Personal Shopper: brillamment bizarre ***1/2

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Sonia Sarfati
La Presse

Synopsis: Maureen (Kristen Stewart) court les boutiques de luxe parisiennes et londoniennes pour une personnalité en vue. Ce boulot lui permet de rester à Paris, près d'une maison où son jumeau est mort. Car ils ont passé un pacte: le premier qui meurt tente d'entrer en contact avec l'autre. Maureen «sent» la présence de Lewis. Puis commence à recevoir de mystérieux textos. Communication avec l'au-delà? Harcèlement? Démence?

Personal Shopper... (Image fournie par la production) - image 1.0

Agrandir

Personal Shopper

Image fournie par la production

Personal Shopper, deuxième collaboration, après Clouds of Sils Maria, d'Olivier Assayas (brillant) avec Kristen Stewart (hallucinante), n'est pas un film pour qui aime que le rideau tombe une fois un point placé sur chaque «i». Dans cette oeuvre couronnée du Prix de la mise en scène à Cannes, les points d'interrogation et de suspension l'emportent sur le final.

Au croisement de plusieurs genres (drame psychologique, film de fantômes, thriller, intrigue policière), ce qui risque de ne pas satisfaire les puristes de l'un ou des autres, bien qu'ils soient tous abordés avec superbe, ce long hors catégorie, anxiogène au possible, visuellement élégant, est porté par une actrice qui grandit de rôle en rôle.

Oubliez la Kristen Stewart des Twilight, c'était un malentendu. Pensez Into the Wild, On the Road, American Ultra, Café Society, Still Alice et, encore, Sils Maria - qui lui a valu le César de la meilleure actrice dans un second rôle.

Ici, dans une scène, il émane d'elle la vulnérabilité et le désarroi de Maureen, peut-être son déséquilibre (et si elle imaginait les manifestations surnaturelles dont elle est témoin?). Dans la suivante, son débit rapide, son langage «carré», ses demandes brusques font apparaître son efficacité au travail et sa distance, son indifférence par rapport à ce et ceux qui l'entourent.

Elle est mieux avec la seule présence de ses fantasmes (se glisser dans les tenues qu'elle achète pour Kyra), de son deuil ou encore de bouquins sur l'art ‒ fascinantes parenthèses sur l'artiste et spirite Hilma af Klint ou encore sur Victor Hugo au temps de Jersey et des tables tournantes. L'art comme une fenêtre donnant sur l'inexpliqué, l'inexplicable. Et si c'était cela, Personal Shopper?

Personal Shopper. Drame psychologique d'Olivier Assayas. Avec Kristen Stewart, Lars Eidinger, Sigrid Bouaziz. 1h45.




publicité

publicité

Les plus populaires : Cinéma

Tous les plus populaires de la section Cinéma
sur Lapresse.ca
»

publicité

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer