Into the Forest: Apocalypse peu convaincante... **1/2

La PresseMarc-André Lussier 2/5

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Patricia Rozema a conquis le monde du cinéma grâce à I've Heard the Mermaids Singing (Le chant des sirènes). Depuis ce premier long métrage, réalisé il y a près de 30 ans, la cinéaste canadienne a fait des choix plutôt éclectiques en abordant différents genres. Entre l'adaptation d'un roman classique de Jane Austen (Mansfield Park) et un film destiné à un public familial (Kit Kittredge : An American Girl), sans oublier plusieurs réalisations épisodiques pour la télé, le fil conducteur de l'oeuvre reste un peu difficile à trouver.

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Into the Forest, de Patricia Rozema

Image fournie par Elevation Pictures

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Evan Rachel Wood et Ellen Page incarnent deux sœurs dans Into the Forest de Patricia Rozema.

Photo fournie par Elevation Pictures

Encore une fois, la cinéaste brouille les pistes en portant à l'écran un roman d'anticipation de Jean Hegland, campé dans un futur très proche. Dans Into the Forest (Dans la forêt), lancé l'an dernier au Festival de Toronto, Ellen Page et Evan Rachel Wood interprètent deux soeurs qui doivent apprendre à réorganiser leur existence au lendemain de ce qui est, ni plus ni moins, une forme d'apocalypse.

Là se situe d'ailleurs la principale faiblesse du récit. 

Pendant toute la durée du film, le spectateur sera invité à accepter d'emblée la situation pour le moins improbable dans laquelle les protagonistes sont coincées.

La belle demeure isolée en forêt qu'habitent les deux jeunes femmes avec leur père (Callum Keith Rennie) est en effet soudainement plongée dans le noir. Or, cette panne se révèle permanente. Les causes sont plutôt floues (on laisse entendre qu'il y aurait eu une attaque terroriste), mais il semble que cette panne d'énergie et de ressources atteint tout le continent.

Entre deux eaux

Into the Forest se transforme alors rapidement en huis clos, d'autant que les deux femmes se retrouvent seules, isolées dans leur maison, à devoir affronter un monde dans lequel, semble-t-il, il n'existe plus aucun gouvernement, ni forces de l'ordre, ni aucune forme d'organisation sociale. La pénurie d'essence, ou de toute autre source d'énergie, est aussi totale. Bref, on nous propose ici une sorte de Mad Max intimiste planté dans le décor de l'Okanagan.

L'ensemble se maintient toutefois entre deux eaux : pas assez frissonnant pour satisfaire les grands amateurs de films de genre ; trop improbable pour s'ancrer dans les arcanes d'un vrai drame psychologique. Le récit aurait sans doute pu emprunter une direction plus intéressante si la relation entre les deux frangines était marquée par une singularité quelconque, mais il n'en est rien.

Au bout du compte, il reste les performances des deux actrices, dont la qualité dépasse de loin celle du matériel qu'elles ont à défendre, ainsi que le talent certain de la réalisatrice pour créer une atmosphère anxiogène.

Cela dit, cette promenade dans les bois ne passera pas à l'histoire.

Into the Forest (V.F. : Dans la forêt) **1/2. De Patricia Rozema.Avec Ellen Page, Evan Rachel Wood, Max Minghella. 1 h 41.

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