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Le réalisateur du film sur la FIFA regrette un «gâchis»

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Dans le film, Tim Roth interprète Joseph Blatter, à la tête de la FIFA entre 1998 et 2015 et qui a été poussé à la démission le 2 juin.

LEUVIAH FILMS \ THELMA FILMS

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Agence France-Presse
Los Angeles

Deux semaines après la sortie chaotique du film financé par la FIFA, sur fond de scandale de corruption, le réalisateur Frédéric Auburtin a exprimé mercredi ses regrets et le «gâchis» d'un long-métrage qui ressemble à de la «propagande».

Le cinéaste français voulait réaliser un film à mi-chemin entre «un Disney» et «un film de Costa-Gavras (ou) Michael Moore», a-t-il confié mercredi au magazine The Hollywood Reporter.

Mais, a reconnu M. Auburtin, le résultat est «un gâchis et apparemment je suis quelqu'un qui fait de la propagande et qui réalise des films pour des gens corrompus».

Le film United Passions est sorti il y a deux semaines aux États-Unis, raillé et brocardé par la presse, quelques jours seulement après que n'éclate le vaste scandale de corruption au sein de l'instance dirigeante du football mondial.

United Passions raconte la naissance du Mondial de football et de la FIFA à travers trois de ses présidents, et a été financé à hauteur de 80%, sur un budget de 30 millions de dollars au total, par l'instance elle-même.

«Dans mon esprit, c'était comme faire un film pour un grand studio», a expliqué le réalisateur.

«Celui qui a le pouvoir, c'est celui qui paye. Vous devez être loyal envers celui qui paye pour (le film), à moins que vous soyez Jean-Luc Godard ou Quentin Tarantino, des gens très très puissants», s'est-il expliqué.

Dans le film, Tim Roth interprète Joseph Blatter, à la tête de la FIFA entre 1998 et 2015 et qui a été poussé à la démission le 2 juin.

Gérard Depardieu et Serge Hazanavicius sont également à l'affiche du film.

«Je suis une victime du jeu», a plaidé Frédéric Auburtin. «Je n'étais pas payé pour être le Che Guevara de l'économie du sport. Ne me tenez pas responsable du fait que la FIFA est pourrie».

«C'est un gâchis, mais (...) j'ai accepté le boulot», a-t-il reconnu.

Le film, présenté à Cannes l'an dernier, a connu des débuts désastreux. Au premier week-end de sa sortie, il n'a récolté que 607 dollars de recettes.

Dans des pays de football comme le Royaume-Uni, l'Allemagne ou le Brésil, il n'a même pas été distribué. En France, il l'a été, seulement en DVD.

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