Dheepan, parmi les meilleurs à Cannes

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Le réalisateur Jacques Audiard (au centre) signe, avec Dheepan, un film à la valeur certaine, du niveau d'Un prophète et De rouille et d'os, ses deux précédents films.

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(Cannes) Même si l'attention médiatique était retenue jeudi par la présentation, hors compétition, de Love, le pétard mouillé de Gaspar Noé, la journée a aussi été marquée par l'excellent film de Jacques Audiard, Dheepan. Le réalisateur d'Un prophète et de De rouille et d'os a lancé jeudi en compétition un film sans vedettes, qui se distingue en outre grâce à la qualité de jeu des interprètes principaux, deux inconnus sur qui le jury pourrait bien décider d'attirer l'attention.

Jesuthasan Anthonythasan a lui-même été enfant soldat au Sri Lanka. Il a fui son pays à la fin des années 80 et a gagné la France en 1993. Il est maintenant écrivain. Kalieaswari Srinivasan, sa partenaire de jeu, a fait du théâtre en Inde mais n'avait encore jamais tourné dans un film pour le cinéma.

Audiard dirige les deux acteurs de main de maître dans cette histoire où les deux protagonistes incarnent un faux couple, histoire d'entrer en France, et tentent de se construire une nouvelle vie dans une banlieue de Paris.

Or, l'environnement dans lequel ils échouent, celui d'un immeuble vétuste dans une cité violente, aura tôt fait de leur rappeler les horreurs vécues pendant la guerre civile dans leur pays d'origine.

Un portrait saisissant

De façon franche, sans esbroufe, sans dramatisation à outrance non plus, le chef de file du cinéma français contemporain propose un portrait saisissant de la réalité dans laquelle sont plongés les réfugiés. À part un petit épilogue superflu, qui laisse naïvement sous-entendre que l'Angleterre semble être un paradis sur ce plan, Dheepan est un long métrage percutant, puissant, maîtrisé de bout en bout. Jacques Audiard, toujours en quête d'une première Palme d'or, nous a offert l'un des meilleurs films de la compétition.

The Assassin: très beau, mais encore?

Depuis Le voyage du ballon rouge (avec Juliette Binoche), il y a huit ans, Hou Hsiao Hsien n'avait pas proposé de nouveau long métrage. Pour marquer son retour, le cinéaste chinois s'attaque au genre du film d'arts martiaux en évoquant une histoire campée dans la Chine du IXe siècle, alors régie par la dynastie des empereurs Tang. D'emblée, il faut enlever ici de son esprit l'image de film d'action qu'on associe habituellement au genre.

The Assassin est un film contemplatif, d'une beauté picturale saisissante, cela dit. Le jury pourrait sans contredit être sensible au travail d'orfèvre qu'a effectué le cinéaste. Chaque plan est minutieusement composé. Éclairages, décors, costumes, tout l'aspect artistique du film relève du sublime. En revanche, le cinéaste n'engage guère le spectateur sur le plan narratif. À cet égard, le récit distille très vite l'ennui. À vrai dire, on aurait souhaité plus qu'un beau livre d'images.

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