Mylène St-Sauveur parmi les fées

Après avoir défendu le premier rôle de la série télé Hubert et Fanny, Mylène St-Sauveur présente la comédie franco-québécoise Un jour mon prince, dans laquelle elle interprète une fée qui doit trouver un prince pour réveiller la Belle au bois dormant.

À la manière des films de Pixar, Un jour mon prince s'adresse aux jeunes comme à leurs parents. «Les adultes vont dénoter le deuxième sens, alors que les enfants vont être happés par la magie», explique Mylène St-Sauveur, que les spectateurs ont vue au petit écran dans L'heure bleue, Complexe G et Le chalet, et au cinéma dans Sur le rythme et Embrasse-moi comme tu m'aimes.

Dans le monde des baguettes magiques, des robes ballons, des châteaux, des personnages féeriques comme Puck et la reine Titiana, un drame se vit. Si la Belle au bois dormant ne se réveille pas bientôt, le royaume des fées disparaîtra. Il faut trouver le prince qui réussira à la sortir de son sommeil grâce à un doux baiser. Les deux fées québécoises (Mylène St-Sauveur et Sarah-Jeanne Labrosse) sont ainsi envoyées à Paris pour le trouver.

«Je ne connais pas une comédienne qui aurait dit non à deux mois de tournage en France dans des châteaux et avec des ailes!»

Plus sérieusement, l'actrice de 28 ans raconte le plaisir qu'elle a eu à tourner ce film qu'elle décrit comme «une bulle de champagne». La réalisatrice Flavia Coste avait d'abord fait passer en audition des Françaises pour les deux rôles principaux, avant de se tourner vers les actrices québécoises «parce qu'elle cherchait une énergie différente».

«Nous ne sommes pas habitués de voir ce type de films ici. On mixe les genres [la comédie et les contes de fées], on voit des Français et des Québécois... C'est bien de créer des liens avec nos collègues d'Europe. À mon sens, nous avons besoin de ces coproductions-là. On crée des films qui sont différents, on essaie de nouveaux genres. Et en ayant des budgets plus importants, nous pouvons faire des trucs d'époque, avec de nouveaux paysages et décors», dit la comédienne, qui a joué l'automne dernier sur les planches du TNM dans Vu du pont d'Arthur Miller.

Même si elle a l'habitude des rôles dramatiques, comme dans Destinées ou L'heure bleue, elle affirme ne pas avoir pris à la légère son rôle dans Un jour mon prince. Elle a d'ailleurs perdu 15 livres pour interpréter la fée Mélusine et s'est remise sérieusement à la danse pour jouer ce «personnage très femme-enfant, élégante, gracieuse et aérienne».

«Je ne prends aucun rôle de haut, ce ne serait pas une bonne manière de travailler. Pour moi, il n'y a pas de petit film. Des fois, on entend ça au Québec: je joue dans un petit film, une petite série, c'était un travail avec une petite équipe. Nous avons tout le temps tendance à rabaisser, comme si ce qu'on faisait n'était pas important. Mais non! Chaque genre a sa place. Ce film-là [Un jour mon prince] va trouver son public», affirme Mylène St-Sauveur.

Sarah-Jeanne Labrosse et Mylène Saint-Sauveur dans Un jour mon prince ... (Photo fournie par Christal Films) - image 2.0

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Sarah-Jeanne Labrosse et Mylène Saint-Sauveur dans Un jour mon prince 

Photo fournie par Christal Films

L'après-Fanny

L'actrice n'est pas prête à dire que son rôle dans la série télé Hubert et Fanny, diffusée à Radio-Canada, fut le plus important de sa carrière.

«Personnellement, je le vois comme une autre étape. Peut-être que, dans la tête des gens, il y a eu un avant et un après Hubert et Fanny, mais personnellement, j'étais déjà habituée de me faire reconnaître dans la rue et d'avoir cette proximité-là avec le public», dit-elle.

Un des sujets chauds dans le milieu artistique est l'équité salariale entre les hommes et les femmes. Cette semaine, Netflix a d'ailleurs compensé l'inégalité salariale entre deux personnages de la série The Crown, soit ceux interprétés par Claire Foy et Matt Smith.

Questionnée à ce propos, Mylène St-Sauveur affirme que c'est un sujet important qu'elle ne prend pas à la légère: «C'est important de la demander [l'équité salariale]. Sur Hubert et Fanny, Thomas [Beaudoin] et moi avons fini par nous en parler. Je préfère ne pas vous dévoiler la conversation sans avoir consulté Thomas, mais cela dit, je suis bien servie parce que j'ai un bon agent qui se préoccupe de mes intérêts et qui comprend que c'est important.»

Ce n'est pas parce qu'elle joue une fée qui peut changer un homme en crapaud ou en chameau que Mylène St-Sauveur n'a pas les deux pieds sur terre et qu'elle ne prend pas sa carrière (très) au sérieux. «Je fais toujours ce métier pour les mêmes raisons: je veux être une artiste avant d'être une vedette. Pour moi, il y a une très grande différence entre ces deux mots. J'admire la force de caractère des artistes qui cherchent à évoluer et à grandir.»

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Un jour mon prince est à l'affiche.




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