Finding Dory: déjà-vu ***

La PresseMarc Cassivi 3/5

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Dans Finding Nemo (Trouver Nemo), Doris, un poisson-chirurgien bleu à la mémoire défaillante, et Marin, un papa poisson-clown, faisaient équipe pour nager au secours du fils unique de ce dernier, Nemo. C'était en 2003, et un nouveau classique du cinéma d'animation pour la famille venait de naître, gracieuseté de Pixar.

Quelque 13 ans plus tard, le réalisateur Andrew Stanton remet ça avec Finding Dory (Trouver Doris), dont l'action est campée quelques mois après le sauvetage in extremis de Nemo dans l'aquarium d'un dentiste de Sydney. Cette fois, c'est Doris, oublieuse de nature (profonde), qui s'égare dans les méandres de l'océan, à la recherche de ses parents, dont le lointain souvenir vient de remonter à la surface.

Elle a une mémoire de poisson, mais compense avec une détermination à toute épreuve. Quittant les eaux tropicales où elle a élu domicile pour un pèlerinage vers l'inconnu, Doris s'aventure jusqu'en Californie, au gré d'évocations, de bribes et de contours d'une mémoire très floue. Cela avec l'aide de Nemo et au grand dam de Marin, craintif (lui aussi de nature profonde) qui ne voit pas ces nouvelles pérégrinations d'un bon oeil.

Des airs de réchauffé

Dans cette quête du passé, agrémentée de flash-back, Doris le poisson-chirurgien est cette fois davantage en vedette que Nemo le poisson-clown. Mais on a tout de même, comme Doris (excellente Anne Dorval dans la version française doublée au Québec), l'impression de déjà-vu. L'aventure a des airs de réchauffé, les obstacles sous-marins sont semblables.

Finding Dory... (Image fournie par Disney) - image 2.0

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Finding Dory

Image fournie par Disney

Les dangers ont beau ne pas être les mêmes - les personnages secondaires ont changé -, l'ensemble manque malheureusement d'originalité (comparativement à ce que Pixar nous a offert dans le passé).

C'est Pixar avec une bonne dose de Disney. Moins inventif, et moins satirique, que l'épisode originel ou que le récent Inside Out. Plus «familial», disons, avec morale fleur bleue à la clé. L'animation reste, comme toujours, à l'avant-garde, la mise en scène d'une grande fluidité, et il fait plaisir de retrouver ces très sympathiques personnages - ainsi que de nouveaux protagonistes, en particulier une pieuvre bourrue qui craint le large. Malgré un scénario mince comme une carpe, prévisible et sans grands coups d'éclat, Finding Dory reste bien sûr un divertissement de qualité, charmant et amusant, qui fera un tabac.

* * *

FILM D'ANIMATION. Finding Dory (V.F.: Trouver Doris). D'Andrew Stanton et Angus MacLane. 1h43.

> Consultez l'horaire du film

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