Richard Lavoie: l'oeuvre d'une vie en un coffret

Richard Lavoie... (Photo fournie par Les Films du 3 Mars)

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Richard Lavoie

Photo fournie par Les Films du 3 Mars

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L'histoire du Québec, de ses régions, de ses métiers et de ses gens, Richard Lavoie l'a filmée sous tous les angles. Dans ce qu'on peut qualifier d'oeuvre d'une vie, il fait un retour sur une bonne partie de ce travail de documentariste dans un coffret de six DVD.

Intitulé Richard Lavoie - ses films, son regard, le coffret (distribué par Les Films du 3 mars) revient sur un demi-siècle de carrière à travers 27 films totalisant 23 heures d'écoute. Le cinéaste aurait pu en faire bien plus, puisqu'au cours de ces années, il estime avoir réalisé une bonne centaine de documentaires.

«Les films du coffret sont divisés par thèmes. On y parle de la mer, de la terre, de l'enfance, de la francophonie, dit l'auteur en entrevue téléphonique. La mer est un volet important du coffret. Je suis Madelinot par mon grand-père maternel et j'ai un peu d'eau salée dans les veines.»

Par son travail, Richard Lavoie a mis ses pas dans ceux de son père, Herménégilde Lavoie (1908-1973), autre défricheur de l'histoire du Québec à travers le cinéma documentaire. Dans un même souffle, Richard Lavoie a légué sa passion puisque quatre de ses enfants travaillent aujourd'hui dans le domaine de la production cinématographique.

Au-delà de cette histoire de famille et de cette quête du patrimoine, c'est son esprit indépendant qui marque son travail.

«Ma carrière s'est faite presque intuitivement, dit M. Lavoie. J'ai toujours travaillé hors circuit et de façon indépendante. J'ai réussi à faire mes films, à les vendre, à les distribuer. Mais un des gros problèmes avec le cinéma au Québec est sa distribution. Les films disparaissent trop vite du circuit. Avec le coffret, je veux que mes documentaires revivent un peu.»

Dans ce coffret, donc, on verra de vieux classiques tel Noël à l'île aux Grues, des regards sur les artistes, dont Charles Daudelin, des mains et des mots, ou encore des films plus contemporains, comme Quais-Blues.

Il s'y trouve également Rang 5, film phare sur l'agriculture québécoise sorti il y a 20 ans et qui s'intéressait déjà à l'épineuse question de la relève dans ce domaine. «Du coffret, c'est mon seul film sur l'agriculture, alors que j'en ai tourné huit ou neuf. Je pourrais facilement faire un deuxième coffret avec ce thème», dit M. Lavoie, qui ne ferme pas la porte à cette idée.

Lorsqu'on lui demande de quel film il est le plus fier, sa réponse est classique. «Le dernier film est toujours notre plus fort. Dans mon cas, c'est Quais-Blues (2012). Ça faisait longtemps que je voulais faire un film sur la population riveraine en région, une population marquée par le départ des jeunes, et c'est ce qu'on voit à travers la détérioration des quais.»

Ce n'est pas parce qu'il édite et distribue un coffret que Richard Lavoie, 77 ans, a l'intention d'accrocher sa caméra. Il prépare en ce moment un documentaire sur le peintre et sculpteur Aristide Gagnon. «Un homme qui fait un travail admirable», dit-il bien simplement.

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