The Boss: prévisible... **

La PresseMarc-André Lussier 2/5

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Sous la direction de Ben Falcone, aussi coscénariste et son mari à la ville, Melissa McCarthy avait déjà tourné Tammy, un film éminemment oubliable. On pourra malheureusement en dire autant de The Boss, une sorte de prolongement d'un sketch que l'humoriste ultradouée avait déjà créé il y a des années.

L'idée de départ était bonne, pourtant. Melissa McCarthy, qui a notamment fait sa marque dans les films de Paul Feig (Bridesmaids, The Heat, Spy), se glisse dans la peau de Michelle Darnell, une femme d'affaires sans foi ni loi, aux yeux de laquelle la seule valeur d'une personne se mesure à l'épaisseur du portefeuille. Sorte de gourou de la finance déguisée en madame rock star, autoproclamée «au 47e rang des femmes les plus riches d'Amérique», elle donne aussi des conférences son et lumière dans de grands amphithéâtres remplis à craquer, fréquentés par des gens qui veulent apprendre tous les secrets qui mènent à la richesse.

Mais cette caricature ambulante de Suze Orman est très vite rattrapée par celle de Martha Stewart. Accusée de délit d'initié par un rival avec qui elle a déjà vécu une histoire (Peter Dinklage), la dame se retrouve à l'ombre pendant six mois.

À sa sortie de prison, dépossédée de tous ses avoirs, Michelle ne peut faire autrement que de solliciter l'aide de son ancienne assistante (Kristen Bell), auprès de qui elle trouve refuge. C'est en accompagnant la fillette de cette dernière à une réunion scolaire que l'entrepreneure trouvera un moyen de se refaire. Elle transformera une modeste vente de brownies, destinée d'abord à financer les activités parascolaires, en véritable opération de marketing. Non sans laisser - on s'en doute - bien des dégâts sur son passage.

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Une comédie mal assumée

Melissa McCarthy est l'une des personnalités les plus drôles du moment. Sa façon de rendre ses répliques et sa capacité de rendre encore efficaces les gags les plus éculés du répertoire de l'humour slapstick font en sorte qu'elle arrive quand même à atteindre la cible par moments.

L'ennui, dans ce cas-ci, est que ce talent hors normes est mis au service d'une comédie archi-prévisible, qui a du mal à assumer sa véritable nature.

Car, bien sûr, cette pauvre femme abandonnée dans l'enfance, qui a construit son empire en faisant fi de toute morale, reprendra contact avec sa propre humanité dans sa nouvelle famille d'accueil. L'humour repose aussi essentiellement sur des vulgarités en tous genres.

Et le dernier acte, un combat à l'épée sur le toit d'un gratte-ciel de Chicago, tombe à plat.

The Boss constitue bien la preuve que le talent brut d'une star de la comédie ne suffit pas. Encore faut-il bien l'encadrer.

* * 

COMÉDIE. The Boss (V.F. La Patronne). De Ben Falcone. Avec Melissa McCarthy, Kristen Bell et Peter Dinklage. 1h39.

> Consultez l'horaire du film

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