Ces films qui divisent la critique du festival

Marion Cotillard, qui joue dans Blood Ties, signe... (Photo AFP)

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Marion Cotillard, qui joue dans Blood Ties, signe des autographes.

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Agence France-Presse

Le film d'action à la sauce Hollywood a repris ses droits à Cannes, lundi, avec un nouveau long métrage en compétition, Shield of straw (Bouclier de paille), du Japonais Takashi Miike qui a toutefois sérieusement divisé la critique: le film qui évoque un serial killer dont la tête est mise à prix par le père de sa dernière victime, a été certes applaudi à l'issue de la projection presse, mais il est devenu aussi le plus sifflé depuis le début du festival.

La Française Valéria Bruni Tedeschi, seule réalisatrice en lice pour la Palme d'or, a dévoilé le très attendu Un château en Italie, long métrage séduisant inspiré en partie de son histoire familiale. Hors compétition, Guillaume Canet a présenté Blood Ties, son premier film américain avec Clive Owen et Marion Cotillard, thriller en forme d'hommage appuyé, mais maladroit, au cinéma des années 70, laissant beaucoup de critiques perplexes, au point qu'un certain nombre ont tout simplement quitté la séance avant la fin.

- Palmarès - Avec Justin Timberlake, Inside Llewyn Davis des frères Coen, film nostalgique et bourré d'humour sur la naissance de la musique folk, prend la tête du classement quotidien réalisé par Screen auprès des journalistes étrangers à Cannes, détrônant A Touch of sin du Chinois Jia Zhangke, fresque épique et sombre sur la Chine d'aujourd'hui. Pour les accrédités français, interrogés par le Film Français, Le Passé de l'Iranien et A Touch of Sin sont toujours au coude à coude, même si le film des frères Coen a beaucoup séduit. Pour Télérama, Positif et L'Express, Inside Llewyn Davis rejoint le clan des films «palmables».

- Le fou rire du jour : Présenté à la Quinzaine des Réalisateurs, Les garçons et Guillaume, à table!, tendre comédie de l'acteur de théâtre Guillaume Gallienne, sociétaire de la Comédie Française, a déchaîné l'hilarité et l'émotion des cinéphiles cannois, qui lui ont réservé une interminable ovation debout. Le scénario se base sur un «malentendu» au sein d'une famille bourgeoise: sa mère a eu trois garçons et désirait une fille. Le jeune Guillaume endosse dès lors ce rôle féminin, par amour pour cette mère adulée et peu démonstrative, au point de se rêver en Sissi impératrice d'Autriche. Ce premier long métrage du sociétaire de la Comédie Française est en lice pour le prix de la «Caméra d'or» récompensant les meilleurs premiers films.

- Le militant du jour - Le célèbre producteur américain Harvey Weinstein, qui a notamment distribué The Artist aux États-Unis, a pris la défense lundi de l'exception culturelle en Europe au festival de Cannes, garante selon lui de l'originalité des oeuvres cinématographiques. «L'exception culturelle encourage les réalisateurs à faire des films sur leur propre culture», a plaidé M. Weinstein , lors d'une conférence organisée par le Centre national du cinéma (CNC). «Nous en avons besoin plus que jamais. Un grand succès se fait en marquant sa différence !».




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