Oscars: la présidente admet le manque de diversité

L'acteur John Krasinski et la présidente de l'Académie, Cheryl... (PHOTO MARK RALSTON, AFP)

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L'acteur John Krasinski et la présidente de l'Académie, Cheryl Boone Isaacs, ont présenté les nominations aux Oscars jeudi dernier, suscitant des appels au boycottage de la cérémonie à cause de leur manque de diversité culturelle.

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Jake Coyle
Associated Press
NEW YORK

Devant une nouvelle polémique entourant la cérémonie des Oscars pour son manque de diversité culturelle, la présidente de l'Académie des arts et des sciences du cinéma a déclaré qu'il était temps que les choses changent.

Lundi, le réalisateur Spike Lee et l'actrice Jada Pinkett Smith ont annoncé qu'ils n'assisteraient pas au prestigieux gala du cinéma américain, le 28 février. Peu après, la présidente de l'Académie, Cheryl Boone Isaacs, faisait paraître un communiqué promettant une plus grande diversité culturelle, rapidement.

Dans une longue publication sur les réseaux sociaux, Spike Lee a expliqué qu'il ne pouvait pas soutenir des Oscars «tout blancs». Spécifiant que c'était la journée Martin Luther King, celui qui a reçu en novembre un Oscar honorifique a affirmé en avoir assez des nominations aux Oscars: 40 acteurs blancs nommés en deux ans, et aucune mention à un acteur d'une autre communauté culturelle.

Jada Pinkett Smith a également affirmé, dans une vidéo publiée sur Facebook, qu'elle n'assisterait pas à la cérémonie des Oscars, et qu'elle ne la regarderait pas non plus. Il est temps pour les gens de couleur de se détourner des prix de l'académie. Elle est mariée à Will Smith, qui n'a pas été nommé pour son rôle dans Commotion.

Sa vidéo avait été vue 4,5 millions de fois lundi après-midi.

L'an dernier également, la liste des nominations avait entraîné des appels au boycottage, mais sans l'appui de représentants de la trempe de M. Lee et de Mme Pinkett Smith. S'il est impossible de déterminer l'effet direct de ces critiques, le gala animé par Neil Patrick Harris a attiré 16 % moins de téléspectateurs que l'année précédente, l'audience la plus mince en six ans.

Mme Isaacs s'est appliquée cette année à planifier un gala plus inclusif. L'acteur afro-américain Chris Rock sera à l'animation, et la soirée télévisée sera dirigée par le producteur de Django déchaîné, Reginald Hudlin.

Après le dévoilement des nominations jeudi, Mme Isaacs s'était avouée «déçue» que les 20 acteurs en lice pour une statuette soient, encore cette année, tous blancs, et a promis de poursuivre la discussion sur la diversité.

Lundi toutefois, elle est allée en plus loin et de façon plus explicite dans son communiqué. Elle a promis un examen de l'académie et une approche plus affirmée sur le dossier.

«C'est une discussion difficile mais importante, et il est temps de faire de grands changements. L'Académie prend des mesures dramatiques pour changer la composition de ses membres. Dans les jours et semaines à venir, nous allons mener une révision de notre stratégie de recrutement afin d'apporter une diversité nécessaire dans nos rangs à l'avenir.»

De nombreux analystes cinématographiques s'attendaient à ce que soient nommés Idris Elba et Benicio Del Toro, respectivement pour leurs rôles dans Beasts of No Nation et Sicario, le dernier film de Denis Villeneuve.

Dans son message, lundi, Spike Lee a admis que les Oscars n'étaient qu'un des rouages du problème d'une industrie profondément teintée par des problèmes de diversité qui naissent dans les bureaux de direction des studios de Hollywood.

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