FNC: les choix du dimanche 11 octobre

Much Loved... (PHOTO FOURNIE PAR LE FNC)

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Much Loved

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La Presse

Quelques titres phares présentés aujourd'hui.

Much Loved, de Nabil Ayouch

Suivant le parcours de quatre prostituées dans les rues de Marrakech, le cinéaste Nabil Ayouch propose un regard tendre sur leur existence, sans pour autant porter de jugement sur leur travail. Au passage, il dénonce l'ostracisme dont sont frappées les prostituées, tant par leurs clients que par leurs familles. Filmé avec une caméra nerveuse et à un rythme d'enfer, Much Loved donne la constante impression que les filles s'en vont, soir après soir, à la guerre. Ce qui n'est pas loin de la réalité, compte tenu de leurs conditions sociales et de la tension dans laquelle elles vivent. Si les scènes de sexe demeurent en retenue, le langage, souvent ordurier, est quant à lui frontal, presque trop, même. Much Loved est une fiction qui nous montre aussi le côté très sombre du tourisme sexuel. Et si trois des quatre comédiennes principales n'avaient jamais joué à l'écran, le travail de préparation en amont se traduit par des performances convaincantes.

*** 1/2

Cet après-midi, 13 h, au Quartier latin

Fatima, de Philippe Faucon

Lancée à la Quinzaine des réalisateurs, cette production française, dans laquelle le Québec a aussi participé sur le plan technique et financier, relate le parcours d'une quadragénaire d'origine marocaine, prête à tout afin que ses deux filles puissent accéder à une éducation en France. Sans aucun pathos, Philippe Faucon brosse le portrait d'une femme discrètement courageuse, devant laquelle se dresseront bien entendu les écueils inévitables. Fatima, qui fait des ménages pour gagner sa vie, devra affronter le petit racisme ordinaire (une patronne laisse volontairement traîner de l'argent pour voir ce que Fatima en fera), la fracture générationnelle avec ses filles, parfaitement intégrées, et apprendre à vivre dans une société dont elle ne maîtrise pas la langue. Une belle délicatesse, teintée d'une bonne dose d'humanité, traverse ce beau film de part en part. 

*** 1/2

Ce soir, 19 h, au Cinéma du Parc

La loi du marché, de Stéphane Brizé

À 51 ans, au chômage depuis quelques mois, Thierry est en recherche d'emploi et subit le cortège de petites et grandes humiliations qui accompagne la démarche. Il se retrouve finalement agent de sécurité dans un magasin à grande surface, dont le mandat est d'épingler ceux qui font du vol à l'étalage. Qu'il s'agisse de petits larcins faits par des clients, ou même de transactions frauduleuses de la part d'employés qui ne peuvent joindre les deux bouts avec leur salaire de misère, Thierry doit faire un rapport. Et tenter de survivre malgré ce boulot qu'il déteste à l'évidence. Stéphane Brizé (Mademoiselle Chambon, Quelques jours de printemps) s'engage ainsi à raconter le parcours d'un homme en quête de dignité. Au passage, il expose la cruauté d'un certain milieu de travail, sans militantisme, sans claironner son indignation. La charge n'en devient que plus forte. Rappelons que la magnifique performance de Vincent Lindon a été gratifiée d'un prix d'interprétation au Festival de Cannes.

*** 1/2

Cet après-midi, 15 h, à l'Auditorium Alumni de l'Université Concordia

The Assassin, de Hou Hsiao-hsien

L'éminent cinéaste taïwanais Hou Hsiao-hsien s'attaque au genre du film d'arts martiaux en évoquant une histoire campée dans la Chine du IXe siècle, sur laquelle règne alors la dynastie des Tang. D'emblée, il faut enlever ici de son esprit l'image de film d'action qu'on associe habituellement au genre. The Assassin est un film contemplatif, d'une beauté picturale saisissante, résultat d'un véritable travail d'orfèvre. Chaque plan est minutieusement composé. Éclairages, décors, costumes, tout l'aspect artistique du film relève du sublime. En revanche, le cinéaste n'engage guère le spectateur sur le plan narratif.

***

Ce soir, 17 h 30, à l'Auditorium Alumni de l'Université Concordia

Quiz cinéma

Pour le tout premier «Quiz cinéma» de son histoire, le FNC entend reproduire l'ambiance conviviale, légèrement compétitive, et même un peu nerd des soirées de quiz qu'on retrouve dans les bars de Montréal. Ce quiz, divisé en trois rondes (visuelle, anecdotique et musicale), sera animé par Julien Del Busso, flanqué de notre collègue Jozef Siroka. Une nouvelle tradition serait-elle née?

Ce soir, 20 h, à l'Agora Hydro-Québec du Coeur des sciences de l'UQAM

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