Boy and the World: le monde vu par les yeux d'un enfant ***

La PresseCatherine Schlager 3/5

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Au premier abord, Boy and the World, deuxième long métrage d'animation du réalisateur brésilien Alê Abreu, peut paraître déconcertant. Le film d'animation finaliste aux Oscars s'ouvre en effet avec des cercles de couleurs vives se superposant les uns aux autres pour former des mandalas, formes géométriques et autres motifs dans un tourbillon joliment coloré, mais totalement abstrait.

Il faut patienter une bonne quinzaine de minutes avant que les images sans dialogues commencent à avoir du sens. Et que cette fable racontant la quête d'un garçon qui part à la recherche de son père aux quatre coins du monde commence à susciter l'adhésion du spectateur.

Pendant près d'une heure et demie, on suivra le garçonnet au chandail rayé rouge et aux pommettes saillantes sur les traces de son paternel. Et ce qu'il découvrira ne sera pas toujours agréable. Le réalisateur critique ici l'industrialisation en montrant ses conséquences sur l'environnement, dénonce la guerre et la violence et surligne à gros traits la déforestation. Beaucoup (trop) de thèmes abordés en si peu de temps.

Alê Abreu, qui a travaillé sur son oeuvre pendant cinq ans, utilise différentes techniques d'animation: collages, peintures, illustrations avec crayons, pastels, stylos à bille, feutres.

Les couleurs sont éclatantes, le résultat est superbe.

Au premier abord, Boy and the World,... (IMAGE FOURNIE PAR GKIDS) - image 2.0

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La ligne se fait souvent verticale (les personnages rencontrés par le garçon sont grands et maigres), plus rarement courbe (lors d'une tempête tout en mouvement et en musique sur un radeau en mer). On sent même l'influence du cinéma expressionniste allemand et des toiles du peintre Gustav Klimt lorsque l'enfant gravit un escalier aux perspectives obliques avec des maisons aux fenêtres illuminées.

Le cinéaste utilise intelligemment toutes les composantes du langage cinématographique (le gigantisme d'un avion en contreplongée, un travelling sur la mécanique d'une chaîne de production en usine) pour rendre son récit visuellement dynamique. Malheureusement, l'absence de paroles, que le cinéaste a voulu compenser par des bruits de toutes sortes et une musique de circonstance, rend le récit parfois ennuyant. Dommage.

La présentation de Boy and the World est précédée du court métrage québécois Sonámbulo de Théodore Ushev, finaliste dans la catégorie Meilleur court métrage d'animation au Gala du cinéma québécois.

* * *

Film d'animation sans dialogues. Boy and the World (V.F.: Le garçon et le monde). D'Alê Abreu. 1h20.

Consultez l'horaire du film

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