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The Shallows: du requin à toutes les sauces

Blake Lively est Nancy Adams dans The Shallows... (Photo fournie par Sony Pictures)

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Blake Lively est Nancy Adams dans The Shallows de Jaume Collet-Serra.

Photo fournie par Sony Pictures

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Sonia Sarfati
La Presse

La sortie de The Shallows de Jaume Collet-Serra, la semaine dernière, alors que l'Australie est aux prises avec de vraies attaques de vrais requins, a fait remonter à la surface bien des souvenirs de frissons nautico-estivaux. Ceux de Jaws de Steven Spielberg, le film par lequel la saison d'été est devenue celle des blockbusters.

Affiche de Shark in Venice... (IMAGE FOURNIE PAR LA PRODUCTION) - image 1.0

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Affiche de Shark in Venice

IMAGE FOURNIE PAR LA PRODUCTION

Affiche de Sand Sharks... (IMAGE FOURNIE PAR LA PRODUCTION) - image 1.1

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Affiche de Sand Sharks

IMAGE FOURNIE PAR LA PRODUCTION

C'était en 1975. Les studios avaient alors réalisé qu'il était possible de gagner beaucoup d'argent en lançant un film à grand déploiement pendant la belle saison et dans beaucoup de salles. Le grand requin blanc avait pris d'assaut 400 écrans - ce qui était énorme pour l'époque.

Autre effet : succès oblige, le requin mangeur d'hommes est devenu l'un des méchants les plus populaires du cinéma de vacances, formant presque un genre à lui seul. Si bien qu'il s'apprête à toutes les sauces, même les plus douteuses.

The Shallows ne piétine pas dans la pire des catégories, mais patauge en eaux tièdes. Comprendre qu'à cause de l'accumulation d'invraisemblances, on ne croit pas une seule seconde à la mésaventure que vit Nancy Adams (Blake Lively, oui, en maillot de bain pendant 90 minutes), mais on la suit, on prend pour elle (et pour le goéland - excellente performance de l'oiseau, ici - avec qui elle partage ses angoisses, coincée sur un récif qui sera bientôt submergé par la marée montante et les mettra à la merci du tueur aux dents longues). Et au bout du compte, on passe un bon, mais non mémorable moment.

Bref, on a fait plus sanglant, plus horrifiant, plus « mieux écrit ». N'empêche. The Shallows a coûté 17 millions et en a déjà rapporté une vingtaine, performant mieux que prévu au box-office. Preuve qu'on ne boude pas le requin. Tant mieux, il pourrait en prendre ombrage. Et un grand blanc pas content, on ne veut pas ça.

On pourrait diviser les films de requins en deux catégories : les invraisemblables - qui se prennent ou non au sérieux - et les réalistes. En voici quelques exemples.

LE VOIR POUR LE CROIRE

Shark in Venice  de Danny Lerner (2008)

Des gondoliers disparaissent dans les canaux où nagent des prédateurs ayant la forme de requins. Mais en sont-ce vraiment ? Brrr...

Sand Sharks de Mark Atkins (2011)

Son slogan : « Juste quand vous pensiez être en sécurité hors de l'eau... » Eh bien, vous ne l'êtes pas. C'est Jaws au pays de Tremors. Et heureusement, ça ne se prend pas au sérieux.

Jurassic Shark de Brett Kelly (2012)

Sur un air de « Une créature en hibernation depuis des millions d'années s'éveille et sévit », semblable à celui de... Megalodon et Dinoshark. Oui, ça ne s'invente pas.

Ghost Shark de Griff Furst (2013)

Après Swamp Sharks en 2011, Griff Furst revient avec une histoire de requin fantôme qui n'a besoin que d'une goutte d'eau, pas plus, pour apparaître et se repaître.

Sharknado d'Anthony C. Ferrante (2013)

Un phénomène. Le culte n'a pas tardé à suivre la sortie de ce qui est immédiatement devenu un classique. Le titre dit tout (ou presque) : une tornade arrache des requins à leur habitat naturel, et les voilà qui s'abattent sur les gens, toutes voiles... non, tous ailerons et dents dehors.

POUR LES MORDUS

Jaws de Steven Spielberg (1975)

Que dire sinon que c'est un classique, un vrai, et qu'il vieillit formidablement bien. D'accord, le requin et les effets spéciaux ne sont pas top top, mais c'est formidablement réalisé, joué, écrit, mis en musique. En prime, quelques scènes d'anthologie et des morts... déchirantes.

Jaws 2 de Jeannot Szwarc (1978)

Il n'égale pas - et de loin - le premier, mais la malédiction du deuxième opus des franchises n'y frappe pas à plein. Roy Scheider est de retour et il tente de convaincre les autorités que le danger est de retour. Bien sûr, personne ne le croit. Jusqu'à ce qu'il montre les dents. Le danger, s'entend.

Deep Blue Sea de Lenny Harlin (1999)

Une scientifique cherche à trouver un traitement pour la maladie d'Alzheimer et, à cette fin, travaille sur et avec des requins qui, du coup, deviennent super intelligents. Mais faut pas jouer les dieux avec les lois de la nature !

Open Water de Chris Kentis (2003)

En excursion de plongée autour de la grande barrière de corail, au large de l'Australie, un couple est « oublié » et laissé à lui-même. Inspiré de faits réels. Et joué par des acteurs mis en présence de vrais requins, alimentés par la bande. Faut vouloir.

The Reef d'Andrew Trauki (2010)

L'embarcation à bord de laquelle se trouvent cinq copains échoue sur un récif. Doivent-ils rester là et attendre les secours ou partir à la nage dans des eaux infestées de requins ? C'est kif-kif. Et ça penche du mauvais côté de la chance.

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