Bienvenue à New York

Bienvenue à New York

Welcome to New York

Résumé

Président d'une grande banque internationale, Deveraux vit entouré d'un harem de jeunes femmes prêtes à assouvir ses besoins urgents, ainsi que ceux de sa petite cour masculine. Au lendemain d'une nuit de partouze bien arrosée dans la chambre de son chic hôtel new-yorkais, le dépendant sexuel est surpris à sa sortie de la douche par une femme de chambre. Refusant de la laisser partir, il l'humilie et use de sa force pour obtenir ses faveurs. Parvenue à s'enfuir, la victime porte plainte à la police. Deveraux est appréhendé de justesse à l'aéroport, où il s'apprêtait à s'envoler pour Paris. Alertée, son épouse Simone saute dans l'avion pour New York. Furieuse de voir ruiner des années d'efforts consacrés à conduire son mari à la présidence de la France, l'héritière d'une grosse fortune familiale tente néanmoins d'arracher ce dernier des griffes de la justice américaine.

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DÉTAILS

Date de sortie : 2014-08-15

Classement : 18 ans + (érotisme)

Pays : États-Unis

Distributeur : Remstar

Date de sortie en DVD : n.d.

Genre : Drame

Durée : 124 min.

Année : 2014

Site officiel

GÉNÉRIQUE

Réalisation : Abel Ferrara

Montage : Anthony Redman

Scénario : Abel Ferrara,Christ Zois

Photographie : Ken Kelsch

ACTEURS

Gérard DepardieuJacqueline BissetAmy FergusonDrena De NiroPaul CalderonPaul Hipp

Critique

Welcome to New York: aussi racoleur qu'inutile

Marc-André 
Marc-André Lussier

Il avait pourtant à sa disposition un vrai sujet à explorer: les «liaisons dangereuses» entre le pouvoir, le fric et le sexe. Ou comment les puissants écartent parfois tout sentiment rationnel au profit de leurs plus bas instincts, avec le sentiment d'invincibilité qui s'y rattache. Mais ne comptez pas sur Abel Ferrara pour tenter d'en tirer une réflexion intéressante. Du moins pas dans Welcome to New York.

Inspiré de l'affaire Dominique Strauss-Kahn, ce film de mauvais goût, qu'on dirait écrit à la va-vite sur un bout de table, n'est qu'un prétexte à racoler à plein régime à partir d'un drame qui, il y a trois ans, a frappé l'imagination. Seuls les noms ont été changés comme dirait l'autre.

Le récit emprunte dès le départ une piste étrange alors que Ferrara tente de briser le miroir en organisant une fausse interview du comédien Gérard Depardieu avec des journalistes. En expliquant les raisons qui l'ont poussé à accepter le rôle de Devereaux, l'acteur devient ainsi à l'écran le vecteur d'une justification aussi non avenue que suspecte. Comme si l'on se dédouanait d'avance du gros n'importe quoi dans lequel on s'apprête à s'engouffrer.

Sans aucune pudeur, Depardieu se glisse ainsi dans la chair généreuse d'un personnage n'ayant plus aucun contrôle sur sa libido. La puissance économique et politique aidant, Devereaux se croit ainsi tout permis, tel un seigneur exerçant son droit de cuissage sur tout ce qui porte jupon. La première partie du récit est ainsi consacrée à la description des ébats sexuels auxquels l'homme se prête en tout temps, en toutes circonstances, en grognant comme un porc.

Du pur sensationnalisme

Puis, vient la fameuse scène de l'hôtel. Croyant la pièce vide, une femme de chambre se fait surprendre par un Devereaux sortant de la douche. Altercation, acte sexuel forcé. Suivent la dénonciation, l'arrestation à l'aéroport, la présence au tribunal, l'assignation à résidence dans un luxueux appartement de Manhattan, gracieuseté de l'épouse Simone (Jacqueline Bisset).

En plus d'avoir gribouillé un scénario bancal qui ne fait qu'exploiter les aspects les plus sensationnalistes de l'affaire, Abel Ferrara, qu'on a jadis connu beaucoup mieux inspiré (The King of New York, Bad Lieutenant), fait de surcroît des choix artistiques douteux dans leur exécution même.

Ainsi, le genre d'anglais que baragouine Devereaux ne peut être crédible un seul instant pour un homme occupant des fonctions internationales aussi importantes. De même, les conversations entre le présumé candidat à la présidence de la République française et sa femme se déroulent dans un franglais improbable, loin de la langue qu'utilisent les véritables protagonistes de l'histoire. Anne Sinclair, qui a inspiré le personnage de Simone, a par ailleurs vertement dénoncé les allusions à propos de la manière dont la fortune familiale aurait été faite pendant la guerre, sans toutefois poursuivre les auteurs en justice. «Je n'attaque pas la saleté, je la vomis», a-t-elle déclaré.

Rejeté par le comité de sélection du Festival de Cannes (une fête de très mauvais goût a néanmoins été organisée parallèlement sur la Croisette), Welcome to New York n'a jamais pris l'affiche dans les salles en France et fut plutôt lancé directement à la vidéo sur demande. Pourquoi ce mauvais film prend-il l'affiche sur grand écran chez nous?

* 1/2

Welcome to New York (V.F.: Bienvenue à New York). Chronique dramatique d'Abel Ferrara. Avec Gérard Depardieu, Jacqueline Bisset, Drena De Niro. 2h04.

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