La gang des hors-la-loi: comme disait Yogi Berra...

La gang de hors-la-loi évoque la détermination d'une... (Photo: David Boily, La Presse)

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La gang de hors-la-loi évoque la détermination d'une bande de jeunes adeptes de baseball engagés dans une lutte épique pour récupérer leur terrain de balle transformé en dépotoir municipal. De gauche à droite: Lambert Legendre, Jean Beaudry, André Kasper et Roch Demers.

Photo: David Boily, La Presse

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Nicolas, Shogun et leurs amis sont des amateurs de baseball. Alors qu'arrivent les vacances d'été, leur passion se bute à un obstacle de taille: leur terrain de balle a été métamorphosé en dépotoir. Qu'à cela ne tienne, ils retrousseront leurs manches pour faire changer le cours des événements. Parce qu'un gang de hors-la-loi, ça peut transformer un été cauchemardesque en une fabuleuse saison de balle, nous dit le plus récent Conte pour tous.

«Ce n'est pas fini tant que ce n'est pas fini», disait Yogi Berra, célèbre receveur et gérant des Yankees de New York. La maxime, associée à jamais au baseball majeur, s'applique parfaitement à La gang des hors-la-loi, 24e film de la série des Contes pour tous.

Car le long métrage, réalisé par Jean Beaudry d'après un scénario de Lance Woolaver et André Melançon, évoque la détermination d'une bande de jeunes adeptes de ce sport engagés dans une lutte épique pour récupérer leur terrain de balle transformé en dépotoir municipal.

Le premier jour de leurs vacances au bord de la mer au Nouveau-Brunswick, Nicolas (André Kasper), Shogun (Lambert Legendre) et leurs amis, tous plus colorés les uns que les autres, se butent en effet à une terrible réalité: leur terrain est cadenassé. Le gazon n'est pas coupé et les déchets s'accumulent. La balle, ça ne marche plus, conclut la mairesse (Valérie Blais), le visage aussi fermé que celui d'un militant ukrainien prorusse.

Convaincu du contraire, Nicolas entreprend de lui en faire la démonstration. Pour cela, il forme un vrai club inscrit dans une association régionale et dont l'entraîneur sera son grand-père Jérémie (Guy Thauvette), dont la vie est un naufrage éthylique depuis la mort de son fils, le père de Nicolas.

«Le message que je retiens du film est la détermination de Nicolas et des autres membres de sa gang, dit avec assurance André Kasper, 12 ans, en entrevue. Lorsqu'on a une idée, et qu'elle nous vient du coeur, il ne faut pas avoir peur de la communiquer.»

«Le film nous dit qu'il faut vivre dans le présent et non dans le passé comme le fait Jérémie», ajoute Lambert Legendre (oui, le fils de Joël) qui, à 11 ans, en est à son premier rôle au cinéma.

Le réalisateur Jean Beaudry, qui en est à son troisième Conte pour tous après Pas de répit pour Mélanie et Tirelire, Combines et Cie, va dans le même sens en disant que les jeunes héros de l'histoire ne se sont pas découragés au premier obstacle. Mais il a aussi beaucoup insisté sur la relation entre Nicolas et Jérémie. «Lorsqu'on parle d'un film «pour tous», il faut avoir un enjeu dramatique fort qui va interpeller et intéresser aussi les adultes, dit-il. J'ai vu cet élément à travers le grand-père, qui n'est pas juste un faire-valoir, mais un personnage très présent dans le film.»

Osez! , dit Rock Demers

Les 24 Contes pour tous se divisent en trois veines, soutient le producteur Rock Demers: les films très réalistes, les réalistes et les fantaisistes. «Celui-ci fait partie des très réalistes, comme La guerre des tuques ou Bach et Bottine, selon lui. En plus, il a beaucoup d'émotions. On y verra une scène aussi forte que celle de la mort du chien dans La guerre des tuques

Le film est «dédié à ceux qui osent...», lit-on sur l'affiche et les publicités. Rock Demers en défend le principe en expliquant qu'à son avis, les jeunes n'osent pas suffisamment. «Je pense que les jeunes n'ont pas assez d'appétit pour la vie. Ce que je veux avec les Contes pour tous, et c'est vrai pour chacun des films, est de donner le goût de vivre. Parce qu'il faut avoir ce goût de vivre pour passer à travers les difficultés qu'on aura nécessairement à affronter, qui que nous soyons, dans la vie.»

Tourné dans le village de Richibouctou, La gang des hors-la-loi a été présenté en première mondiale au festival de Zlín, en République tchèque. Il ira en festival à Giffoni (Italie), Mexico, Rimouski, Francfort, Bruxelles et Varsovie. La sortie du film est accompagnée de celle d'une bande dessinée et d'un roman jeunesse.

Acteurs et joueurs de baseball

Le film La gang des hors-la-loi va comme un gant (de balle) à ses deux jeunes vedettes, André Kasper (12 ans) et Lambert Legendre (11 ans), qui jouent réellement dans des équipes pee-wee B.

«Je joue au baseball depuis trois ans, et lorsque j'ai su que le film portait là-dessus, j'étais content parce que je connaissais ça un peu», dit Lambert, joueur de champ gauche.

Dans le passé, Lambert a participé à des «petits bouts d'émissions» avec son père Joël, mais il n'avait jamais vécu l'expérience du cinéma. Il a d'abord refusé la proposition de jouer dans le film.

«Mais mon père m'a expliqué que c'était une grande chance. Alors j'ai dit oui. Et je ne l'ai pas regretté!», lance-t-il.

De Shogun, son personnage, Lambert dit: «C'est un peu l'intello de la gang. Il est toujours plus propre que les autres. Il porte une cravate, sa chemise est rentrée dans ses pantalons. Mais à la fin de l'histoire, il a dégénéré. Il porte sa casquette de baseball sur le côté.»

«En fait, Shogun a le désir de devenir un hors-la-loi», observe judicieusement André Kasper, qui défend le rôle principal de Nicolas, après avoir joué dans les films Rouge sang et Deadfall ainsi que dans les séries Les Argonautes et Tout sur moi. Lorsqu'il a été choisi, André a demandé à un ami de l'initier au baseball. Il a été jusqu'à se joindre à une équipe.




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