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Crimson Peak

Crimson Peak

Crimson Peak

Résumé

Buffalo, 1901. Issue d'une famille bourgeoise prospère, Edith Cushing, aspirante auteure d'histoires de fantômes, montre peu d'intérêt envers les choses du coeur, ignorant la cour discrète d'un ami médecin. Mais son attitude change le jour où elle rencontre Sir Thomas Sharpe, baronet en voyage d'affaires avec sa soeur Lucille. Réprouvant l'affection naissante entre sa fille et le mystérieux aristocrate, le père d'Edith conclut un marché avec les Sharpe afin d'assurer leur départ immédiat pour l'Angleterre. L'accord est aussitôt rompu par la lettre d'amour que Thomas envoie clandestinement à Edith, puis par la mort violente de monsieur Cushing. Impatiente d'oublier ce drame douloureux, la jeune héritière quitte l'Amérique pour l'Angleterre et s'établit avec son nouvel époux à Allerdale Hall, où la famille Sharpe réside depuis des siècles. Dans le manoir décrépit, dirigé d'une main de fer par Lucille, Edith fait bientôt connaissance avec d'inquiétants fantômes du passé.

Cote La Presse

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DÉTAILS

Date de sortie : 2015-10-16

Classement : 13 ans + (violence, horreur)

Pays : États-Unis

Distributeur : Universal

Date de sortie en DVD : 2016-02-09

Genre : Drame d'horreur

Durée : 119 min.

Année : 2015

Site officiel

GÉNÉRIQUE

Réalisation : Guillermo Del Toro

Montage : Bernat Vilaplana

Scénario : Guillermo Del Toro,Matthew Robbins

Production : Guillermo Del Toro,Callum Greene,Jon Jashni,Thomas Tull

Photographie : Dan Laustsen

Musique : Fernando Velazquez

ACTEURS

Doug JonesMia WasikowskaJessica ChastainTom HiddlestonCharlie HunnamBurn GormanJim Beaver

Critique

Crimson Peak: danse macabre

Sonia 
Sonia Sarfati

Il y a là du Rebecca d'Hitchcock, de La belle et la bête de Cocteau, un conte qui côtoie l'horreur comme si Cendrillon rencontrait Barbe-Bleue, une atmosphère gothique qui se conjugue au rouge du sang. Le tout, enrobé de splendeur. Chaque plan, chaque composition d'image est d'une beauté à couper le souffle. Jusque dans ses moindres détails.

Renouant avec le genre qu'il a si bien exploité dans Le labyrinthe de Pan, Guillermo del Toro propose, avec Crimson Peak, rien de moins qu'un festin, qu'une orgie pour les yeux. De la direction artistique de Tom Sanders aux costumes de Kate Hawley; de la photographie de Dan Lansten aux quatre acteurs principaux qui, tels les piliers d'un temple maudit, portent presque tout le film sur leurs épaules; des mouvements de caméra qui semblent célébrer l'entrée en scène d'un personnage ou hurler sa sortie: ce long métrage est une somptueuse danse macabre, où la violence, quand elle surgit, sans prévenir, est crue, brute, brutale et où l'humour, très noir, grince jusqu'au sang.

Une valse mortelle à laquelle Guillermo del Toro a donné le tempo, le rythme et les codes qu'il a eu envie de suivre - et que ses acteurs et son équipe ont endossés avec un plaisir que l'on sent jouissif. Pour l'amateur de pure horreur et de frissons bon marché, la ronde risque toutefois sembler trop lente dans son amorce. Pour le cinéphile venu là pour l'art, elle pourrait paraître trop violente dans son dernier mouvement grand-guignolesque. Mais l'amoureux du style et de la signature du réalisateur mexicain sera aux anges dans cet enfer.

Crimson Peak, donc. Une histoire de fantômes. De maison hantée. D'amours maudites. Une histoire qui commence à Buffalo, à la fin du XIXe siècle. En compagnie d'Edith Cushing, aspirante écrivaine qui, depuis la mort de sa mère, 14 ans plus tôt, voit (parfois) des fantômes. Pas vraiment amicaux ni jojo, ces spectres. Cela nourrit son imaginaire de jeune fille riche et tendrement aimée de son père (Jim Beaver de Supernatural, tellement à sa place ici!) et de son ami d'enfance, Alan (Charlie Hunnam de Sons of Anarchy, qui change de registre, passant du brut/viril qu'on lui connaît à une convaincante présence tranquille/flamme timide).

Et voilà que les Sharpe arrivent sous leur toit. Venus d'Angleterre, ils sont frère et soeur. De la petite noblesse. Elle s'appelle Lucille (Jessica Chastain dans une performance hypnotisante, rarement monstre a-t-il été aussi terrifiant et beau). Il s'appelle Thomas (Tom Hiddleston, sexy façon héros tourmenté). Edith est séduite par le bel inconnu. Qu'elle finit par épouser.

Départ pour l'Angleterre. Arrivée sur les terres des Sharpe, rouge sang (le titre fait référence cela) à cause de l'argile qui coule dans ses veines, et dans leur manoir. Qui est bien plus que décrépi. Il semble dépérir. Mourir. Comme s'il est/était une entité vivante.

La vie. La mort. Les fantômes entre les deux. Les interdits. Les secrets. Crimson Peak vogue sur tout cela. Oui, l'accent a tellement été mis sur le contenant que le contenu recèle des faiblesses (narratives). Oui, on regrette que certains éléments mis en place dans le premier acte ne soient pas plus exploités, que certains fils de l'intrigue ne soient pas mieux tissés. Mais à l'arrivée, la séduction de l'ensemble l'emporte sur (presque) tout. Et on trépigne encore plus d'impatience en attendant le Pinocchio de ce réalisateur hors-norme. Ce conte noir et tordu est fait pour lui.

* * * *

Crimson Peak. Drame d'épouvante de Guillermo del Toro. Avec Jessica Chastain, Mia Wasikowska, Tom Hiddleston, Charlie Hunnam. 1h59.

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Commentaire (1)

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  • Bonne revue, très juste, mais pour ma part je n'ai pas adoré. J'ai quand même bien aimé. Comme vous le dites, le contenant l'emporte sur le contenu. Les spectres nous donnent l'impression d'être -un peu- futiles. On s'en fout presque. Del Toro utilise de puissants effets sonores pour nous faire sursauter, inévitablement, alors qu'un peu plus de profondeur aurait renchéri le film.
    Pourquoi sont-ils enfermés dans des puits cadenassés et pourquoi sont-ils parfois léger comme l'air alors que d'autres fois ils marchent comme des zombies démembrés.. Pour moi ici, c'est le contenant qui est un peu raté, mais le film en vaut le détour, c'est très joli et c'est bon! Un 3.5/5 un peu sévère :)

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