Un premier festival de courts sur Facebook 100% québécois

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L'équipe de Plein(s) écran(s) (de gauche à droite): Julie Groleau, Lina Kachani, Jean-Christophe Lamontagne, Vincent B. Deslauriers, Patrice Laliberté et Paul Landriau

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Patrice Laliberté et Jean-Christophe Lamontagne sont à l'origine du premier festival de courts métrages qui sera entièrement diffusé sur Facebook. Plein(s) écrans(s) se déroulera sur FB du 1er au 8 décembre et présentera uniquement des courts québécois. Ils nous expliquent la genèse de ce projet qui a reçu le coup de pouce du plus populaire des réseaux sociaux.

Le principal défi de toute production, qu'il s'agisse de long ou de court métrage, est d'être vue. Selon Jean-Christophe Lamontagne, de l'entreprise H264 Distribution, et Patrice Laliberté, de la société Couronne Nord, le court métrage vit des heures difficiles malgré la multiplication des plateformes sur le web. «On a l'impression qu'il se crée de nouveaux espaces pour le court métrage, mais il est devenu très peu accessible, estime Jean-Christophe Lamontagne. On n'en voit presque plus à la télé et au cinéma, et sur les plateformes, ils sont un peu dans l'ombre. Le court métrage tarde à trouver sa place et à rejoindre un public.»

«Il faut être plus agressif que faire de simples soirées de projection. Nous avons une abondance culturelle très forte pour les courts, et le nerf de la guerre est la promotion. Et Facebook, c'est très ‟dans ta face"!», complète Patrice Laliberté, cofondateur du festival Plein(s) écrans(s).

En voulant créer un festival entièrement sur Facebook, et pour lequel il ne suffira que de cliquer sur «j'aime» pour s'accréditer, ils se sont dit, à la blague, qu'ils allaient contacter le réseau social pour avoir des conseils, ce qu'ils ont fait très simplement en écrivant à l'adresse générale. À leur grande surprise, ils ont eu une réponse et se sont retrouvés plus tard en conférence téléphonique avec Katie Jones, qui s'occupe des partenariats culturels de Facebook et Instagram. «Ils nous ont confirmé que nous étions les premiers à lancer un tel projet, ils nous ont aiguillés pour bonifier l'expérience des festivaliers, et ça nous a boostés», raconte M. Lamontagne.

Ainsi, Plein(s) écran(s) proposera 24 courts métrages sélectionnés par Paul Landriau (du projet Points de vue), à raison de trois par jour qui ne seront offerts que pendant 24 heures - question de préserver leur exclusivité et aussi le caractère unique d'une expérience festivalière. «Le web était le cimetière des courts métrages, note M. Laliberté. Si on y laisse les films trop longtemps, les gens pensent qu'ils ont tout leur temps pour les regarder et les festivals n'en voudront plus.»

Trois prix

On profitera aussi du Facebook Live pour offrir des entrevues avec des réalisateurs. À la fin, trois prix seront remis, accompagnés de bourses en services techniques: celui du meilleur film, le Prix du jury (formé d'André Turpin, d'Anne Émond et de Maxime Giroux), ainsi qu'un Prix du public qui sera calculé selon le nombre de partages sur Facebook.

«Nous voulons rejoindre le public aux quatre coins du Québec, un public qui ne peut pas se déplacer vers les festivals, conclut M. Lamontagne. Pour l'instant, on met toute notre énergie sur cette première édition. L'idée pour l'avenir est peut-être d'envisager une compétition internationale et d'exporter le concept, ou d'ouvrir des sections dans des festivals comme Sundance ou Clermont-Ferrand.»

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Plein(s) écran(s), du 1er au 8 décembre. La page FB du festival sera celle-ci: https://www.facebook.com/pleinsecrans/

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