Emily Blunt préfère laisser parler ses personnages

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Jake Coyle
Associated Press
Cannes

Emily Blunt n'est pas allée à Cannes pour parler de chaussures. Elle a, sans hésitation, dénoncé le code vestimentaire exigeant les talons hauts sur les tapis rouges cannois, mais même si elle n'hésite pas à dire ce qu'elle pense, elle préfère laisser parler ses gestes, et ses personnages.

«Il faut plus d'action et moins de discussion», a lancé l'actrice en entrevue, peu avant la première de son film Sicario, réalisé par Denis Villeneuve. «J'ai parfois l'impression que l'on amplifie le problème en en parlant jusqu'à plus soif et en mettant de plus en plus l'accent sur la division. Plutôt que d'avoir des soirées célébrant les femmes à Hollywood, on devrait mettre sur pied des programmes où l'on paie pour que les cinéastes féminines développent leurs talents.»

Les talents d'Emily Blunt sont particulièrement en évidence dans Sicario, un thriller sur le trafic de drogue présenté en compétition au Festival de Cannes. Le film prendra l'affiche le 18 septembre en Amérique du Nord. L'actrice tient le rôle de Kate Macy, une agente du FBI recrutée pour une opération secrète de la CIA (dirigée par Josh Brolin).

Comme elle est presque la seule femme dans le film, sa présence forte ancre Sicario.

«Je ne m'identifie jamais aux personnages dans la trentaine qui ne sont pas capables de se prendre en main», confie la jeune femme. «On m'a offert ce genre de rôles et je réponds simplement: «Je ne m'y identifie pas. Je ne le comprends pas.» Je ne suis pas intéressée à jouer ce genre de rôles. En vieillissant, j'aime voir des gens (...) qui se débrouillent.»

Avec son rôle dans Sicario, Blunt fait partie des femmes qui auront marqué le Festival de Cannes cette année grâce à leur personnage de femme forte dans un monde d'hommes, comme Cate Blanchett dans le drame lesbien des années 1950 Carol à Charlize Theron dans la suite de Mad Max. Avant qu'Emily Blunt ne soit choisie pour le film, certains faisaient des pressions pour que son personnage soit plutôt interprété par un homme.

«C'est plutôt une anomalie de voir un personnage comme celui-là au cinéma», admet Blunt. «Mais la réalité, si je me fie aux agents du FBI avec qui j'ai discuté, c'est qu'il y a beaucoup de filles dans les forces de l'ordre. Nous ne faisons tout simplement pas beaucoup de films à leur sujet.»

L'actrice de 32 ans, qui est mariée à l'acteur John Krasinski, a hésité avant d'accepter le rôle dans la fable brutale de Denis Villeneuve. Le réalisateur québécois a rencontré l'actrice britannique quatre semaines après qu'elle eut donné naissance à sa fille. Elle se sentait, dit-elle, «à l'opposé du personnage».

«J'avais l'impression à ce moment que ce n'était pas le rôle pour moi, à ce moment dans ma carrière», explique-t-elle. «Puis je me suis dit que c'était une bonne chose à faire pour ma fille, de faire ce film pour qu'elle le voit. Je commence à penser, depuis que je suis mère, à la trace que je laisse dans le monde et à l'effet qu'elle aura. Ce n'est pas seulement un rôle fantastique pour une femme, c'est un débat intelligent.»

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