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Michel Gondry fait découvrir Vian aux États-Unis

Audrey Tautou et Romain Duris dans l'Écume des... (Media Films)

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Audrey Tautou et Romain Duris dans l'Écume des jours de Michel Gondry.

Media Films

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Veronique DUPONT
Agence France-Presse
Los Angeles

Michel Gondry va faire découvrir l'imaginaire de Boris Vian aux États-Unis où sort vendredi son adaptation de l'Écume des jours, et le réalisateur habitué des productions américaines va rester dans la langue de Molière pour son prochain film, Microbes et Gasoil.

Sortir l'Écume des jours (Mood Indigo en anglais) aux États-Unis est à la fois un défi et plus facile qu'en France, où tout le monde a lu le livre», a-t-il expliqué à l'AFP lors d'un entretien téléphonique depuis New York.

«J'ai beaucoup travaillé au niveau visuel avec des objets  fabriqués et l'humour vient aussi de ça, je pense que les Américains pourront l'apprécier peut-être mieux que les Français, où le roman de Vian fait partie de l'inconscient collectif et où chacun a déjà une idée préconçue du film».

Du pianocktail, instrument qui concocte des cocktails colorés pendant qu'on joue de la musique, à la danse du biglemoi sur d'immenses jambes caouchouteuses, en passant par une promenade aérienne en nuage de bonheur, le spécialiste des effets spéciaux bricolo s'en donne à coeur joie pour recréer l'univers surréaliste et poétique de Vian.

Le film de 20 millions de dollars environ est sorti l'an dernier en France où il a été primé d'un César pour ses costumes, mais où ses recettes ont été décevantes.

Aux États-Unis, du fait de la langue française, il s'attend à «un public plus intime» pour L'écume des jours que pour ses précédents longs-métrages, que ce soit Du soleil plein la tête (2004), Soyez sympa rembobinez (2008) ou Le frelon vert (2011).

«Depuis plusieurs années, les films étrangers ont du mal à s'imposer aux États-Unis. Les studios ont trouvé des recettes très efficaces pour vendre leurs productions et du coup il y a moins de place pour les autres», observe Gondry.

Le réalisateur de 51 ans, qui a grandi à Versailles mais vit à Brooklyn, quartier de New York, se sent souvent «très français, dans la façon dont je parle, dont je réagis». Venu de la musique et du clip vidéo, connu pour sa collaboration avec la chanteuse islandaise Bjork, il a séduit les plus grandes stars musicales avec son univers onirique, avant de passer au grand écran.

Après avoir passé l'essentiel de la carrière cinématographique aux États-Unis, le réalisateur va prolonger un peu sa parenthèse française.

«Je reviendrai certainement avec un film aux États-Unis, mais le prochain, que je commence à tourner cet été, se passe en France. Ce sont des souvenirs personnels, ça n'aurait pas pu se faire ailleurs», raconte-t-il.

Le film s'appellera Microbes et gasoil, et narre les aventures de deux amis de 14 ans: «ils sont un peu rejetés par le reste de la classe, un peu originaux et se construisent leur univers».

«La première partie est très personnelle, la deuxième c'est la réalisation d'un rêve, construire une voiture avec des éléments de récup', et avec laquelle ils vont partir en vacances vivre plein d'aventures délirantes», poursuit le cinéaste.

S'il dit ne pas «avoir vu depuis vingt ans» l'ami qui a inspiré ce scénario, il est en revanche resté proche de son complice des débuts, Étienne Charry, qui jouait avec lui dans le groupe «Oui-Oui», pour lequel Gondry a réalisé ses premières vidéos.

C'est d'ailleurs Étienne Charry, avec qui Gondry a recommencé récemment à jouer avec Oui-Oui pour la première fois depuis vingt ans, qui a composé la musique de l'Écume des jours.

Le cinéaste continue par ailleurs à travailler sur son «usine à films amateurs», un espace de création gratuit qui devrait voir le jour à Aubervilliers en 2016, suspendu à cause d'un changement de la municipalité.

Le projet a déjà rencontré le succès sous forme itinérante à New York, au Brésil, à Paris, entre autres. «On va rechercher un autre endroit pour l'installer de manière permanente. C'est une idée d'un fonctionnement de la société, de l'autogestion à laquelle je tiens», conclut-il.




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