a été le grand succès des projections de mes films Carmen et Tango, tous les deux hors compétition, pour lesquels je n'avais pas la pression. Grâce au Festival de Cannes, j'ai eu la possibilité de continuer à faire du cinéma».

Le réalisateur allemand Volker Schlöndorff

«C'était en 1966, il y a... 51 ans, pour Les désarrois de l'élève Törless. Après la projection de presse, je suis entré dans la salle, et il y avait beaucoup de monde. Il y a eu un échange avec la salle. Le film a été bien reçu et applaudi. Et je me suis dit: "Ça y est, j'en fais aussi partie"».

Le cinéaste suisse Barbet Schroeder

«Mon premier festival, je devais avoir 16 ans. Je suis descendu en train. J'ai découvert qu'il y avait des chambres d'hôtel pas chères parce qu'elles étaient utilisées la journée par des prostituées. J'habitais là. Après, très vite je suis arrivé à trouver des places (...) C'était merveilleux».

«Quand je suis venu avec L'avocat de la terreur (en 2007), c'était assez extraordinaire. L'avocat lui-même, Jacques Vergès, était là. Il donnait des interviews de son côté. C'était très cocasse de voir que lui était au Carlton avec sa suite qu'il avait payée lui-même, dans laquelle il donnait des interviews avec la mer et les palmiers dans le cadre».

Le réalisateur espagnol Albert Serra

«Mon premier Cannes, c'était à 19 ans, quand j'ai eu ma première voiture. On y est allés entre copains, quand je n'envisageais même pas de faire du cinéma. On était dans un bar l'après-midi à Barcelone, j'ai dit "et si on allait à Cannes? - Oui, on y va demain!"».

«Ce qui m'a surpris la première année (à la Quinzaine des réalisateurs en 2006), c'est la dimension gigantesque de l'événement en général (...) Les projections de gala sont très impressionnantes».

Le réalisateur russe Alexandre Sokourov

«Quand j'ai commencé à aller à Cannes, à l'époque où le mur de Berlin existait encore, je n'étais pas encore un participant mais juste un invité. La situation y était nettement moins politisée qu'aujourd'hui, à mon avis, et le cinéma soviétique ne portait pas la marque de Caïn qu'il porte aujourd'hui.

«J'ai toujours perçu Cannes comme un festival élitiste, coûteux, inabordable. C'est mon point de vue personnel, peut-être parce que je ne suis moi-même qu'un petit homme».




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