Mariloup Wolfe rêve d'un film sur le Rallye des Gazelles

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Mariloup Wolfe estime que son passage sur des séries lourdes pour la télévision telles 30 vies et Ruptures lui a permis d'acquérir beaucoup d'expérience comme réalisatrice.

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(SAINT-CONSTANT) À quelques jours de terminer le tournage de Jouliks, son premier long métrage comme réalisatrice depuis 10 ans, Mariloup Wolfe affirme avoir du mal à trouver des scénarios pour lesquels elle a un coup de coeur. Et dit rêver de faire un film sur le Rallye Aïcha des Gazelles.

Ancienne participante et marraine du Rallye Aïcha des Gazelles, ce raid hors-piste féminin tenu dans le désert du Maroc, la comédienne et réalisatrice Mariloup Wolfe caresse le rêve de faire un film autour de cet univers.

«Ça fait huit ans que je veux faire ça, dit-elle en entrevue sur le plateau de tournage du film Jouliks, son premier à titre de réalisatrice depuis Les pieds dans le vide, sorti en 2009. J'ai retenu les services de Danielle Dansereau pour le scénario. Je l'ai amenée avec moi durant 10 jours en Afrique du Nord pour développer l'idée. Mais nous sommes toujours très occupées. Parfois, je me dis que l'année qui vient en sera une de développement, et je me retrouve prise ailleurs.»

Mariloup Wolfe évoque cette histoire après qu'on lui a demandé pourquoi elle n'écrivait pas ses propres scénarios. D'autant plus qu'elle avoue être peu charmée par les scénarios qu'on lui propose.

«J'ai des idées, mais je ne pense pas avoir la plume [pour les écrire]. C'est pour ça que je préfère collaborer avec un auteur.»

Quant aux bons scénarios, ils sont durs à trouver. «J'en ai lu beaucoup et je ne suis pas tombée très souvent en amour. Dans ma filmographie, j'aurai [comme réalisatrice] deux, trois, cinq films? C'est-à-dire pas beaucoup. Il faut donc que les films que je fais me ressemblent. C'est beaucoup d'investissement et ça peut prendre des années avant de les réaliser. Il faut que tu les aimes beaucoup pour embarquer.»

C'est le cas de Jouliks, adaptation de la pièce de théâtre de Marie-Christine Lê-Huu, qui en signe le scénario et les dialogues. Le film raconte, à travers les yeux d'une fillette de 7 ans, Yanna (Lilou Roy-Lanouette), l'histoire d'une famille de la diversité dans les années 70 dans le Québec rural. Les parents viennent de deux cultures différentes et la fillette doit composer avec la pression de rectitude ambiante qui menace son noyau familial.

Jeanne Roux-Côté et Victor Andrés Trelles Turgeon incarnent... (PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE-) - image 2.0

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Jeanne Roux-Côté et Victor Andrés Trelles Turgeon incarnent les parents de Yanna (Lilou Roy-Lanouette. «Ce qui est présent chez ce couple, c'est un amour impossible aux yeux des autres», dit M. Trelles Turgeon. «Le film évoque l'acceptation de l'autre, de son milieu, mais aussi de l'acceptation de soi», dit Mme Roux-Côté.

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«En lisant le texte, je n'ai pas vu la fin venir, dit une Mariloup Wolfe émue. Cette fin m'a secouée parce qu'elle est inattendue et triste. On y trouve quelque chose de lumineux, mais de triste en même temps. Ça m'a laissé des questionnements. Et j'aime justement ces films où l'on ne me dit pas tout, où l'on ne me prend pas par la main pour tout me révéler. Je dois moi-même composer avec ce que j'ai ressenti. Et c'est ça que Jouliks m'a fait à la lecture.»

Le couple des parents de Yanna est formé de Véra (Jeanne Roux-Côté), femme aux valeurs plus conservatrices, et de Zak (Victor Andrés Trelles Turgeon), homme épris d'un grand esprit de liberté, au point qu'il ne veut pas que sa fille fréquente l'école.

«Il y a entre eux un amour intense qui peut être en même temps destructeur, dit la cinéaste à propos de ce couple. Ce sont deux caractères forts qui sont unis, mais qui vont loin dans leur façon de s'aimer, ou de... mal s'aimer.»

Lilou la découverte

Hier, le plateau de tournage du film était installé au Musée ferroviaire de Saint-Constant. Lilou interprétait une scène où son personnage dormait sur un banc de la gare, ses souliers et sa petite bicyclette rouge reposant par terre à côté d'elle, dans l'attente d'un train. Car son personnage de Yanna fuguait pour aller rejoindre son père.

Avant une des prises, alors qu'un technicien tenait un panneau au-dessus de la tête de l'enfant pour la protéger du soleil, Lilou s'amusait à faire bouger ses orteils devant la lentille de la caméra installée sur une grue et placée au bout du banc.

«Je voulais juste les embêter pour ne pas qu'ils me voient, nous lance en rigolant la rieuse fillette au moment de la pause dîner.

- Qu'est-ce que tu aimes le plus chez Yanna?, demande-t-on à la jeune comédienne qui entre en troisième année.

- J'aime toute! Toute, toute, toute!

- Et ta scène préférée?

- La scène du poulet [elle devait attraper des poules avec Zak], celle de la bataille d'eau et celle du sling shot! J'aime aussi faire des jokes. Comme la momie quand je me suis enroulée dans du papier de toilette [elle l'a vraiment fait]!»

Pour Mariloup Wolfe et la productrice Annie Blais, Lilou a été une révélation à la fin des auditions, alors qu'ils avaient vu quelque 230 enfants.

«J'ai eu un coup de coeur, dit Mme Wolfe. J'ai constaté qu'elle était peut-être plus difficile à diriger, car elle est tannante et a du caractère. Mais, en même temps, je recherchais ça. J'étais prête à relever ce défi supplémentaire pour avoir plus de spontanéité à l'écran. Quand elle arrive à faire des choses spontanées, Lilou est magique.»

Produit et distribué par Téléfiction, le film met aussi en vedette Christiane Pasquier, Michel Mongeau, Jeremy Earp et Melissa Toussaint. La sortie est prévue en 2019.




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