Cinq questions à Denys Arcand

Le réalisateur Denys Arcand dit avoir commencé à... (Photo: Ivanoh Demers, La Presse)

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Le réalisateur Denys Arcand dit avoir commencé à jouer au tennis à l'âge de 3 ans.

Photo: Ivanoh Demers, La Presse

Denys Arcand a deux passions dans la vie: le cinéma, mais aussi le sport, tout particulièrement le tennis. Fidèle de la Coupe Rogers depuis de nombreuses années, il troquera du 1er au 10 août sa casquette de cinéaste contre celle de porte-parole du tournoi montréalais qui accueille cette année la compétition féminine au Stade Uniprix.

Pourquoi avoir accepté d'être porte-parole de la Coupe Rogers?

J'ai joué au tennis toute ma vie, j'ai commencé à l'âge de 3 ans. Je passe chaque année deux ou trois jours à la Coupe Rogers; alors, quand ils m'ont approché, je n'ai pas eu de mal à accepter. De plus, je suis depuis 20 ans très copain avec Eugène Lapierre, vice-président de Tennis Canada, mais aussi avec son prédécesseur, Richard Legendre. Nous avons tous les trois joué au hockey ensemble! C'est plus facile pour moi de jouer au hockey qu'au tennis! Mais j'ai une longue relation avec le tennis. J'ai joué sérieusement au collège et à l'Université de Montréal. Je suis un joueur ordinaire, mais j'ai participé à des tournois régionaux et provinciaux. J'étais un joueur de club sans plus de talent.

Vous arrive-t-il de jouer pendant que vous êtes en tournage?

Oui. D'ailleurs, pour mon dernier film, Le règne de la beauté, j'ai joué à quelques reprises avec Éric Bruneau qui est un bon joueur de tennis.

À quel sport ressemble plus le métier de réalisateur?

Ça serait sans aucun doute un sport de groupe. Je dirais que mon métier est très proche de celui d'un coach de hockey ou même de football américain. Il faut jouer avec les gens qu'on a et non ceux qu'on aurait voulu avoir, mais qu'on n'a pas eus. Les comédiens ont des personnalités bien différentes. Certains doivent être encouragés, d'autres, stimulés. Il faut savoir être parfois brutal, puis enveloppant. Il faut ainsi mener techniciens et comédiens vers le même but, faire le même film, comme pour gagner le prochain match. Beaucoup de mes habitudes de travail et de mon attitude sur le plateau me sont d'ailleurs venues de coachs, bons comme mauvais, que j'ai déjà eus.

Quelle joueuse surveillerez-vous le plus à la Coupe Rogers?

Eugenie Bouchard, bien sûr! C'est notre grande vedette et c'est la première fois qu'on a quelqu'un comme ça au Québec. Elle est extraordinairement douée, elle a tout ce qu'il faut pour être dans les cinq meilleures au monde et devenir une vedette mondiale. Je suis certain que Nike a de grandes visées pour elle. Après Roland-Garros et Wimbledon, elle devrait revenir ici auréolée de gloire et ça va être une énorme force d'attraction à la Coupe Rogers.

Que pensez-vous des sportifs qui tentent leur chance comme acteurs?

Il n'y en a pas beaucoup. C'est bon d'avoir une bonne formation d'acteur, mais il y a des êtres exceptionnels qui ont un grand charisme naturel à l'écran.

Le footballeur Éric Cantona, par exemple, est fabuleux. Autrefois, Lino Ventura était un ancien lutteur. Ce n'est pas la route habituelle pour devenir comédien, mais c'est possible. Les sportifs professionnels, quelle que soit leur discipline, ont une grâce physique exceptionnelle dans leur manière de bouger avec leur corps, et ça, c'est un atout très précieux.




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