Marguerite et Julien: inceste romanesque...

Le film Marguerite et Julien de Valérie Donzelli... (Photo: fournie par le Festival de Cannes)

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Le film Marguerite et Julien de Valérie Donzelli raconte la passion dévorante entre un frère et une soeur.

Photo: fournie par le Festival de Cannes

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(Cannes) Quand l'histoire de la fabrication d'un film devient plus intéressante que le film en lui-même, voilà qui n'est pas très bon signe.

C'est le cas de Marguerite et Julien, le nouveau film de Valérie Donzelli. Célébrée il y a quatre ans grâce à l'excellent film La guerre est déclarée, lancé à la Semaine de la critique, la réalisatrice a fait son entrée en compétition officielle en portant à l'écran un scénario que le mythique scénariste Jean Gruault a écrit en 1973 pour François Truffaut.

Le réalisateur de La nuit américaine n'en a toutefois jamais fait l'un de ses projets de films. Publié sous forme de livre, il y a quelques années, le scénario fut récupéré par la réalisatrice. Qui a décidé de se l'approprier et d'y transposer sa propre fantaisie. Belle idée.

D'un fait divers historique survenu au début du XVIIe siècle - un frère et une soeur qui s'aiment d'une passion dévorante sont décapités -, Valérie Donzelli a toutefois tiré un conte passablement éclaté. Mettant en vedette Anaïs Demoustier et Jérémie Elkaïm, le complice habituel de la cinéaste (il a cosigné le scénario et la mise en scène), Marguerite et Julien jongle avec les styles et les époques d'une façon qui semblera parfois bien étrange au spectateur.

Rien d'habituel

Tourné dans le château de Tourlaville, l'endroit même où ont eu lieu les événements liés à cet amour interdit, le film n'emprunte pourtant en rien les codes du film historique habituel. Sans jamais définir l'époque, la réalisatrice s'amuse à intégrer des éléments plus modernes dans des cadres plus anciens.

Voulant aussi faire écho à la nature chevaleresque de cet amour incestueux, Valérie Donzelli mise également à fond sur le lyrisme dans ses choix de mise en scène. Et affiche sans ambages son parti pris pour le romanesque.

Or, le récit trop éclaté ne permet guère au spectateur de souscrire à cette proposition. Dommage.

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