Nicole Kidman en aventurière glamour dans Queen of the Desert

James Franco, Nicole Kidman, Damian Lewis et le... (Photo Stefanie Loos, Reuters)

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James Franco, Nicole Kidman, Damian Lewis et le réalisateur Werner Herzog.

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Sophie LAUBIE
Agence France-Presse
BERLIN

La beauté du désert, la rencontre avec les Bédouins et des histoires d'amour: dans Queen of the Desert de l'Allemand Werner Herzog, présenté vendredi à la Berlinale, Nicole Kidman prête ses traits à l'aventurière britannique Gertrude Bell, dans un film romanesque à souhait.

Face à elle, l'Américain James Franco (La Planète des singes: les origines) et le Britannique Damian Lewis (acteur principal de la série Homeland) jouent les deux amours de sa vie, tandis que l'ex-vedette de la saga Twilight Robert Pattinson, dans le rôle de Lawrence d'Arabie, complète cette distribution glamour.

Montant à dos de chameau ou apprenant le persan, Nicole Kidman joue une femme qu'elle qualifie d'«extraordinaire»: Gertrude Bell, femme de lettres, archéologue, exploratrice et anthropologue avant la lettre, qui a occupé une place centrale dans la connaissance du Moyen-Orient au début du XXe siècle et contribué à redéfinir les frontières dans cette région après la Première Guerre mondiale.

«Je ne connaissais rien d'elle» avant de faire le film, a expliqué Nicole Kidman lors d'une conférence de presse. «J'ai voulu que les gens la connaissent».

Werner Herzog, 72 ans, a précisé avoir voulu faire ce film après avoir découvert Gertrude Bell.

«C'est un personnage féminin fascinant», a-t-il souligné. «C'est une femme qui a une vie intérieure très complexe, très belle».

«Je pense que j'aurais dû faire des films avec des personnages féminins bien plus tôt dans ma vie», a plaisanté le réalisateur, connu pour ses relations compliquées avec Klaus Kinski, acteur dans ses films Aguirre la colère de Dieu et Fitzcarraldo, et pour ses tournages devenus souvent de véritables épopées.

Le réalisateur s'est félicité aussi des relations nouées sur le plateau. «Il n'y avait pas seulement de grands acteurs, il y avait aussi quelque chose de l'ordre de l'alchimie», a-t-il assuré.

Filmer le désert 

Après Juliette Binoche interprétant la femme de l'explorateur du Pôle Nord Robert Peary dans Personne n'attend la nuit, c'est le deuxième film de la Berlinale dressant le portrait d'une grande héroïne historique.

Cette fresque à la réalisation classique suit les aventures de Gertrude Bell, femme au destin hors du commun, née dans la haute société britannique, qui va apprendre à connaître les Bédouins et vivre de grandes histoires d'amour.

Dans ce film épique de plus de deux heures, dépeignant un monde et une époque surtout connus au cinéma jusqu'ici à travers le film de David Lean Lawrence d'Arabie, le désert, devenu personnage, joue un rôle central.

«Je crois que l'on n'avait jamais filmé le désert comme ça avant», a estimé Werner Herzog. «Il y a quelque chose d'extraordinaire dans le paysage».

Mais pour lui, outre le désert et les personnages, «ce qui est aussi important, c'est les Bédouins et leur monde».

«Je pense que le personnage de Gertrude tombe immédiatement amoureux de ce monde-là», a-t-il jugé. «Cela lui tombe dessus naturellement, parce qu'en tant qu'aventurière, avec sa curiosité et son goût pour la poésie, elle a compris parfaitement le monde des bédouins».

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