Woody Allen esquive la polémique sur des accusations d'agression

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Woody Allen en compagnie de son épouse Soon-Yi Previn lors de la projection de Café Society en ouverture du Festival de Cannes.

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Francois Becker
Agence France-Presse
Cannes

Woody Allen a tenté jeudi d'esquiver une polémique autour d'accusations d'agression sexuelle sur sa fille adoptive, au lendemain de la présentation de son dernier film en ouverture du Festival de Cannes.

Jeudi, Woody Allen, 80 ans, a déclaré qu'il avait «déjà tout dit de ce qu'il avait à dire» sur cette affaire, lorsqu'elle avait fait scandale en pleine saison des Oscars en 2014.

Elle a ressurgi mercredi depuis l'autre côté de l'Atlantique, via une tribune au vitriol de son fils, le journaliste Ronan Farrow. Dans le texte qu'il a fait paraître dans The Hollywood Reporter, il dénonce «le silence» qui entourerait le passé de son père en raison de son statut de réalisateur star avec ses 46 films.

En cause, des accusations portées par sa fille adoptive, Dylan Farrow, de l'avoir agressée sexuellement lorsqu'elle était enfant.

«Il y aura des conférences de presse, et un tapis rouge que mon père va fouler avec sa femme (ma soeur)», Soon-Yi Previn. «Il va avoir ses stars à ses côtés - Kristen Stewart, Blake Lively, Steve Carell, Jesse Eisenberg. Ils peuvent faire confiance à la presse pour ne pas leur poser de questions dérangeantes. Ce n'est pas le moment, ce n'est pas l'endroit, ça ne se fait pas», a dénoncé Ronan Farrow.

Sa soeur, Dylan Farrow, a été adoptée par Mia Farrow et le réalisateur quand ils étaient en couple dans les années 80.

L'affaire avait une première fois fait surface lorsque Woody Allen avait quitté Mia Farrow pour se mettre en couple avec une autre fille adoptive de cette dernière, Soon-Yi Previn, âgée de 21 ans à l'époque.

Un juge new-yorkais et une enquête des services sociaux de New York avaient conclu, au moment d'une bataille judiciaire pour la garde des enfants d'Allen et Farrow, que les accusations d'agression sexuelle étaient «non concluantes».

Mais Dylan Farrow avait réitéré ses accusations, publiquement, en 2014. Le réalisateur américain les avait immédiatement qualifiées de «fausses et honteuses».

«Gros blaireau»

De fait, comme le disait son fils, aucune question n'a été posée à Cannes sur le sujet lors de la conférence de presse de présentation de Café Society, présenté hors compétition.

Interrogé à Cannes lors d'une rencontre avec Variety, Woody Allen a répondu jeudi qu'il ne lisait «jamais rien» le concernant, pas plus que les critiques de ses films.

Cela n'a pas empêché son attachée de presse, Leslee Dart, d'empêcher une journaliste du Hollywood Reporter, d'assister à un déjeuner qu'elle organisait. «Il est tout naturel que je montre mon mécontentement lorsque la presse (...) se démène pour nuire à l'un de mes clients», a-t-elle expliqué au magazine spécialisé.

Outre la tribune de son fils, une allusion du comédien français Laurent Lafitte en pleine cérémonie d'ouverture avait également fait ressurgir mercredi soir le sujet.

Devant un Woody Allen impassible, le maître de cérémonie a lancé: «Ça fait plaisir que vous soyez en France parce que ces dernières années vous avez beaucoup tourné en Europe, alors que vous n'êtes même pas condamné pour viol aux États-Unis.»

La petite phrase lâchée sans autre explication pouvait faire allusion aussi bien aux accusations de la fille de Woody Allen, qu'au parcours du Franco-Polonais Roman Polanski, poursuivi aux États-Unis pour le viol présumé d'une mineure.

Elle a fait le buzz sur les réseaux sociaux et déclenché l'ire de l'épouse de Polanski: sur son compte certifié Instagram, Emmanuelle Seigner a qualifié Laurent Lafitte de «pathétique» et «gros blaireau».

Woody Allen s'est pour sa part déclaré «totalement favorable à ce que les comédiens fassent les plaisanteries qu'ils ont envie de faire». Rappelant aux journalistes de Variety qu'il était lui-même «un comique», il a souligné qu'«il en fallait beaucoup pour qu'il se sente offensé».

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