Cannes: Stéphane Lafleur heureux de l'accueil positif

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Stéphane Lafleur

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Caroline St-Pierre
La Presse Canadienne
Montréal

Au lendemain de la projection de Tu dors Nicole de Stéphane Lafleur à la Quinzaine des réalisateurs, à Cannes, les échos sont positifs envers le film québécois.

Le Hollywood Reporter écrit que «Lafleur offre une méditation touchante, drôle et excentrique - dans le meilleur sens du terme - sur cet entre-deux dans lequel se retrouvent les adultes dans la jeune vingtaine». ScreenDaily décrit pour sa part le long métrage comme étant «une série originale de scènes excentriques» et applaudit son montage sonore et ses «plaisantes explosions de créativité».

En entrevue téléphonique à La Presse Canadienne, mercredi, Stéphane Lafleur confirme que Tu dors Nicole a été bien accueilli et que le public, à l'image des critiques, semble avoir apprécié l'humour de son film.

«Ça a bien été, le film a été très bien accueilli, il y a eu une belle réaction et les gens riaient beaucoup», raconte-t-il.

«C'est toujours stressant un peu la première projection. Même si le film a été pris, moi je n'étais pas là quand les gens l'ont accepté (pour voir) comment ils ont réagi. Alors là, d'entendre les gens rire, d'entendre les gens réagir au film, ça m'a fait beaucoup plaisir, je suis très content.»

Le réalisateur était accompagné à Cannes des deux producteurs du film, de la directrice photo, la monteuse et le concepteur sonore, mais aussi des cinq principaux acteurs du long métrage.

Tu dors Nicole met en vedette Julianne Côté, Catherine St-Laurent, Francis La Haye, Simon Larouche et Marc-André Grondin. Tourné en noir et blanc, le film raconte l'histoire de Nicole, âgée de 22 ans, qui passe un été paisible en compagnie de sa meilleure amie Véronique, profitant de la maison familiale en l'absence de ses parents. Leurs vacances se dérouleront sans surprise jusqu'à l'arrivée du frère aîné de Nicole, qui se pointe avec son groupe de musique pour enregistrer un album.

Aucune date de sortie n'a encore été fixée pour la sortie du long métrage au Québec, qui devrait cependant prendre l'affiche à l'automne. Le cinéaste confirme par ailleurs que son long métrage a suscité de l'intérêt du côté des acheteurs à Cannes.

«Je sais qu'au niveau des ventes, il y a des pourparlers. Cannes, on dira ce qu'on voudra, c'est quand même un endroit incroyable pour positionner son film et essayer de le placer sur le marché international. On va espérer que le film soit vendu à l'étranger et qu'il aura une belle vie», souhaite-t-il.

Stéphane Lafleur poursuivra son aventure cannoise jusqu'à vendredi et se promet bien, avant son départ, d'aller voir le film de son collègue québécois Xavier Dolan, Mommy, qui sera présenté en compétition officielle jeudi. Le tourbillon l'ayant emporté depuis son arrivée dans la ville, samedi, a toutefois fait en sorte qu'il n'a pas eu beaucoup le temps de jouer les touristes ou les simples festivaliers.

«C'est drôle parce que quand on vient dans un festival, surtout quand c'est la première du film, on se retrouve un peu pris dans une bulle qui se concentre essentiellement autour du film, avec beaucoup d'entrevues à faire et tout ça. On a un peu de difficulté à voir le reste du festival. J'ai vu deux films jusqu'à maintenant, je pense en voir peut-être un de plus d'ici mon départ vendredi. C'est des drôles d'affaires, on est un petit peu happé», confie celui qui a l'expérience des événements prestigieux, ses deux premiers films ayant été présentés en premières mondiales au Festival de Venise (Continental, un film sans fusil en 2007) et au Festival de Berlin (En terrains connus, prix du jury oecuménique à la Berlinale en 2011).

Il affirme cependant que sa présence à Cannes lui a fait apprécier davantage le système de financement dont il bénéficie chez lui et qui fait en sorte qu'il «n'a pas besoin d'aller cogner à 56 portes» pour financer ses films.

«La réalité en Europe est un peu différente. Il faut qu'ils aillent chercher plus d'investisseurs différents, donc plus d'investisseurs qui vont mettre de plus petits montants mais qui, au final, vont donner le financement total pour le film, explique-t-il. Ce qui fait que n'ayant pas de projet de coproduction, il n'y a pas vraiment de «business» pour moi à faire ici. Mais je vois que les Européens ont une tout autre réalité.»

À son retour au Québec, Lafleur se promet une chose: du repos. Il s'attaquera ensuite à la scénarisation d'un film qui sera réalisé par quelqu'un d'autre, soit l'adaptation d'un roman pour le prochain film d'Emanuel Hoss-Desmarais (Whitewash). Il verra ensuite à quel projet personnel il aura envie de s'attaquer.




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