War Dogs : quand la réalité dépasse la fiction !

La PresseMarc-André Lussier 3/5

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Todd Phillips nous ferait-il le même coup qu'Adam McKay l'an dernier ? À l'instar du réalisateur deu film The Big Short, qui s'est rendu aux Oscars après avoir aligné une série de comédies légères, le signataire de The Hangover, spécialisé dans la comédie salace, propose ici un film fort intéressant, qui met en lumière avec brio un aspect méconnu du marché de la guerre.

Affiche de War Dogs... (IMAGE FOURNIE PAR WARNER BROS.) - image 1.0

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Affiche de War Dogs

IMAGE FOURNIE PAR WARNER BROS.

L'histoire de War Dogs fait partie de celles qu'on aurait du mal à croire - même au cinéma - si elles n'étaient pas tirées de faits vécus. Le scénario a en effet été inspiré d'une véritable affaire, révélée en 2011 par le magazine Rolling Stone.

Miles Teller et Jonah Hill prêtent ainsi leurs traits à David Packouz et Efraim Diveroli, deux amis d'enfance qui, il y a une dizaine d'années, ont profité d'une faille dans le système fédéral pour monter une affaire de trafic d'armes pendant la guerre en Irak. Sans aucune expérience dans le domaine, les deux jeunes hommes - dans la vingtaine - parviennent à déjouer le système mis en place par l'administration de George W. Bush en répondant à des appels d'offres issus du ministère de la Défense, destinés aux petites entreprises. Ils s'enrichissent assez rapidement. Du moins, au début. Un épisode au cours duquel ils doivent eux-mêmes livrer de la marchandise à un colonel américain basé à Bagdad se révèle d'ailleurs fort divertissant à cet égard.

Leur affaire tourne toutefois au couac le jour où ils décrochent un immense contrat, d'une valeur de 300 millions. Leur mission est alors de fournir des munitions à l'armée afghane, rien de moins. Pour ce faire, ils devront transiger avec des individus plus ou moins recommandables. Et franchir les limites de la légalité.

D'une histoire en apparence plutôt sombre, Todd Phillips tire un film très dynamique, souvent drôle et teinté d'ironie. Un peu comme l'ont fait avant lui Martin Scorsese avec The Wolf of Wall Street ou David O. Russell avec American Hustle, le réalisateur profite de l'occasion pour montrer l'envers du décor et mettre en lumière l'aspect inédit d'un milieu.

Le show de Jonah Hill

Le récit mise aussi beaucoup sur la relation d'amitié liant les deux jeunes hommes. Miles Teller tire habilement son épingle du jeu dans le rôle du garçon plus sage qui se laisse entraîner dans les plans de son copain.

Cela dit, War Dogs appartient au toujours formidable Jonah Hill.

Dès qu'il apparaît pour une première fois, alors que son personnage revient à Miami après des années d'absence à la faveur de funérailles, le spectateur n'en a plus que pour lui. À la fois cabotin, ambigu, chaleureux et attachant, Hill trouve toujours la juste note, sans jamais tomber dans les excès.

Le fantasme de déjouer un système étant toujours réjouissant, le tour de force du film réside aussi dans le fait qu'on applaudisse presque aux exploits de ces escrocs. Mais qu'on se rassure, la morale sera sauve.

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War Dogs (V.F. : Chiens de guerre)

Comédie dramatique de Todd Phillips, 1 h 54

Avec Miles Teller, Jonah Hill, Bradley Cooper

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