Assassin's Creed: arrêtez ça! **

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Sonia Sarfati
La Presse

L'histoire: Condamné à mort, Callum, descendant des Assassins, est kidnappé par l'ordre des Templiers. Depuis des siècles, ces derniers, ennemis jurés des premiers, cherchent la pomme du jardin d'Éden qui contient le germe de la désobéissance humaine. En contrôler le pouvoir permettrait d'asservir l'humanité. Or, l'objet a été vu pour la dernière fois en 1492, en Espagne, entre les mains de l'ancêtre de Callum. Lequel va retourner virtuellement dans le passé afin de retrouver le fruit défendu.

«N'essayez même plus!», a-t-on envie de crier après le visionnement d'Assassin's Creed. Parce que s'il y a eu pire ratage dans la lignée (maudite) des adaptations de jeux vidéo, celui-ci était accompagné d'un certain espoir. Après tout, Michael Fassbender y était en vedette tout en y agissant comme producteur. À ses côtés, sa covedette de Macbeth, Marion Cotillard. Et devant eux, leur réalisateur, Justin Kurzel.

La signature visuelle (très belle et sombre) de ce dernier est présente ici, et elle est l'un des seuls points positifs de ce malheureux dérapage, avec le fait que, dans un effort de crédibilité, les scènes se déroulant dans le passé, en Espagne, sont livrées en espagnol avec sous-titres. Bon, d'accord, certains ajouteront au rang des «plus» le moment où Fassbender, sans raison aucune, arrache son t-shirt pour jouer, à moitié nu, le reste de la «partie».

Ce n'est pas assez pour parer l'absence de scénario et les dialogues ineptes sortis de la boîte à outils de trois scénaristes, dont Adam Cooper et Bill Collage - qui ont signé, avec le premier volet d'Allegiant, la mort de la saga Divergent (laquelle n'allait déjà pas très fort).

Assassin's Creed... (Photo fournie par 20th Century Fox) - image 2.0

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Assassin's Creed

Photo fournie par 20th Century Fox

Bref, on a droit à une série de combats (très esthétiques) et de moments cools (!) «je rabats ma capuche sur ma tête avant de me battre», entrecoupés de scènes explicatives n'ayant ni queue (de pomme) ni tête.

Assassin's Creed, répétons-le, n'est pas ce qui s'est fait de pire dans le genre. Mais, porteur d'espoir (comme Warcraft de Duncan Jones, qui l'a précédé), il enfonce le dernier clou dans le cercueil d'un genre qui n'aurait peut-être jamais dû exister. Parce que jouer n'est pas (juste) regarder.

* *

Assassin's Creed (V.F.: Assassin's Creed). Film fantastique de Justin Kurzel. Avec Michael Fassbender, Marion Cotillard, Jeremy Irons. 1h55.

> Consultez l'horaire du film




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