300: Rise of an Empire: pour l'unité de la Grèce antique

Sept ans après 300, on nous propose aujourd'hui un épisode dont l'intrigue se... (Photo: fournie par Warner Bros.)

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Photo: fournie par Warner Bros.

(Los Angeles) Sept ans après 300, on nous propose aujourd'hui un épisode dont l'intrigue se déroule parallèlement à celle du premier volet. Il n'était pourtant pas évident de trouver une astuce pour relancer une histoire au bout de laquelle tous les héros sont déjà morts...

Quand 300 est sorti, il y a sept ans, personne n'aurait pu envisager une suite à cette adaptation cinématographique du roman graphique de Frank Miller. Personne n'aurait pu prévoir un tel succès non plus. À l'époque, les aventures sanglantes des guerriers spartiates en bobettes de cuir avaient attiré les foules. Des recettes de plus de 210 millions de dollars avaient été enregistrées sur le territoire nord-américain.

Devant pareil phénomène, aussi inattendu que bienvenu, le studio Warner n'allait évidemment pas lâcher le morceau aussi facilement. Même si, sur le plan narratif, une suite n'était pratiquement pas envisageable.

«Nous faisions face à un réel problème», a confié Zack Snyder la semaine dernière au cours d'une conférence de presse tenue à Los Angeles. Le réalisateur de 300 agit cette fois à titre de coscénariste (avec Kurt Johnstad) et producteur. «Des 300 guerriers ayant participé à la mythique bataille des Thermopyles, en 480 avant Jésus-Christ, aucun n'a survécu à la fin de l'histoire. Pas même leur roi, Léonidas I, le personnage qu'interprétait Gerard Butler. Il fallait donc trouver un angle différent, une façon aussi de faire en sorte que ce nouvel épisode puisse avoir sa propre vie et se tenir tout seul. Honnêtement, je n'étais pas certain qu'on pouvait y arriver au début.»

Une astuce

Les concepteurs ont finalement trouvé une astuce en amenant plus loin le roman graphique de Frank Miller, qui a inspiré le premier film. Ainsi, 300: Rise of an Empire (300: La naissance d'un empire en version française) n'est ni la suite ni le prologue de 300. Parlons plutôt d'un autre épisode. Le récit de ce nouvel opus se déroule en effet en parallèle de la bataille des Thermopyles, ailleurs sur le territoire de la Grèce antique. Même s'il a pratiquement fallu faire table rase du premier volet, quelques personnages reprennent quand même du service, parmi lesquels Xerxès, roi de Perse (Rodrigo Santoro), et Gorgô, reine des Spartiates (Lena Headey).

On remarque d'ailleurs que si 300 était une affaire de gars, 300: Rise of an Empire donne aussi la part belle à deux guerrières. L'une, Artémise (Eva Green), mène l'armée navale perse sans faire de quartier et n'hésite pas à trancher la tête de ceux qui s'opposent à ses vues. L'autre, Gorgô, est animée d'un sentiment de vengeance après le massacre où 300 hommes, dont son mari Léonidas, ont perdu la vie. Entre les deux: Thémistocle, venu à Sparte pour en appeler à l'unification des forces contre l'envahisseur perse. L'acteur australien Sullivan Stapleton, révélé grâce à Animal Kingdom, se glisse dans la peau du leader des Grecs, prêt à utiliser tous les moyens pour neutraliser les visées sanguinaires d'Artémise.

«Je dirais que la plus grande différence avec le premier volet réside dans le fait que les soldats qui vont combattre au nom de l'armée grecque sont en fait des hommes plus «ordinaires», indique Snyder. C'est-à-dire que, contrairement aux Spartiates, qui sont entraînés comme des machines, les guerriers que recrute Thémistocle exercent des métiers plus traditionnels dans la vie. Ils acceptent de livrer combat pour la survie de leur peuple.»

Même s'ils campent des hommes en principe plus «ordinaires», les acteurs ont quand même dû s'astreindre à un entraînement spartiate, doublé d'un régime alimentaire très strict.

«Je n'ai mangé que du poulet et du brocoli pendant six mois. Plus capable!», a lancé Callan Mulvey, interprète d'un soldat bien musclé.

Eva Green, vraie star du film

Si 300 a fait de Gerard Butler une star, il est clair qu'Eva Green hérite du personnage le plus intéressant dans ce nouveau volet. L'actrice française s'en donne à coeur joie dans le rôle d'une guerrière sans pitié, animée de pulsions violentes qui font beaucoup de dégâts.

«Ça fait du bien de voir des femmes fortes capables de botter des culs dans les films d'action!, a déclaré l'actrice. J'ai vu Artémise comme un guerrier masculin aveuglé de vengeance, emprisonné dans un corps de femme. C'est très amusant à jouer. Et libérateur, aussi!»

Même si l'entraînement était pour les actrices un peu moins intense que celui des acteurs, il reste qu'Eva Green et Lena Headey ont quand même dû «assurer».

«Nous avions cependant la chance d'être un peu plus vêtues que les gars, fait remarquer Eva Green. Cela dit, les cascadeurs sont des gens passionnés et ils mettent beaucoup d'ardeur dans leur travail. Il fallait donc être à la hauteur. Nous avons abordé les combats à l'épée comme s'il s'agissait de chorégraphies. Je me suis parfois sentie comme une petite fille qui apprenait le ballet. Tu n'analyses pas ce que tu fais. Tu suis les indications, tout simplement. Et puis, le réalisateur Noam Murro nous faisait entendre des airs d'opéra sur le plateau pour nous mettre dans l'ambiance!»




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