Oscars : pas d'esclandre sur le tapis rouge

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Le tapis rouge de la 89e soirée des Oscars qui est sur le point de commencer n'a pas donné lieu à de grands esclandres politiques comme on aurait pu s'y attendre dans la foulée des premières semaines de l'administration Trump qui n'a pas la ferveur de la communauté artistique américaine.

Interprète de Desmond Doss dans le long métrage Hacksaw Ridge, Andrew Garfield, en nomination pour l'Oscar du meilleur acteur, a effleuré le sujet, estimant que des personnages tels Ross, un soldat qui a sauvé la vie de 70 de ses camarades sans tirer un coup de fusil, était ce dont les gens ont besoin ces temps-ci. 

Isabelle Huppert, en nomination dans la catégorie de la meilleure actrice pour Elle, a dit que son personnage de Michèle dans le film de Paul Verhoeven ne voulait pas être une victime, et qu'en dépit de la dureté de ce personnage, elle n'avait jamais hésité à l'interpréter.

Producteur du long métrage Manchester by The Sea, le comédien Matt Damon a déclaré qu'il ne voyait personne d'autre que son vieil ami Casey Affleck pour interpréter le personnage de Lee Chandler.

Affleck est, avec Danzel Washington (Fences), le comédien pressenti par plusieurs pour remporter le titre de meilleur acteur.

«Très heureux d'être ici, a justement dit Affleck. Ce film est tellement bien écrit et bien réalisée par Kenneth Lonergan.»

Ryan Gosling (La La Land) se dit encore surpris de tout l'accueil porté au film de Damien Chazelle, qui mène les nominations de la soirée avec 14.

Dev Patel, en nomination comme meilleur acteur pour son travail dans Lion, a indiqué qu'il n'avait pas obtenu le rôle en claquant des doigts. «J'ai du prouver que je pouvais incarner ce jeune homme australien», a-t-il indiqué.

Interviewée sur la controverse «Oscars So White» de l'an dernier, Halle Berry s'est dite convaincue que les choses évoluent et changent pour le mieux. Cette année, plusieurs membres, artistes comme réalisateurs, de la communauté noire hollywoodienne, sont effectivement en nomination.

Viola Davis, en nomination comme actrice de soutien dans Fences, a salué le réalisateur et comédien Daniel Washington. «Il est sans ego. Il avait un très grand rôle à jouer et l'a fait à la perfection», a-t-elle indiqué.

Emma Stone... (AFP) - image 2.0

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Emma Stone

AFP

Moonlight très en vue 

Moonlight, drame intimiste et bouleversant sur un jeune garçon noir homosexuel qui grandit dans un quartier difficile, concourt pour huit prix, dont meilleur film, meilleur réalisateur (Barry Jenkins) et meilleurs seconds rôles (Naomie Harris et Mahershala Ali, favori).

Manchester by The Sea, de Kenneth Lonergan, est un autre chouchou de la saison des prix et son interprète Casey Affleck est au coude à coude avec Denzel Washington pour le trophée de meilleur acteur.

Il interprète un homme dépressif soudainement forcé de s'occuper de son neveu. Tour à tour rageur, brisé et par moments drôle, il s'affranchit définitivement de l'ombre de son célèbre aîné Ben Affleck.

Denzel Washington, déjà seul Noir lauréat de deux Oscars, pourrait entrer dans le tout petit club des acteurs vainqueurs de trois statuettes.

Emma Stone, qui fait des claquettes, chante, pleure et déploie tout son charme dans La La Land, est largement en tête des paris pour la meilleure actrice.

La pétillante rousse de 28 ans aux yeux turquoises aura notamment pour rivales Natalie Portman, magistrale «Jackie» Kennedy, et Isabelle Huppert pour le sulfureux Elle.

L'Oscar est le seul trophée notable manquant à l'impressionnant palmarès de la Française, qui a déjà empoché un Golden Globe, un Spirit et un César pour son interprétation d'une femme violée qui traque son agresseur.

«Isabelle Huppert a de vraies chances de créer la surprise (...) à cause de son prestige, son aura internationale et son cachet artistique», estime Tom O'Neil. 

Projecteurs sur le Moyen-Orient 

Après deux années où l'Académie avait été tancée pour sa sélection d'acteurs tous blancs, six interprètes noirs sont finalistes cette année, un record, et quatre des cinq cinéastes de la catégorie documentaires sont noirs.

Cette polémique devrait céder le pas aux déclarations contre le président américain dans un Hollywood largement anti-Trump.

L'animateur Jimmy Kimmel, aux manettes dimanche pour l'une des retransmissions télévisées les plus regardées au monde, a promis un monologue inaugural chargé.

L'Iranien Asghar Farhadi, réalisateur du Client, une co-production française bien placée pour le prix du meilleur film en langue étrangère, boycotte la cérémonie, et d'après Variety se fera représenter par deux scientifiques irano-américaines.

Une projection publique de son long-métrage a été organisée à Londres, en signe de soutien.

Deux Casques blancs syriens sujets d'un documentaire (The White Helmets) nommé pour une statuette ne viendront finalement pas.

L'un d'eux, Khaled Khatib, a vu son passeport «annulé par le régime syrien», d'après un communiqué, et leur chef Raed Saleh a invoqué un surcroît de travail.

«Je suis heureuse d'être là et (...) de faire comprendre aux gens qu'il y a des gens qui souffrent en Syrie. Nous ne voulons pas être des réfugiés. Nous voulons rentrer chez nous», a déclaré à l'AFP Hala Kamil, sujet d'un documentaire sur les réfugiés syriens.

- Avec l'Agence France-Presse




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