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      Astérix et Obélix : un peu de magique potion en 3D?

      Gérard Depardieu (Obélix) et Édouard Baer (Astérix) dans... (Photo: fournie par Films Séville)

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      Gérard Depardieu (Obélix) et Édouard Baer (Astérix) dans Astérix et Obélix: Au service de Sa Majesté.

      Photo: fournie par Films Séville

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      (Paris) Cette nouvelle adaptation cinématographique des aventures du valeureux petit guerrier gaulois puise son inspiration dans les albums Astérix chez les Bretons et Astérix chez les Normands. Sa conception a été confiée à Laurent Tirard.

      Quand la proposition de concevoir un nouvel épisode des aventures d'Astérix pour le cinéma est arrivée, Laurent Tirard a difficilement pu contenir son excitation. Déjà fort du succès du Petit Nicolas, autre film tiré d'une bande dessinée écrite par René Goscinny, l'auteur-cinéaste n'a toutefois pas accepté l'offre d'emblée. Quand on adapte Astérix au cinéma, rien n'est simple. Et les problèmes de logistique se multiplient de façon exponentielle.

      «En même temps, on ne peut refuser ce genre de proposition, confie-t-il au cours d'une interview accordée à La Presse. Quand, comme moi, on rêve de faire du cinéma depuis l'âge de 13 ou 14 ans, c'est ce genre de film qu'on imagine. En France, nous n'avons pas tous les jours la chance de nous mesurer à des productions de cette envergure. Remarquez que cette proposition serait venue des États-Unis, j'aurais refusé tout net. Car je connais le système là-bas. En fait, une superproduction de ce genre en France allie le meilleur des deux mondes. C'est comme un gros film hollywoodien, mais en Europe. Avec la législation du droit d'auteur de notre côté. En Amérique, le réalisateur n'est qu'un exécutant. Pas chez nous!»

      Ayant grandi en se nourrissant des films hollywoodiens concoctés par les Lucas, Spielberg et compagnie, Laurent Tirard est parti très jeune aux États-Unis afin de s'inscrire dans une école de cinéma new-yorkaise.

      «À l'époque, le cinéma était essentiellement américain à mes yeux, explique-t-il. Or, mes profs, européens pour la plupart, m'ont fait découvrir le cinéma d'auteur et leurs grands maîtres. Ce fut pour moi une vraie découverte. Si bien qu'à mon retour en France, je me sentais un peu hybride. J'ai bénéficié du savoir-faire américain, mais en même temps, je me sentais on ne peut plus français sur le plan culturel. Les histoires que j'avais envie de raconter n'avaient rien à voir avec les leurs.»

      Un budget important

      D'où cette aisance à aborder l'univers d'Astérix, personnage éminemment gaulois, plongé dans des aventures dont l'illustration requiert de grands moyens. Le budget d'Astérix et Obélix au service de Sa Majesté, qui comporte aussi des effets en 3D, s'élève à 60 millions d'euros (environ 75 millions de dollars). Bien qu'inférieurs à ceux d'Astérix aux Jeux olympiques (78 millions d'euros), ces moyens sont néanmoins gigantesques selon les normes européennes.

      «Bien entendu, on travaille sous surveillance quand le budget est aussi important, fait remarquer Laurent Tirard. D'autant plus qu'on ne peut faire n'importe quoi avec une bande dessinée aussi mythique. Cela dit, il faut quand même s'accorder une marge de manoeuvre. Dans mon esprit, cela veut dire savoir exactement pourquoi on fait le film. Parce qu'on sait qu'on devra défendre sa vision de façon convaincante ensuite. Vous savez comment ça se passe dans ce genre de truc: tout le monde est très enthousiaste par rapport à notre vision au début, mais plus nous avançons, plus il y a des débats épiques sur des détails insignifiants. Sincèrement, j'étais prêt à tout plaquer au beau milieu du tournage si on m'avait fait trop de problèmes. Je vous jure que je l'aurais fait!»

      Imposer SON Astérix

      C'est dire que Laurent Tirard a été responsable des choix artistiques de ce nouvel opus de A à Z. C'est lui qui a notamment choisi les albums dont il allait s'inspirer pour écrire le scénario (en collaboration avec Grégoire Vigneron). Il a aussi entraîné dans l'aventure son équipe technique. Évidemment, il a aussi choisi les acteurs, parmi lesquels certains ont déjà travaillé sous sa direction, notamment Édouard Baer, nouvel Astérix.

      «Il fallait que j'impose MON Astérix, précise le cinéaste. Je ne voulais pas reprendre Clovis Cornillac, car dans les Jeux olympiques, j'ai trouvé son approche trop appuyée, trop «bande dessinée». À l'écriture, j'entendais la voix d'Édouard, avec qui j'ai travaillé dès mon premier film, Mensonges et trahisons. Je savais que ce choix serait plus inattendu, mais dès que nous avons montré à Albert Uderzo des essais filmés avec Édouard, la partie fut gagnée. Uderzo m'a d'ailleurs écrit un joli mot dans lequel il affirme qu'Édouard est le meilleur. Cela m'a fait plaisir, évidemment.»

      Laurent Tirard ne quittera pas l'univers de Goscinny, puisqu'il s'apprête à tourner l'été prochain Les vacances du Petit Nicolas.

      «Après chaque film, je me dis que je devrais prendre une année sabbatique, mais finalement, ça ressemble un peu à des vacances à la plage: au bout de deux semaines, je m'ennuie!»

      Un box-office décevant

      En France, Astérix et Obélix au service de Sa Majesté a fait près de quatre millions d'entrées. Ce score est évidemment enviable pour n'importe quel film, mais il s'est néanmoins révélé décevant pour une production de cette ampleur. D'autant plus que l'opus précédent, pourtant de moins bonne qualité, avait attiré beaucoup plus de spectateurs, il y a cinq ans.

      Que s'est-il passé?

      Laurent Tirard, auteur et réalisateur du film, avance une explication.

      «Je crois que les producteurs, tout autant que moi d'ailleurs, n'ont pas bien mesuré l'effet de ressac provoqué par Astérix aux Jeux olympiques, dit-il. Nous n'avons pas mesuré à quel point ce film-là a laissé une image négative dans la tête des gens. De notre côté, nous pensions qu'il suffirait de faire un bon film pour effacer ce mauvais souvenir. Ce ne fut pas le cas. Nous aurions dû faire un plus grand travail de communication afin de faire savoir aux gens que notre film n'avait rien à voir avec le précédent.

      «Autre facteur non négligeable: la crise économique, poursuit-il. Les gens ont moins d'argent à dépenser pour aller au cinéma. La fréquentation a d'ailleurs baissé de façon générale chez nous en 2012. Quand ils se déplacent, les gens choisissent désormais des valeurs sûres - des Skyfall - qui leur en donnent pour leur argent. Dès qu'il y a la moindre hésitation envers un film maintenant, ça ne marche plus.»

      ___________________________________________________________________________

      Astérix et Obélix au service de Sa Majesté prend l'affiche le 22 février.

      Les frais de voyage ont été payés par Films Séville et Unifrance.

      Astérix et Obélix - Au service de sa majesté

      Cote La Presse

      Astérix et Obélix doivent remplir deux missions: escorter un guerrier breton venu chercher un tonneau de potion magique pour les habitants de son...
      Fiche du film
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