Critique

Une famille à louer: L'amour a ses raisons **1/2

La PresseLuc Boulanger 2/5

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Cinq ans après Les émotifs anonymes, Benoit Poelvoorde est à nouveau dirigé par Jean-Pierre Améris dans une comédie sociale et romantique, Une famille à louer. Mais cette fois, la critique a été plus dure avec ce film sorti l'été dernier en France et qui prend l'affiche aujourd'hui au Québec.

Entre la peur et l’envie de se lier... (Photo fournie par StudioCanal) - image 1.0

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Entre la peur et l’envie de se lier aux autres, Paul-André (Benoit Poelvoorde )va se laisser attendrir par Violette (Virginie Efira), jeune femme énergique et lumineuse malgré ses déboires.

Photo fournie par StudioCanal

D'accord, cette comédie au scénario invraisemblable et aux situations prévisibles n'invente rien. Le réalisateur et scénariste puise dans un sujet mille fois visité : la famille. Or, au final, l'air de rien et sans prévenir, cette histoire aux allures de conte nous touche par sa délicatesse et sa sensibilité.

Paul-André (Poelvoorde) est un drôle de type timide, déprimé et introverti. Malgré sa richesse, il vit seul avec son majordome (François Morel) et s'ennuie profondément. Violette (Virginie Efira, 20 ans d'écart) est une mère seule sans le sou qui élève ses deux enfants avec l'énergie des survivants. Prise à voler (un poulet) dans un supermarché, elle deviendra un symbole de mère courage qui vole pour nourrir ses enfants. En voyant Violette aux actualités, Paul-André va rentrer en contact avec la femme pour lui proposer un contrat : louer sa famille contre le rachat de ses dettes !

Comme dans plusieurs comédies romantiques, Améris se sert des contrastes, autant du milieu social que des personnalités des protagonistes, afin d'illustrer les différences entre les modes de vie de Violette et de Paul-André. 

En entrevue, le réalisateur a dit s'être inspiré d'Erin Brockovich pour créer le personnage de Violette, « une héroïne un peu extravagante, oscillant entre grâce et vulgarité ». Tandis que Paul-André est un homme sobre, cultivé (amateur de Tchaïkovski) et à cheval sur les principes.

Deux personnages aux antipodes qui, bien sûr, franchiront tous les obstacles et toutes les embûches pour mieux se rapprocher. Entre la peur et l'envie de se lier aux autres, Paul-André va se laisser attendrir par Violette, jeune femme énergique et lumineuse malgré ses déboires.

Dans le rôle du personnage inhibé, complexé, à la fois délicat et maladroit, Benoît Poelvoorde titre bien son épingle du jeu. Violette est interprétée avec fraîcheur par Virginie Efira, mère aimante et proche de ses enfants, tous deux excellents. Certaines scènes sont farfelues, et les personnages secondaires sont des esquisses. On sourit plus que l'on ne rit franchement. Mais on finit par oublier les grosses ficelles du scénario et les facilités du récit pour succomber au charme discret de cette comédie sur la quête du bonheur. À la fin, Jean-Pierre Améris, avec sa tendresse, nous fait presque croire à ces utopies sentimentales et sociales dans son film où l'amour a raison de la société.

Une famille à louer**1/2. De Jean-Pierre Améris. Avec Benoît Poelvoorde et Virginie Efira. 1h37.




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