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Swiss Army Man: ode à la vie sous forme de pets et de pénis-boussole

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Dans Swiss Army Man, Daniel Radcliffe incarne un homme cadavérique dont les pets sont si puissants qu'ils permettent de transformer son corps en jet-ski.

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Sur la plage où il tente de se suicider, un homme prisonnier d'une île déserte découvre miraculeusement un cadavre dont les pets sont si puissants qu'ils le transforment en jet-ski et lui permettent de rejoindre sur son dos le continent.

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L’acteur Daniel Radcliffe et le coréalisateur Daniel Kwan, sur le plateau de Swiss Army Man

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Paul Dano, sur le plateau de Swiss Army Man avec le coréalisateur du film, Daniel Scheinert. « Le personnage de Paul retrouve goût à la vie parce qu’il doit m’expliquer en fait ce qu’est la vie humaine, et pourquoi elle vaut la peine d’être vécue », explique Daniel Radcliffe (absent de la photo), qui joue Manny dans le film.

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Dans Swiss Army Man, les cinéphiles sont catapultés dans l'univers déjanté et dadaïste de Daniel Kwan et de Daniel Scheinert, qui ont réussi à convaincre nul autre que Daniel Radcliffe de briser avec eux les conventions et d'embrasser une ode à la vie déstabilisante et sans logique.

Quand Daniel Radcliffe a été sondé par Daniel Kwan et Daniel Scheinert (communément appelés Daniels) pour jouer le rôle de Manny, un homme cadavérique au regard vitreux qui reprend vie, il n'a pu résister à cette histoire qui, malgré ses bizarreries, est « une ode à la condition humaine ».

« Au début, j'ai pensé que le projet était fou, mais aussi très drôle. Avec une certaine forme d'anarchie, on y parlait d'humanité et on créait une ode à la vie humaine d'une façon très sincère. [...] Tout était si original et fantastique que je devais répondre oui à un tel projet », explique de New York, lors d'une entrevue téléphonique avec La Presse, celui qui est bien connu pour avoir incarné Harry Potter.

Son rôle dans Swiss Army Man l'éloigne toutefois en tout point de ce qui l'a rendu riche et célèbre. Manny, explique-t-il, est la représentation humaine d'un couteau suisse, si précieux lors d'expéditions en forêt, qui permet à Hank (joué par Paul Dano, qu'on a notamment vu dans Prisoners) de reprendre goût à la vie, d'éviter le suicide et de rejoindre la civilisation.

« Le personnage de Paul retrouve goût à la vie parce qu'il doit m'expliquer en fait ce qu'est la vie humaine, et pourquoi elle vaut la peine d'être vécue », dit Radcliffe.

Ensemble, les deux hommes puisent leur énergie dans l'espoir de retrouver une mystérieuse femme, dont l'image est affichée sur l'écran d'accueil du cellulaire de Hank. Manny découvrira alors ce que sont l'amour, la peur, les émotions humaines et les plaisirs sexuels, provoqués entre autres par de vieux numéros « bikinis » du Sports Illustrated. Grâce aux érections de Daniel Radcliffe, dont le pénis est une boussole qui pointe de façon pivotante vers la civilisation, ils ne se perdront pas en chemin.

UNE HISTOIRE QUI NOUS BOUSCULE

Devant tant de folie, impossible de ne pas demander aux deux Daniels - qui ont remporté en janvier dernier un prix pour leur réalisation au festival Sundance - s'ils en avaient fumé du bon quand ils ont imaginé l'histoire de Swiss Army Man.

« Nous n'étions pas gelés, je te l'assure ! Tout a commencé comme une blague lancée lorsque nous étions en déplacement en avion. J'ai dit : "Eille, j'ai une idée : on devrait faire un film sur l'histoire d'un homme perdu et désespéré qui retrouve un sens à la vie grâce à un autre homme dont les pets sont si puissants qu'il se transforme en jet-ski" », explique en s'esclaffant de rire Daniel Kwan, joint à Toronto.

« Notre impulsion créative nous est venue d'un état d'esprit où nous étions vraiment ennuyés, comme cinéastes et comme cinéphiles, de ce que l'industrie produisait », ajoute son acolyte, Daniel Scheinert.

« On n'a jamais voulu faire un film bizarre pour être bizarre. Nous voulions toucher les gens droit au coeur avec une histoire personnelle et émotive, malgré sa prémisse », dit Daniel Kwan, coréalisateur de Swiss Army Man.

Les réalisateurs (qui signent ici leur premier long métrage) vantent aussi l'atmosphère bon enfant et « camp de vacances » qui a régné tout au long du tournage. « Il n'y avait aucune hiérarchie », confie d'ailleurs Daniel Radcliffe, généreux de son temps lors de son entrevue.

Pour cet acteur à la renommée internationale, se retrouver sur un plateau de tournage lui permet aussi de retrouver un peu de « normalité », témoignent Daniel Kwan et Daniel Scheinert.

« Comme pour toutes les célébrités, Radcliffe a une vie bien étrange... Juste aller manger à l'extérieur est étrange ! Quand il est arrivé sur le plateau, au premier jour du tournage, on ne savait pas à quoi s'attendre, mais il était de bonne humeur, très collaborateur avec l'équipe et il a rapidement appris le nom de tout le monde », assure Daniel Scheinert.

UN FILM POUR QUI ?

La question est de mise : un long métrage qui célèbre la vie sous le regard émerveillé d'une âme perdue et d'un mort-vivant aux caractéristiques surhumaines s'adresse à quel type de public ? À la fameuse génération Y, communément appelée les milléniaux ? Selon certains médias qui étaient présents à Sundance, la réaction du public était partagée en janvier dernier.

« Notre objectif était de faire un film sur un cadavre qui a de puissants pets et d'en faire quelque chose de beau. Si les gens se rendent au cinéma, ce sera comme embarquer dans un manège. Ils vivront une expérience comme ils en ont rarement vécu », affirme Daniel Kwan.

« Mes parents ont vu le film, ils l'ont adoré. Et ce n'est pas seulement parce que j'y joue un rôle. [...] Je crois que les milléniaux aimeront particulièrement l'histoire, mais ça ne se limite pas qu'à eux. La question de l'appréciation a moins à voir avec l'âge des spectateurs qu'avec leur volonté à suspendre leur incrédulité et simplement accepter ce qu'ils verront à l'écran », conclut Daniel Radcliffe.

Swiss Army Man est à l'affiche en version originale anglaise au Cinéma du Parc et au Cinéma Cinéplex Forum.

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