Et maintenant Ronaldo fait son cinéma

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Cristiano Ronaldo sur le tapis rouge de la première du documentaire qui porte son nom, lundi soir à Leicester Square, à Londres.

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Agence France-Presse
Londres

Déclinée sous toutes les coutures, la marque mondiale Ronaldo, du nom de la star portugaise du Real Madrid, propose désormais à son propre catalogue un documentaire éponyme dont la première a eu lieu lundi soir à Londres.

«Je me suis bien amusé», est venu raconter à la presse dans la capitale britannique le footballeur-acteur de 30 ans lorsqu'elle lui a demandé s'il ne s'était pas un peu trop livré personnellement pour ce projet.

En soirée, en costume au bras de sa mère et avec son fils, il a été accueilli par des centaines de personnes et s'est empressé de donner l'accolade à Sir Alex Ferguson sur le tapis rouge.

Dans la salle, un parterre de célébrités, dont ses autres ex-entraîneurs Jose Mourinho et Carlo Ancelotti étaient également présents.

«Je suis fier et excité de vous présenter ce film fait pour les fans», a-t-il déclaré après avoir tenté de s'emparer avec eux du record du nombre de selfies en trois minutes.

Connu autant pour ses accélérations et ses dribbles que pour son anatomie parfaite et ses cheveux brillants qui s'affichent sur le papier glacé des magazines de mode, Ronaldo a choisi de se livrer dans un documentaire de 1 heure et 42 minutes qui présente le côté touchant et sympathique d'une personnalité contrastée et ambitieuse.

L'affiche de Ronaldo, réalisé par Anthony Wonke qui avait commis des films similaires sur la vie du pilote de F1 Ayrton Senna ou la chanteuse Amy Winehouse, montre ainsi la moitié droite de son visage, avec son nom qui s'étale de haut en bas en lettres dorées.

La mention «Étonnant, intime, définitif» complète le tableau alors que le film retrace le parcours de l'un des enfants terribles du football, mais génial footballeur, de son sacre européen en mai 2014 avec le Real Madrid jusqu'à son couronnement mondial en janvier 2015 avec l'obtention de son 3e Ballon d'or.

Peu d'amis dans le football 

Une scène révélée dans la bande-annonce voit ainsi le joueur, assoiffé depuis toujours de reconnaissance, demander à ses amis avant de s'esclaffer: «Qui est le meilleur joueur du monde? Moi... au moins jusqu'à janvier».

«Gagner a toujours été la chose la plus importante pour moi. C'est aussi simple que ça», dit-il ensuite, en voix off.

Savamment orchestré, l'opération de «personal-branding» fait mouche.

«Vous connaissez le nom, la légende, mais vous ne connaissez pas l'homme», assure ainsi le film.

L'icône se décrit pourtant comme une «personne isolée», soucieuse de préserver son intimité et qui compte peu de véritables amis dans le football.

«Je ne regrette rien. Quand vous faites quelque chose, les gens trouveront toujours des raisons pour vous critiquer. Depuis que je suis tout jeune, je me suis toujours senti comme quelqu'un de spécial. J'ai vu que les gens me regardaient avec des yeux différents», a-t-il encore déclaré lundi.

Côté émotions, là encore l'oeuvre est efficace avec des souvenirs larmoyants égrainés par sa mère Dolores, ou une scène de pompes avec son fils de cinq ans sur son dos.

«Quand est-ce que tu reviens, papa?», demande ensuite le jeune garçon, avant un autre moment de complicité père-fils.

«Plus tard, je serai gardien, lui assure-t-il. «Gardien, tu rigoles?», répond, malicieux, le père, grand pourfendeur de portiers.

Avec l'apparition de la mère, qui avoue avoir voulu avorter, place à la gravité.

«J'ai envoyé mon fils à Lisbonne quand il avait 12 ans, se souvient-elle, émue. J'ai eu le sentiment de l'abandonner. Tout ce que j'ai, je le lui dois».

Certains me haïssent, certains m'adorent 

«Mes proches pleuraient, ma mère, mais ils savaient que  c'était ce que je voulais le plus dans la vie. J'ai beaucoup aujourd'hui car j'ai fait beaucoup de sacrifices. Je n'ai pas vraiment connu mon père. Le plus important, c'est les amis et la famille», clame l'ex-Red Devils qui a raconté lundi comment Ferguson l'avait séduit à 18 ans en lui promettant qu'il jouerait la moitié des matches.

L'alcoolisme du géniteur de Ronaldo évoqué pudiquement, c'est enfin le surpuissant agent Jorge Mendes qui endosse la figure du père.

Parmi différents plans de joie collective et autres buts de légende, la mise en scène ne pouvait également masquer sa rivalité exacerbée avec Messi et, bon joueur, Ronaldo, en lice pour un 4e Ballon d'Or cet hiver s'est prêté à l'exercice.

«Certains me haïssent, certains m'adorent, mais j'étais fait pour être le meilleur», rappelle encore «CR7», dans une formule coup de poing.

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