Bobby Cannavale: un mentor nommé Al Pacino

Bobby Cannavale dans une scène de Danny Collins.... (Photo: Bleecker Street Media/Remstar)

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Bobby Cannavale dans une scène de Danny Collins.

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Sonia Sarfati
La Presse

(Los Angeles) Bobby Cannavale, qui en a ébloui plus d'un dans The Station Agent de Thomas McCarthy et inquiété d'autres par sa prestation dans la série Boardwalk Empire, a voulu devenir acteur, très jeune, pour suivre les traces d'Al Pacino. Être un comédien italo-américain à New York City. À l'écran peut-être, mais aussi, et surtout, sur les planches.

Paradoxalement, les deux hommes - père et fils dans Danny Collins - ne s'étaient jamais rencontrés avant la cérémonie des Tony Awards, en 2011. Ils étaient tous les deux en nomination pour le prix du meilleur acteur. Bobby Cannavale pour sa prestation dans The Motherfucker with the Hat, Al Pacino pour sa performance dans The Merchant of Venice.

«Nous étions assis côte à côte. Je me suis présenté... et j'ai plongé: je l'ai invité à venir voir ma pièce», raconte l'acteur lors d'une entrevue a accordée à La Presse. Une bouteille à la mer, quoi. Mais lancée dans la bonne direction. La semaine suivante, Al Pacino était parmi le public. Et une fois le rideau tombé, dans la loge de Bobby Cannavale.

«Il est resté pendant une heure et demie et m'a posé question après question. Sur ma formation, sur ma famille, sur les pièces que j'aime et celles que je n'aime pas. Il n'a pas parlé de lui, il voulait tout savoir de moi. J'ai été surpris par son degré de curiosité et par son intensité», poursuit le comédien.

Qui a bientôt reçu un coup de fil du vétéran acteur. Serait-il intéressé par le rôle de Ricky Roma dans la nouvelle production de Glengarry Glen Ross, sur Broadway? Al Pacino - qui a créé ledit Roma au grand écran il y a 23 ans - endosserait, sur les planches, celui de Shelley Levene...

Une offre qu'on ne peut pas refuser, aurait dit un certain godfather. Et qui a été suivie d'une autre. Du genre: «Tu ne voudrais pas jouer mon fils dans ce film que je vais bientôt tourner?» Bobby Cannavale n'a pas hésité une seconde.

D'amour et de confiance

«J'ai une confiance totale en lui. Je l'aime vraiment. Je ne peux même pas croire qu'il fasse ainsi partie de ma vie», poursuit-il.

Et de raconter la façon dont le vétéran «qui pourrait s'asseoir et observer, ramasser l'addition avec désinvolture, est en recherche constante et s'intéresse à tout et à tous».

Ainsi, lorsque la troupe donnait deux représentations de Glengarry Glen Ross dans une même journée, plusieurs de ses membres sortaient manger entre les deux spectacles. Al Pacino aurait voulu les accompagner. Ne le faisait pas. Pour ne pas les retarder. Car il savait que dès qu'il mettrait le nez dehors, des admirateurs seraient là pour lui. «Et comme il est extrêmement courtois et généreux, même traverser la rue... on parle de Times Square (rires), devenait une mission impossible. Alors un jour, on l'a mis dans une auto, qui a fait le tour du pâté de maisons pour le conduire du théâtre au restaurant!»

Al Pacino rit, mi-figue mi-raisin, quand on lui rappelle l'anecdote. «Vous savez, un jour, vous devenez ce qu'on appelle une vedette de cinéma et soudain, le monde n'est plus le même. C'est une combinaison de renommée, d'être un acteur et une perte de cet anonymat que j'ai tant aimé et chéri.»

Ce qui ne l'empêche pas d'être patient et aimable avec ceux «qui sont partout» quand il sort. «En plus, il est très drôle, conclut Bobby Cannavale. Pas étonnant qu'on l'adore à ce point.» Ici, le «on» inclut celui qui parle.

Danny Collins

Cote La Presse

Après avoir reçu de son gérant une lettre que John Lennon lui avait envoyée il y a quarante ans, un rockeur sur le déclin reprend sa vie en main....
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