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Le nouveau film de Denys Arcand se dévoile

Éric Bruneau... (Photo: Martin Chamberland, La Presse)

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Éric Bruneau

Photo: Martin Chamberland, La Presse

Le voile se lève peu à peu sur le nouveau long métrage de Denys Arcand, Le règne de la beauté, sans doute l'un des films les plus attendus du cinéma québécois en 2014.

La Presse a en effet réussi à mettre la main sur la bande-annonce, dont la diffusion commencera dans les salles de cinéma à compter du dernier week-end de mars. Cette bande-annonce, nous vous la présentons en exclusivité ce matin sur notre plate-forme La Presse+.

Sur les airs d'une chanson originale d'Ariane Moffatt, la bande-annonce laisse entendre que la beauté règne effectivement partout dans cette nouvelle offrande du cinéaste oscarisé, que ce soit dans la nature québécoise, les lignes pures des édifices de Toronto ou dans les corps qui se dévoilent sans pudeur.

Joint par La Presse, le comédien Éric Bruneau, interprète du rôle principal de Luc Sauvageau dans le film, confirme l'engouement qui entoure la sortie de ce premier opus de M. Arcand depuis L'âge des ténèbres en 2007.

«Je me fais parler du film tous les jours depuis un an et demi, dit le comédien durant une pause des répétitions de la pièce Les liaisons dangereuses qu'il jouera début avril chez Duceppe. Je sens autour de moi toute cette attention et cette frénésie des médias et du public pour la sortie du film. J'ai bien sûr très hâte de le présenter.»

Écrit par Denys Arcand, le scénario du film nous entraîne sur les pas de ce Luc Sauvageau, un architecte talentueux qui écoule des jours tranquilles avec sa conjointe Stéphanie dans la région de Charlevoix.

Mais sa vie bascule durant un colloque à Toronto, où il rencontre Lindsay Walker, une jeune femme attirante et intrigante avec qui il passera deux jours et deux nuits.

«Lindsay va faire chavirer la vie de Luc, dit Éric Bruneau. Elle va l'amener à se remettre en question parce qu'avec Stéphanie, il commence à former un «jeune vieux couple». Le film parle donc d'amour, mais aussi de la culpabilité qui fait qu'on n'avance plus en raison de la présence de l'autre et du moment où l'on en arrive à se choisir et à avancer. Dans un sens, c'est un film qui parle de la peur de soi-même.»

C'est la comédienne française Mélanie Thierry qui interprète Stéphanie alors que Melanie Merkosky incarne Lindsay Walker. La distribution comprend également Marie-Josée Croze, Magalie Lépine-Blondeau, Geneviève Boivin-Roussy, Yves Jacques et Michel Forget.

Un grand bonheur

Éric Bruneau est un grand admirateur du travail de Denys Arcand. Il dit avoir vu tous ses films et admire sa signature. «Il a un regard sur la société assez fascinant, où tout n'est pas noir ou blanc, dit-il. C'est là la marque des grands réalisateurs.»

Plus tard dans l'entrevue, il ajoutera: «À mon avis, ce nouveau film de Denys Arcand est plus contemplatif que les précédents. Il est aussi porteur de plus d'espoir.»

M. Bruneau se souvient avoir été soufflé à la sortie de la projection du film Les invasions barbares en 2003. «J'étais à l'École nationale de théâtre. Je rêvais de tourner avec lui.»

Dix ans plus tard, il ne regrette visiblement pas une seconde tout le temps passé auprès d'Arcand au cours de la dernière année. «Tourner avec lui a été un grand bonheur, dit-il. Il aime ses acteurs et prend bien soin d'eux. Il est extrêmement brillant et très touchant. Il est calme, il aime rire et en même temps, il est très rigoureux. Et comme il fait peu de prises, nous, acteurs, sommes mieux d'arriver bien préparés. J'ai appris beaucoup avec lui. Comme d'avoir de la retenue dans mon jeu.»

Échelonné sur plus de 60 jours entre septembre 2012 et juillet 2013, le tournage du Règne de la beauté a eu lieu tant à Charlevoix qu'à Toronto, Paris et Montréal. Sur le plateau, M. Bruneau a reçu les conseils de l'architecte Pierre Thibault pour bien saisir les caractéristiques de la profession qu'exerce son personnage.

Il a été impossible de savoir où et quand le film - dont la postproduction n'est pas encore terminée - sortira en première mondiale. Par contre, La Presse a appris qu'il pourrait sortir sur les écrans québécois à la fin du mois de mai.

Rappelons que le 4 février dernier, La Presse avait aussi dévoilé en exclusivité l'affiche du film (distribué par Les Films Séville), une oeuvre dont la photographie est signée Carl Lessard.




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