Okja: une grosse caricature, ** 1/2

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Après The HostMother et Snowpiercer, le cinéaste coréen Bong Joon-ho propose la production la plus ambitieuse de sa carrière, une espèce de fable écologique altermondialiste, trop caricaturale pour être vraiment prise au sérieux.

Okja... (Imafe fournie par Netflix) - image 1.0

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Okja

Imafe fournie par Netflix

Sans trop cerner à qui il s'adresse, le cinéaste, qui signe lui-même le scénario (Jon Ronson s'est chargé de l'adaptation en langue anglaise), emprunte un ton bon enfant et simpliste, tout en intégrant à son récit quelques scènes plus « intenses », devant lesquelles le plus jeune public risque de détourner le regard.

Okja, du nom de l'animal génétiquement modifié dont s'est occupé Mija pendant 10 ans, est cependant ponctué de quelques morceaux de bravoure sur le plan de la mise en scène.

Cela dit, le talent de Tilda Swinton est un peu gâché ici, mais pas autant que celui de Jake Gyllenhaal, carrément gaspillé à la faveur d'un personnage aussi raté que ridicule. Tout est ici dessiné à gros traits, diluant du même coup la pertinence du message anti-grandes entreprises que le cinéaste tente de faire passer. Dommage.

Lancé au Festival de Cannes, où il concourait pour la Palme d'or, Okja est présenté chez nous en exclusivité sur le service en ligne Netflix.

Okja, de Bong Joon-ho. Avec Tilda Swinton, Paul Dano, Ahn Seo Hyun, Jake Gyllenhaal, 1h58min




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