Point Break: du spectacle mais pas de cinéma **

Point Break... (PHOTO FOURNIE PAR WARNER BROS.)

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Point Break

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La PresseMarc-André Lussier 2/5

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Lors de l'entretien qu'il nous a accordé, Édgar Ramírez disait avoir du mal à parler de cette nouvelle mouture de Point Break en termes strictement cinématographiques. Qu'il s'agissait là davantage pour lui - et pour tous les membres de l'équipe aussi, présume-t-on - d'une expérience de vie. Et c'est bien là le problème.

Truffé de scènes spectaculaires tournées dans quelques-uns des endroits naturels les plus impressionnants du monde, ce Point Break 2015 aurait mieux fait d'assumer parfaitement sa volonté d'en mettre plein la vue et d'aligner seulement les scènes d'action à la manière d'un reportage. On aurait alors pu tout simplement se concentrer sur les exploits grandioses de tous les champions de sports extrêmes qui, chacun dans sa discipline, s'exécutent ici à titre de cascadeur, sans devoir tenter de ficeler tout cela avec des éléments scénaristiques auxquels on ne croit jamais.

Le long métrage original, réalisé en 1991 par Kathryn Bigelow, n'était pas certes pas un grand film, mais il est tout de même passé à l'histoire grâce à son caractère plus inusité, de même que grâce à la complicité qu'affichaient alors Keanu Reeves et Patrick Swayze.

Cette nouvelle version, produite au coût de 100 millions, se prend terriblement au sérieux. Et martèle lourdement un message écologiste qui, dans ce contexte, a du mal à se faire valoir de façon crédible.

La base de l'histoire reste la même, mais on lui donne cette fois une envergure internationale. Et politique.

Johnny Utah (Luke Bracey reprend le rôle créé par Keanu Reeves) est un champion de motocross qui, un jour, décide par conviction de grossir les rangs du FBI. Il est chargé d'infiltrer un groupe d'athlètes, spécialisés dans les sports extrêmes, soupçonné d'être à l'origine de braquages spectaculaires perpétrés un peu partout dans le monde.

Huit épreuves périlleuses et insensées

La complicité avec Bodhi, le charismatique chef de la bande (Édgar Ramírez reprend le rôle créé par Patrick Swayze), s'établira lors d'une épreuve de surf qui a lieu en France, au large de Biarritz. Dès lors, l'intégration au sein du groupe semble pouvoir être possible. C'est alors qu'Utah découvre toutefois que ces athlètes ultraperformants, dopés à l'adrénaline, transgressent la loi au nom d'une justice sociale plus grande, d'une conscience écologique accrue et du devoir de « redonner à la nature ». Pour ce faire, ils se mettent en tête de réaliser dans différents endroits dans le monde une série de huit épreuves aussi périlleuses qu'insensées. Snowboard au sommet du mont Blanc, escalade à mains nues, chute libre, vol plané et autres activités du même genre figurent à leur programme.

L'ennui, c'est que les dialogues sont simplistes. La trame narrative est dessinée à très gros traits et les comédiens semblent laissés à eux-mêmes. Le réalisateur Ericson Core, qui signe aussi la direction photo, est assurément un technicien hors pair, mais il n'y a finalement guère de cinéma dans son feu d'artifice. Dommage.

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Film d'action réalisé par Ericson Core. Avec Luke Bracey, Édgar Ramírez, Teresa Palmer, Ray Winstone. 1 h 54.

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